Turbulences : Comprendre les désordres urbains et leur régulation PDF

Sauter à la navigation Sauter à turbulences : Comprendre les désordres urbains et leur régulation PDF recherche Cet article traite de l’histoire de la prostitution en Occident depuis ses origines jusqu’à nos jours. Tout au long de l’Histoire, ce type d’activité fut tour à tour régulé ou réglementé, sans pour autant écarter l’aspect clandestin voire illégal.


Ces dernières décennies, le théâtre médiatique et politique a banni l’analyse des désordres urbains au profit d’une exploitation partisane, politicienne et commerciale. Cette tendance s’est aggravée depuis les émeutes de 2005 : désormais, les quartiers populaires seraient des territoires de désorganisation sociale à haut risque, ethnicisés et peuplés de jeunes violents. Pour comprendre ces phénomènes complexes, il est pourtant nécessaire de dépasser cette vision alarmiste. Grâce à l’apport de paradigmes sociologiques fondamentaux (le risque, l’ethnicité, la violence, le conflit et le contrôle social), ce livre fournit des armes intellectuelles pour appréhender les turbulences et leur régulation autrement que sous un angle  » moralo-sécuritaire « .

La prostitution sacrée est la pratique aujourd’hui révolue, de relations sexuelles dans le cadre d’un culte religieux. Ishtar et d’autres divinités des civilisations de Mésopotamie. Jeune homme donnant une bourse à une courtisane, œuvre de Polygnote, Musée national archéologique d’Athènes. Article détaillé : Prostitution en Grèce antique. Les prostitués sont généralement des esclaves, mais peuvent être des jeunes hommes ou des femmes ayant perdu parents ou tuteurs et restés sans ressources. Celles et ceux qui ne sont pas en maison doivent racoler leur clientèle : les ports sont leur terrain de chasse favori et chaque arrivée de bateau voit affluer les prostitués venant sélectionner les patrons ou les riches marchands. Rome, comme ailleurs dans le bassin méditerranéen, ceux qui possèdent des esclaves peuvent en user à leur guise puisque l’esclave est une propriété privée.

La femme esclave est d’ailleurs exclue du champ d’application des lois sur l’adultère : son compagnon ne peut l’accuser, que son amant soit le maître ou un tiers. Banqueteur et une prostituée, fresque d’une maison d’Herculanum. Leur condition varie, des plus miséreuses, esclaves, aux courtisans et courtisanes de luxe dont les services se monnaient très cher. Les ruines d’un lupanar à Pompéi témoignent de l’exercice de la prostitution dans la Rome antique.

Certaines époques où l’adultère était puni de mort ont vu des dames de la haute société s’inscrire sur le registre des prostituées pour éviter la condamnation. De leur côté, les Hébreux de la Bible instituent un monothéisme qui, par nature, interdit les rites spécifiques aux différents dieux, et donc théoriquement la prostitution sacrée. En fait, cette interdiction fonctionne grâce à un tour de passe-passe, car n’est pas appelée  prostituée  la femme que son père prête contre de l’argent, mais seulement la femme qui est sous l’autorité d’un homme et qui, sans son approbation, vend ou donne ses charmes. Les recommandations sont du domaine de la prudence, non du respect des personnes, et la prostituée est un personnage bien présent dans le monde de la Bible.

Les Hébreux connaissaient aussi la prostitution sacrée. D’après le Deuxième Livre des Rois, Josias, vers 630 av. Ce passage est souvent interprété comme renvoyant à de la prostitution au sein du temple, alors que le terme hébreu d’origine peut simplement désigner l’adoration religieuse sans connotation sexuelle, comme dans l’expression  se prostituer auprès d’autres dieux . Ailleurs dans la Bible, la prostitution sacrée, au sens sexuel, est clairement évoquée dans le Deutéronome XXIII:18. Par la suite, la tradition chrétienne considère la prostitution comme un moindre mal.

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