Vivre l’Evangile d’abord. Actes du colloque PDF

Oriens Vivre l’Evangile d’abord. Actes du colloque PDF, Band 92 Jahr 2008, z. Cette étude, parue début 2009 dans la revue allemande Oriens Christianus, démontre qu’il n’en était pas ainsi. Tout chercheur attentif ainsi que n’importe quel traducteur se rend compte du fait que ces compréhensions ne s’accordent pas avec de nombreuses fois où apparaît l’une de ces deux expressions. Saoudiens sont obligés de faire à certains endroits dans leur traduction.


Association des Amis du Père Guy-Marie RIOBE (Evêque d’Orléans de 1963 à 1978) Voulant être « fils de l’événement » Guy-Marie Riobé s’efforçait de vivre l’Évangile d’abord, en solidarité avec les luttes des hommes pour une terre de justice, de respect et de dignité. Après avoir consulté, réfléchi et prié, il prenait le risque d’intervenir avec courage et fermeté.

Sans ces clefs de compréhension, la lecture du texte coranique actuel ne peut pas sortir d’un carcan d’obscurités et de contradictions. Au centre des multiples questions qui peuvent se poser, il en est une qui est fondamentale : quand le texte coranique évoque les gens du Livre ou l’appellation de nasârâ, de qui parle-t-il exactement ? Le problème que pose d’emblée l’appellation de nasârâ-nazaréens n’est pas mince. Pourquoi seraient-ils appelés autrement dans le Coran ? Les chrétiens se seraient-ils trompés d’appellation durant six siècles avant l’Islam ? Certes, on peut le comprendre : tout au long du Coran, les chrétiens sont accusés d’associer à Dieu et sont voués à l’enfer.

Or, le premier de ces versets et, implicitement, le second vouent les nasârâ au Paradis. La contradiction est telle qu’en ce dernier verset, nasârâ est rendu par Nazaréens par beaucoup de traducteurs. Le verset devient clair, sensé et cohérent. Et la contradiction avec le verset 82 disparaît. La convergence de ces trois facteurs ne laisse guère de place au doute : on est devant une interpolation. Mais pourquoi avoir ainsi inséré wa n-nasârâ ?

La polémique est fine : ce qui sauve n’est pas le fait d’être juif mais de croire comme Abraham. Nous touchons ici un problème majeur de l’islamologie contemporaine : que peut-on comprendre des polémiques juives du Coran sans connaître l’histoire du judaïsme et des autres courants juifs ? Les liens qui apparaissent entre ces deux mondes ne sont pas des hypothèses. Waraqa ibn Nawfal était prêtre et chef des Nazaréens Il était excellent connaisseur du nazaréisme. Bukhârî ne veut-il pas parler ici des textes rassemblés en un recueil qui s’est appelé plus tard révélation coranique ? Pour en terminer avec les occurrences du terme nasârâ, il faudrait encore citer les versets 5:14 et 9:30 où les interpolations ne se réduisent pas à quelques mots perceptibles à l’audition : elles sont plus vastes et complexes.

This entry was posted in Manga. Bookmark the permalink.