Sur les traces de Charles Darwin PDF

Dermatoglyphes d’un doigt montrant les crêtes et plis papillaires. Une empreinte digitale ou dactylogramme est le résultat de l’apposition sur sur les traces de Charles Darwin PDF support d’un doigt préalablement encré. Le dessin formé sur le support est constitué de dermatoglyphes.


«Charles se réveille en sursaut. Il a un léger mal de mer et se croit un instant revenu sur le « Beagle ». Mais non, il est toujours dans la forêt, et c’est la terre qui bouge, comme si elle était parcourue de courtes vagues. C’est un tremblement de terre !»La formidable aventure de Charles Darwin, jeune naturaliste embarqué à l’âge de vingt-deux ans sur le « Beagle », pour un tour du monde qui durera cinq ans (lui qui avait le mal de mer !) et qui lui permettra de poser les bases de la théorie de l’évolution qui bouleversera notre conception du monde et permettra de récrire l’histoire de la vie, notre histoire. Cinq ans de voyage et des décennies de travail solitaire pour montrer et démontrer les mécanismes de la sélection naturelle. Vivement attaqué, en particulier par les Églises pour sa remise en cause des récits bibliques, il sera finalement reconnu comme le plus grand scientifique de son temps et sera enterré dans l’abbaye de Westminster.

Les empreintes digitales sont uniques et caractéristiques de chaque individu. Les circonvolutions des crêtes qui leur donne leur dessin caractéristique dépendent de nombreux facteurs, notamment la vitesse de croissance des doigts, l’alimentation du fœtus, sa pression sanguine, etc. Ainsi, chaque doigt de chaque individu a son empreinte propre, et en particulier, deux vrais jumeaux présenteront des empreintes digitales différentes. L’empreinte digitale constitue une  trace digitale , terme désignant généralement le résultat d’un contact d’un doigt avec un support suffisamment lisse pour qu’il y reste marqué. Gravure d’après un dessin de Gérard de Lairesse. On observe déjà des empreintes de mains — positives ou négatives — sur les parois des cavernes paléolithiques.

En 1678, le botaniste et morphologiste anglais Nehemiah Grew décrit scientifiquement les dessins formés par les crêtes et les plis dermiques dans son rapport pour les Philosophical Transactions de la Royal Society. Empreintes digitales relevées par le Britannique William James Herschel. En 1877, aux Indes, le Britannique William James Herschel utilise les empreintes digitales pour éviter que les bénéficiaires de pension de l’armée ne la touchent plusieurs fois. Il est aussi le premier à identifier des traces laissées sur un flacon. Il écrit à Charles Darwin pour lui expliquer sa méthode, mais le naturaliste, âgé et malade, transmet le courrier à son cousin Francis Galton, l’un des fondateurs de l’eugénisme et de la méthode statistique. Il conçoit un système de classification détaillé et estime alors à 1 sur 64 milliards la probabilité que deux individus puissent laisser les mêmes traces. C’est à la suite des travaux de Galton qu’on redécouvre l’utilisation des empreintes digitales comme moyen d’identification.

En 1891, après avoir étudié les écrits de Galton, Juan Vucetich, fonctionnaire de police, crée en Argentine le premier fichier d’empreintes. Bengale, met au point un système d’identification similaire à celui de Vucetich, système qui est toujours utilisé dans les pays anglophones. De retour à Londres, Henry fait adopter, dès 1897, cette technique par Scotland Yard. Le Français Alphonse Bertillon, créateur du bertillonnage. Il serait, malgré ses critiques concernant la méthode, le premier en France à avoir identifié un criminel grâce aux empreintes digitales.

Alphonse Bertillon, fondateur de l’anthropométrie judiciaire, suggère en 1914 aux artistes d’apposer une empreinte digitale sur leurs œuvres pour éviter toute contrefaçon. La technologie de tomodensitométrie, développée dans les années 1980, permet d’identifier les empreintes latentes difficiles. La lophoscopie étudie les motifs trouvés le long de chaque sillon grâce au scanner d’empreinte ou à des fiches de qualité. Jusque dans les années 1980, les policiers doivent recouper manuellement des milliers de fiches cartonnées réparties dans différents fichiers régionaux. Ainsi, en France, pour l’affaire du juge Michel, il faut plusieurs mois pour trouver à qui appartiennent les traces laissées sur une moto.

Le principe de reconnaissance d’empreinte palmaire reste identique : un logiciel quadrille la paume de la main en seize zones de la taille d’une empreinte digitale. Les monodeltes se divisent en sous-groupes : les normales, externes, composites. On estime qu’il y a plus de cent points de convergence entre deux empreintes identiques. Les points de convergence sont des irrégularités sur les lignes papillaires. Entre huit et dix points, une forte présomption est établie grâce à des algorithmes. La probabilité que deux personnes aient la même empreinte digitale est de 1 sur 1024, ce qui est très faible à l’échelle de la population humaine.

Pour relever les traces digitales directes, les dactylo-techniciens, spécialistes des relevés, photographient ces empreintes avec une échelle, puis les transfèrent sur un support en matière plastique souple, mis sous scellé et envoyé au laboratoire pour être analysé. Lorsque les poudres se révèlent inefficaces, on utilise des techniques alternatives. L’empreinte est alors révélée par une lumière ultraviolette spéciale. De petites coupelles d’or et de zinc placées à l’intérieur sont chauffées. Des atomes d’or et de zinc s’en détachent alors.

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