Témoignage du Khurbn : La résistance juive dans les centres de mise à mort – Chelmno, Belzec, Sobibor, Treblinka PDF

Poland Sobibor – death camp mausoleum. Mémorial du camp d’extermination de Sobibór. La pyramide est témoignage du Khurbn : La résistance juive dans les centres de mise à mort – Chelmno, Belzec, Sobibor, Treblinka PDF mélange de sable et de cendres humaines.


Pour la première fois en langue française, une étude traite des camps spécialement édifiés par les SS en Pologne de 1941 à 1943 pour gazer les Juifs venant d’abord des ghettos de Pologne, puis de l’Europe tout entière. Sur la base de documents d’archives et de témoignages, le présent ouvrage expose ce qu’était la résistance juive à Chetmno, Betzec, Sobibor et Treblinka : quatre sites de la politique génocidaire nazie dont les SS ont tenu à effacer les traces après les avoir démantelés. Malgré l’importante historiographie de la Shoah, ces camps n’ont fait, jusqu’à présent, l’objet que de très peu de recherches universitaires. Pour montrer à quel point tous les groupes de Juifs ont résisté, dès qu’ils l’ont pu, Sila Cehreli reconstitue scrupuleusement le fonctionnement de ces camps et de l’opération génocidaire qui avait pour nom Aktion Reinhard.

Le camp d’extermination de Sobibór était un camp d’extermination nazi situé dans le Gouvernement général de Pologne. De même que les camps d’extermination de Bełżec et de Treblinka, Sobibor entra en fonction dans le cadre de l’opération Reinhard. Sobibor fut ensuite transformé en camp de concentration, puis liquidé fin 1943 après une révolte au cours de laquelle une cinquantaine de détenus s’échappèrent. Le camp est entouré de forêts et de marécages.

Il est entouré d’une double rangée de fil barbelé en partie cachée par des branches de pin. Il se situe au nord-est dans un endroit très éloigné, totalement isolé du reste du camp. Au cœur du processus d’extermination, le camp III contient les chambres à gaz, les fosses communes, un baraquement pour les membres du Sonderkommando et un autre pour des gardes ukrainiens. Il a comme suppléant l’Oberscharführer Hermann Michel, puis Gustav Wagner. L’administration du camp est gérée par Alfred Ittner.

Si des convois arrivaient de nuit, on faisait descendre les occupants des trains et on les gardait jusqu’au matin au camp II. Ils se déshabillaient et étaient conduits directement aux chambres à gaz. Monument reconstituant un bûcher à Belzec. Dès l’été 1942, des centaines de milliers de cadavres gisent dans d’immenses fosses communes. Heinrich Himmler donne l’ordre de faire disparaître toute trace des crimes. Le gril était composé de vieux rails de chemin de fer posés sur un socle en béton.

1942, la quasi-totalité des ghettos juifs du Gouvernement général ont été détruits. Il est évident pour eux qu’étant témoins de l’extermination de dizaines de milliers d’innocents, les SS ne permettront pas à un seul d’entre eux de rester en vie. Ils apprennent le soulèvement des déportés à Treblinka début août et un projet de révolte se met en place. Les révoltés réussissent à désarmer des gardiens, à en tuer une douzaine et à ouvrir une brèche dans les barbelés. Plus de 300 déportés réussissent effectivement à sortir du camp, mais seulement 47 survivent à leur fuite.

Des dizaines d’entre eux trouvent la mort dans le champ de mines entourant le camp. Après la liquidation de la révolte d’octobre 1943, les SS dissimulèrent toute trace du camp en plantant de nombreux arbres sur son site et en y construisant une ferme d’aspect anodin. Des Tsiganes et des Polonais non juifs ont également été assassinés à Sobibor. Les événements de Sobibor ont inspiré le film Les Rescapés de Sobibor et le roman Flucht aus Sobibor de Richard Rashke. Plusieurs procès à l’encontre de gardes auxiliaires ukrainiens se tiennent en Union soviétique de 1963 à 1965, avec, dans certains cas, une condamnation à mort suivie d’une exécution. C’est également le cas à Belzec et à Treblinka, Jan Tomasz Gross, Moisson d’or, Paris, Calmann-Lévy, 2014, p.

Krakowski, Chelmno, Jérusalem, Yad Vashem, 2009, p. Kuwalek, Belzec, Paris, Calmann-Lévy, 2013, p. The Operation Reinhard Death Camps, Bloomington, Indiana University Press, 1999, 437 p. Thomas Blatt, Sobibor, the Forgotten Revolt : a Survivor’s Report, Issaquah, WA, H.

This entry was posted in Scolaire et Parascolaire. Bookmark the permalink.