Traditions populaires de Provence : Tome 2 PDF

La farandole est une danse traditionnelle, considérée comme la plus ancienne des danses ainsi que comme la plus traditions populaires de Provence : Tome 2 PDF et la plus représentative de la Provence. Antiquité sur des céramiques ou des fresques.


Danse des rites agraires, elle était à la fois une danse de la vie et de la mort. Origine aussi incertaine que problématique puisque ce terme supposerait un primitif faranda. Danse d’origine provençale, de rythme vif, où les danseurs et les danseuses se tiennent par la main. 8, de tempo rapide comme la gigue, appartenant au genre des danses en file. Dans la danse, le cercle symbolise le cours de la vie et synthétise toutes les oppositions : le début et la fin, la naissance et la mort, l’origine et l’éternité. Fabienne Potherat a analysé cette danse à travers une œuvre de Matisse :  Ce sont encore ces bacchanales que nous retrouvons chez Matisse dans cette ronde envolée au-dessus de la colline. Expliquant que c’est cette même serpentine que Matisse chante et peint dans La Joie de vivre et La Danse après avoir vu une farandole au Moulin de la Galette, elle souligne  Il pose du vert, du bleu, du rose, en à-plat, qui sont les couleurs de la Provence dit-il, de la nature, fond commun universel.

Il pose sa propre voix comme rythme des couleurs et comme volume à la couleur. La période du bas Moyen Âge, plus que toute autre, fut celle où les questions sur les suites de la mort furent les plus cruciales. Qui ira au paradis, qui ira en enfer ? Après la Peste noire, ce mal contagieux qui tua des centaines de milliers de gens dans toute l’Europe, apparurent de nombreux rites d’exorcisme qui visaient à apprivoiser la camarde, sinon à la faire reculer. Mais puisque nul ne pouvait y réchapper, des fresques murales décrivirent cette réalité.

En dessous ou au-dessus de l’illustration sont peints des vers par lesquels s’adresse la Mort à sa victime, souvent d’un ton menaçant et accusateur, parfois sarcastique et empreint de cynisme. Arles et Avignon sont les deux foyers principaux de la farandole en Provence. Ce ne fut pas toujours le cas puisque quelques auteurs comme Hector Rivoire, en 1842, indiquent d’autres instruments :  Dans un très petit nombre de communes des arrondissements de Nimes et d’Uzès et en traversant les cantons de Saint-Quentin, d’Uzès, de Montaren, de Blauzac et de Lussan toute la musique se compose d’un hautbois et d’un très petit tambour qui sert d’accompagnement Dans quelques-unes de ces localités la danse y est appelée branle ou barandelle. Mais le grand rival des tambourinaires, dans les festivités populaires, furent les joueurs de cornemuse.

Ce qui fait que l’accompagnement musical actuel est toujours réalisé par un ou des tambourinaires. Les danseurs se donnent la main pour former une chaîne ouverte errante et marquent chaque temps par des sautillements. Le meneur ou la meneuse guide la chaîne en dessinant une forme de serpent. Les santons dansant la farandole sont un des classiques de la crèche provençale. Les farandoleurs forment une longue file qui se déplace en serpentant. Articles détaillés : Costume provençal, Costume d’Arles et Costume comtadin. Surnommé Guillaume, par tradition, c’est lui qui mène la farandole avec son tambourin et son galoubet.

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