Voyage dans la Chine des cavernes PDF

Se voyage dans la Chine des cavernes PDF de la notion d’islamophobie, c’est laisser carte blanche aux furieux obnubilés par l’islam, dans les rues, les salles de rédaction et les cabinets ministériels. Quand un discours est islamophobe, il doit être qualifié comme tel. Calais, il y a bien sûr les terribles rigueurs de la jungle et le désarroi de ses habitants, les parades de fachos, les gros titres et les badernes politiques en goguette. Mais il y a aussi ce qui est moins montré : la construction progressive de l’hostilité envers les migrants, la peur sournoise, l’ombre qui s’étend dans la grisaille du quotidien.


Au cœur de la Chine des origines, dans la région qui accueillit la capitale pendant plusieurs siècles et dont le rayonnement culturel fut considérable, trente à cinquante millions de personnes vivent dans des grottes. Parfois des  » grottes construites « , des habitats creusés, dans le flanc des collines ou  » en puits  » dans le sol des plaines. Cette architecture très originale est liée à la qualité de la terre de la région du fleuve Jaune, le lœss. Mais c’est aussi la façon qu’ont trouvée les hommes de s’adapter à leur environnement, dans le respect des principes de leur mythologie. L’avenir de cet habitat traditionnel, dont les qualités sont indéniables, dépend largement d’une politique dont les revirements furent radicaux sur ce sujet. Le texte d’un architecte et plus de 100 photographies rendent compte de la diversité, et parfois de l’extraordinaire complexité de l’habitat troglodytique et de la vie qui s’y organise

Ce mercredi, Juppé était à Calais. Un déplacement de campagne comme il en existe des masses, ridicules et vains. Puisqu’on était dans le coin, on a suivi la petite troupe chargée de la mise en scène médiatique de cette visite. Il a fallu dix ans à la Russe Tatiana Gnéditch pour finaliser la traduction d’un monument de la littérature anglaise, le « Don Juan » de Lord Byron. Il faut dire qu’elle a réalisé ce travail en captivité.

La Traductrice », d’Efim Etkind, raconte ce tour de force littéraire. La clef de la compréhension du changement d’orientation de l’après-Mao et l’ascension économique de la Chine est ancrée dans l’ère de Mao », écrit Yiching Wu dans le récent ouvrage qu’il a consacré à la Révolution culturelle. Nulle tentative de réhabilitation, explique ici l’ami Charles Reeves, mais le désir de montrer la complexité et la multiplicité d’une lame de fond qui faillit bien échapper au contrôle sanguinaire du « Grand Timonier ». C’est pourtant quand le présent est bousculé qu’il faut revenir à la réflexion, faire passer les nuances avant les clichés. Mon livre vise justement à démystifier l’islam tel que je l’ai vécu. La pratique religieuse est toujours singulière. Ils sont environ 400 manouches à vivre sur les terrains de la Butte-Pinson, entrelacs de chemins de terre, friches et bosquets dans le Val d’Oise.

Longtemps, personne ne s’est intéressé à ces gens du voyage sédentarisés. Le Conseil régional d’Île-de-France et la Communauté d’agglomération de la vallée de Montmorency passent désormais à l’offensive. Objectif : récupérer les terrains et dégager les caravanes. Lui dans son petit costume noir, moi, avachi dans mon fauteuil, une bouteille de rouge à la main et puis vous tous, ceux qui dormaient et ceux qui veillaient, ceux qui pleuraient leurs proches et ceux qui, hébétés sur un trottoir parisien regardaient le bal des gyrophares dans la nuit : tous ensemble, nous sommes entrés en guerre. Du haut des murailles, le vieux Drago contemple tristement l’horizon. Engoncé dans son uniforme, la poitrine couverte de clinquantes médailles, il fume une cigarette dans le froid de la nuit, les yeux fixés sur les quelques lumières qui empiètent sur le désert.

Ce n’est pas l’ennemi, mais cela y ressemble. Il y a tout lieu d’être pessimiste, mais il est d’autant plus nécessaire d’ouvrir les yeux dans la nuit, de se déplacer sans relâche, de se remettre en quête des lucioles. Elle était là, sous nos yeux, dans nos paniers, pimpante et goûtue. Où il est question de Robert Wyatt, de lapins morts, de techniques d’envol, des mystères de la pop et de quelques autres considérations existentielles suscitées par l’écoute amoureuse du grand et barge barde anglais. Sur le bord des routes, ils se font rares. Mais tous les auto-stoppeurs n’ont pas dit leur dernier mot.

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