Textes fondateurs du calcul infinitésimal PDF

Le lettrisme, renonçant à l’usage des mots, s’attache au départ à la poétique des sons, des onomatopées, à la musique textes fondateurs du calcul infinitésimal PDF lettres. Par la suite, le Lettrisme se définira comme un mouvement culturel fondé sur la novation dans toutes les disciplines du savoir et de la vie, au moyen notamment de La Créatique ou la Novatique, ouvrage rédigé par Isou entre 1941 et 1976. Il est donc nécessaire de distinguer le « Lettrisme » comme mouvement d’avant-garde, et le « lettrisme » comme art basé sur les lettres ou les phonèmes. Le Lettrisme est l’un des principaux mouvements d’avant-garde depuis le dadaïsme et le surréalisme.


Après les textes des précurseurs, publiés dans Aux origines du calcul infinitésimal (1999) par le Cercle d’Histoire des Sciences de l’Irem de Basse-Normandie, voici les textes des fondateurs, Leibniz et Newton. Les professeurs, les étudiants qui suivent des modules d’histoire des mathématiques, les nombreux utilisateurs de ce qui fut, lors de sa création au XVIIe siècle, l’une des avancées les plus spectaculaires en mathématiques, ainsi que toute personne intéressée par la culture scientifique, ne pourront qu’être fascinés par ceci : des idées peu nombreuses mais menées jusqu’au bout, simples dans leur expression mais profondes, ont servi de base à la création du calcul infinitésimal. Sans notion bien établie ni de fonction, ni de limite, ces socles de l’analyse moderne, Leibniz et Newton ont en effet créé, chacun à leu manière, des algorithmes permettant de résoudre les problèmes classiques de la géométrie des courbes : tracé des tangentes,calculs de longueur et d’aire, détermination de la courbure. Chez Leibniz, tout découle de l’idée qu’une courbe est un polygone à une infinité de côtés, eux-mêmes infiniment petits ; chez Newton,tout provient de la conception d’une courbe comme trajectoire d’un point dont le mouvement est fait de la succession d’une infinité de mouvements rectilignes uniformes d’une durée infinimentpetite. Ces textes, tout imprégnés qu’ils sont de la vigueur créatrice, du charme et des illusions de la jeunesse, peuvent être déroutants pour un lecteur contemporain ; d’importants commentaires et éclaircissements historiques visent à y remédier. Par ailleurs, une connaissance plus répandue des textes fondateurs du calcul infinitésimal devrait aider les enseignants à simplifier et à vivifier l’enseignement de l’analyse, au moins dans ses commencements.

Plus tard, Isou proposera le terme d’Hyper-créatisme ou d’Hyper-novatisme pour mieux définir ce mouvement qui ne s’est pas réduit à la poésie à lettres. La considérable œuvre théorique d’Isou comprend, à côté de l’exposé de la doctrine lettriste, un commentaire critique très érudit de chaque domaine abordé. Isou découvre ces deux phases en étudiant l’histoire de la poésie, mais le modèle conceptuel qu’il développe sera appliqué par lui à l’ensemble des différents autres arts. En poésie, il juge que la première phase, dite  amplique , naît avec la poésie d’Homère. Homère établit le modèle de ce qu’un poème doit être. Les poètes ultérieurs développent ce modèle, et explorent, au travers de leurs œuvres, ce qui peut être fait dans le cadre du modèle homérique.

Il arrive un moment, cependant, où tout ce qui peut être fait dans ce modèle a été fait. La phase ciselante succède alors à la phase amplique. La forme, jusque-là utilisée comme un outil pour exprimer des choses qui lui sont étrangères — des évènements, des sentiments, etc. Enfin, quand la phase de déconstruction arrive à son terme, une nouvelle phase amplique doit commencer avec un nouveau fondement. C’est là que se situe Isou, qui retourne aux éléments les plus fondamentaux de la création, les  lettres  : des symboles visuels et des éléments sonores antérieurs à toute interprétation. Il se donne pour tâche d’inventer une nouvelle façon de recombiner ces ingrédients afin d’atteindre de nouveaux buts esthétiques. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.

Pour Isou, le poème du futur sera purement formel, dépourvu de tout contenu sémantique. Cependant, les lettristes ont toujours insisté sur la radicale originalité de leur approche, et se démarquent nettement de ces écoles, malgré les apparentes similarités dans leurs productions, dans la mesure où ils furent les premiers, malgré l’antécédence futuriste et dadaïste, à systématiser cette pratique et à l’inscrire dans un corpus théorique. Bien que dépourvue de contenu sémantique, la lettrie amplique a une capacité à évoquer, par les arrangements sonores, des sensations et des idées. Seconde Guerre mondiale, de l’Occupation nazie à la Libération. La lettrie aura cependant sa phase ciselante, où les poèmes deviennent de plus en plus inarticulés, hermétiques, discordants, laissant parfois libre cours à l’improvisation.

En 1955, Isou propose, dans cette phase ciselante, la monolettrie, où le poème se réduit à l’usage d’un seul phonème, répété et trituré. Isidore Isou, Saint-Ghetto-des-Près de Gabriel Pomerand et Canailles de Maurice Lemaître. De ce fait, avec un langage visuel qui leur est propre, les lettristes exploireront la phase amplique et la phase ciselant de l’art de la poly-écriture. Ils développeront l’Hypergraphie au-delà du roman et des arts plastiques, afin que ce dernier domaine soit appliqué à l’ensemble des arts visuels, du cinéma à l’architecture, en passant par la danse, le théâtre ou la photographie. 1956, dans son Introduction à l’Esthétique Imaginaire ou Mémoire sur la particule infinitésimale.

En complément de ce dernier, il proposera, en 1960, le cadre supertemporel, caractérisé par l’accomplissement, infini, total et authentique du public à l’intérieur de cadres offerts par l’artiste afin de concevoir  une œuvre qui intègre et dépasse le temps, parce qu’elle se construit d’une façon incessante, et se forge durant des générations et des générations de producteurs . En 1992, le créateur du Lettrisme désire une fois de plus dépasser ses apports antérieurs dans la branche de l’Art. L’ouvrage en question s’ouvre sur un élargissement des mathématiques en proposant les nombres extensibles et coordinateurs, capables, selon Isou, de rendre compte d’une masse de possibilités inexploitée dans cette science. Par la suite, et à partir de cette restructuration du domaine des éléments abstraits, Isou façonnera l’Excoordisme artistique en présentant successivement les particularités de la mécanique, de l’élémentique, de la rythmique, etc. Essentiellement, ce nouvel art transcende les limites offertes par les domaines esthétiques antérieurs en découvrant, notamment, des particules infiniment fines et infiniment gigantesques, mais également, en effectuant des agencements émouvants neufs, initialement issus des opérations élémentaires mathématiques, comme l’addition, la soustraction, la multiplication ou la division. Michel Amarger, de 1981 à 1997.

Par son caractère original et avant-gardiste, le Lettrisme a anticipé ou influencé diverses personnalités et mouvements culturels. Dans un tout autre registre, le happening est apparu ultérieurement au Film Débat crée en 1951 par Isidore Isou qui se proposait de réduire le cinéma à la participation verbale des spectateurs. Lettrisme, dans son Esthétique du Cinéma, et pratiqué par ce dernier par le film Traité de bave et d’éternité. Par rapport à l’Art conceptuel, et avant l’apparition de ce mouvement, Isou a proposé en 1956 l’Art infinitésimal qui met en évidence le rôle secondaire de la matérialité de l’œuvre pour privilégier les données virtuelles, imaginaires. Les années 1940 1942 : Isidore Isou, vivant encore en Roumanie, rédige son Manifeste de la poésie lettriste. 1944 : Isou compose un sonnet et quelques dessins lettristes.

Rencontre avec Gabriel Pomerand avec qui il fonde le mouvement lettriste. 1946 : Scandale du Théâtre du Vieux-Colombier : les lettristes interrompent une représentation de La Fuite, du dadaïste Tristan Tzara, pour proclamer la naissance du Lettrisme. Parution de la première revue du groupe : La Dictature Lettriste, Cahier d’un nouveau régime artistique. Pomerand crée La Symphonie en K, première symphonie lettriste. Premières expositions de peintures et de dessins lettristes à la librairie de La Porte Latine.

1947 : En avril, Isou publie chez Gallimard Introduction à une Nouvelle Poésie et une Nouvelle Musique, qui inclut son manifeste de la poésie lettriste, des poèmes, la partition de sa symphonie La Guerre, ainsi que l’exposé de la loi de l’amplique et du ciselant. Chez le même éditeur, il publie Agrégation d’un Nom et d’un Messie, une auto-fiction posant les jalons de l’éthique isouienne. 1948 : Parution de Le Cri et son Archange, de Pomerand. 1949 : Isou publie son premier ouvrage d’érotologie : Isou ou La Mécanique des Femmes, qui lui vaudra un procès et une incarcération. Parution de Traité d’Économie Nucléaire, Le Soulèvement de la Jeunesse, son premier essai d’économie politique. Rencontre d’Isidore Isou et de Maurice Lemaître. Premier article sur Le Soulèvement de la Jeunesse par Maurice Lemaître dans le journal Le Libertaire.

This entry was posted in Art, Musique et Cinéma. Bookmark the permalink.