Surdite et Sciences humaines PDF

Les implants cochléaires peuvent aider à fournir une audition partielle chez les patients dont la surdité est due à des surdite et Sciences humaines PDF ou à l’absence totale de cils sensoriels dans la cochlée. La qualité du son est différente de celle obtenue par l’audition naturelle, car moins d’informations sonores sont transmises au cerveau. Un suivi et un apprentissage, auprès d’un orthophoniste, sont nécessaires après la pose de l’implant.


Comment peut-on penser sans les mots et en utilisant des images gestuelles ? De quelle nature est la perception subjective de tous ceux qui vivent une expérience de silence. Enfin comment une singularité biologique peut-elle entraîner une création culturelle, à savoir la culture sourde ? Toutes ces questions nourries par une expérience professionnelle approfondie sont à la source des textes réunis dans cet ouvrage. Ce livre présente une synthèse des liens entre la surdité et les sciences humaines.

Le cerveau demande une période d’adaptation pour apprendre à identifier les informations reçues. Chez les adultes, les résultats semblent les plus positifs et les plus rapides chez les patients ayant perdu récemment leur audition, ou ceux ayant eu une audition bonne ou partielle dans leur enfance, ce qui les aide à effectuer la transition et à identifier les sons perçus. La grande majorité des personnes disposant d’un implant proviennent des pays développés, en raison du coût élevé du dispositif, de la chirurgie et du suivi. Révolution et fut pérennisée par la République naissante en Institution nationale des sourds-muets. Cet établissement, devenu Institution Nationale des Jeunes Sourds, fut toujours située rue St Jacques à Paris.

Les débuts de l’implant cochléaire ont été émaillés par les échecs, avec abandon de l’appareillage, rencontrés lors des tentatives d’implantation de sourds néonataux, adolescents ou adultes. Ces échecs ont été une des causes de l’opposition de la communauté sourde à cette éventualité thérapeutique nouvelle. Djourno, professeur de physique médicale et C. Eyriès, otologiste parisien, redonnent, les premiers, de l’audition à un sourd total atteint de cholestéatome bilatéral, en stimulant électriquement les fibres nerveuses acoustiques encore présentes dans son oreille interne. Certes, les résultats auditifs obtenus fortuitement par Djourno et Eyriès n’étaient pas ceux pour lesquelles ces auteurs s’étaient rassemblés transitoirement.

Ils cherchaient à remobiliser les traits figés d’un patient souffrant d’un cholestéatome des deux oreilles, qui s’était compliqué, sans doute longtemps avant, d’une paralysie faciale bilatérale. On peut comprendre que ces auteurs parisiens n’aient pas repris leurs essais, lorsque leur appareil tomba en panne, après moins d’un mois. Mais, sans eux et sans leurs réactions de chercheurs, William F. House n’aurait peut-être rien osé entreprendre pour pallier la surdité totale, dont il savait pourtant la gravité quand elle est bilatérale. House s’empara du problème et reprit les recherches, en sélectionnant les indications en fonction de ce que l’on savait de la physiologie de l’audition, qui commençait déjà à être bien connue, au moins chez l’animal. House codifia l’intervention en positionnant l’électrode de stimulation de manière stable, en l’enfilant à travers la fenêtre ronde dans le tube cochléaire. Cependant, il lui fallut presque dix ans pour mettre au point cet implant cochléaire monocanal.

Ce système, finalement robuste et simple, stimulait l’ensemble des fibres du nerf auditif et ne permettait de reconnaître que les rythmes de la parole. House commercialisa ce système avec J. Il continuera à l’implanter jusqu’à au-delà de 1995. House en en avait fait un système suffisamment fiable pour que les chercheurs et les otologistes ne lui reprochent plus guère que sa médiocrité fonctionnelle. Il faut souligner ici l’influence considérable que W. House eut à cette époque sur toute une génération de jeunes chercheurs ORL du monde entier. Ceux-ci venaient à Los-Angeles, soit pour y apprendre à disséquer au microscope l’ablation des tumeurs de l’angle ponto-cérébelleux, selon des méthodes chirurgicales très innovantes et simplifiées, nouvellement mises au point par W.

1986, refit entendre de nombreux sourds avec divers systèmes mono canal. Ce travail expérimental démontre que la stimulation de contingents limités du nerf auditif entraîne des sensations fréquentiellement différentes selon l’origine cochléaire des fibres stimulées. Il permettait de mesurer différents paramètres et de tester divers types de stimulation, notamment bipolaire ou monopolaire. Chouard bénéficiait de l’amitié d’un spécialiste de la physiologie sensorielle, le Dr P. Laboratoire de Recherches ORL du CHU St-Antoine à Paris. 8 à 12 électrodes placées, isolées les unes des autres, dans différents endroits de la rampe tympanique de la cochlée, fournit des perceptions fréquentielles différentes.

Sous la direction scientifique de P. Jean Bertin à la fin de 1975 entraîna une restructuration de la Société, obligeant les Français à attendre l’été 1976 pour recevoir enfin les six premiers appareils. Vienne, poursuivant la longue tradition de l’école ORL viennoise, évoque la problématique du premier implant autrichien. Ses travaux, qui ont exploré la stimulation monocanal intra et extra cochléaire, puis la stimulation multiélectrodes, seront ensuite repris peu après par son élève I.

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