Sur les chemins du Grand Meaulnes avec Alain-Fournier : Guide de voyage littéraire PDF

Alain-Fournier en septembre 1905 à la Chapelle d’Angillon. Henri-Alban Fournier est né à La Chapelle-d’Angillon, chef-lieu de canton du département du Cher, à 32 km au nord de Bourges. Auguste, jeune instituteur, vient d’être nommé à Marçais, où le petit Henri vit ses cinq premières années. Sur les chemins du Grand Meaulnes avec Alain-Fournier : Guide de voyage littéraire PDF 1898, au lycée Voltaire à Paris.


 » Je n’aurais jamais cru que j’aurais osé cette chose énorme : t’amener ici. Je ne sais plus pour qui c’est une immense preuve de confiance : pour toi ou pour mon pays ! Et c’est plus terrible et plus décisif que de te présenter une amante « , écrivait Alain Fournier à son mai Jacques Rivières, qu’il venait d’inviter dans la maison de sa grand-mère, à La Chapelle-d’Angillon. Six années plus tard, son premier roman Le Grand Meaulnes allait recueillir un succès un succès considérable, qui ne s’est pas démenti : un livre dont quarante-trois chapitres sur quarante-six ont pour cadre et pour source d’inspiration les pays variés du Cher, du nord au sud du département ; un livre qui est tout entier le récit d’un voyage, itinéraire imaginaire certes, mais profondément enraciné dans la terre du Berry et du Boischaut…

Henri part pour Paris, où il commence ses études secondaires au lycée Voltaire, récoltant presque tous les prix. Grand Palais, une grande et belle jeune fille, qui lui dira son nom dix jours plus tard : Yvonne de Quiévrecourt. Le 5 mai 1912, présenté par Charles Péguy, il devient secrétaire de Claude Casimir-Perier, fils de l’ancien président de la République et l’aide à mettre au point un gros ouvrage Brest, port transatlantique qui sera publié en avril 1914 chez Hachette. Fournier rencontre pour la seconde fois Yvonne de Quiévrecourt.

Les chastes retrouvailles ont lieu au cours de l’été, sans doute du 1er au 4 août 1913, à Rochefort-sur-Mer, où la jeune femme, mère de deux enfants, est de passage chez ses parents. Le lieutenant Alain-Fournier aux manœuvres de Caylus, en 1913. Laurent Angla, Fournier et ses hommes parviennent jusqu’à la Tranchée de Calonne où ils sont rejoints par le capitaine de Savinien Boubée de Gramont qui prend la direction des opérations et décide d’attaquer l’ennemi. Fournier est mort sans avoir eu d’enfant. Tombe d’Henri-Alban Fournier, dit Alain-Fournier, dans la nécropole nationale de Saint-Remy-la-Calonne. La disparition du lieutenant Fournier, rapportée par la presse, impressionne fortement ses contemporains, bien qu’il n’ait été officiellement déclaré  mort pour la France  qu’en juin 1920. Le lieu exact de sa sépulture demeure inconnu pendant plus de trois quarts de siècle.

Après des fouilles archéologiques méthodiques et un examen approfondi des squelettes en laboratoire, ils sont ré-inhumés solennellement dans la nécropole nationale de Saint-Remy-la-Calonne. La légende d’un écrivain mort pour la France en pleine jeunesse, après avoir écrit un seul roman, a sans doute contribué à assurer la fortune littéraire d’Alain-Fournier. Alain-Fournier est généralement considéré comme l’auteur d’un seul livre : son roman Le Grand Meaulnes publié en 1913, alors qu’il avait vingt-sept ans, n’est pourtant pas son seul écrit. Ils avaient été publiés intégralement en 1986 dans la collection des  Classiques Garnier , formant la dernière partie du volume, sous le titre  Dossier du Grand Meaulnes . Avant même l’achèvement du Grand Meaulnes, Fournier avait entrepris l’écriture d’un second roman, qu’il voulait appeler  Colombe Blanchet , inspiré par les compagnonnages et l’atmosphère de sa période de garnison à Mirande : il espérait le terminer à la fin de 1914, mais la guerre l’en empêcha. Il nous en reste aujourd’hui sept chapitres inachevés et quelques esquisses et notes, qui ont été publiés en 1990.

1986 chez Fayard par Alain Rivière avec une couverture du peintre Dominique Philippe. Lettres à sa famille et à quelques autres par Alain Rivière en 1991 chez Fayard. Alain Rivière en 1986 chez Fayard. Alain-Fournier, Correspondance, Paysages d’une amitié, présentée par Yves Rey-Herme, rééditée et complétée en 1990 chez Fayard.

1986 : La peinture, le cœur et l’esprit. Correspondance, 1912-1914, Paris, Fayard, 1992, 346 p. Lettres à Jeanne, Paris, Mercure de France, coll. Lettre no 152 des Lettres à sa famille, Fayard, 1986, p.

Correspondance Simone Alain-Fournier, Fayard, 1992, p. Simone, Sous de nouveaux soleils, p. Voir la photo d’Alain-Fournier prise en avril 1913 sur le quai de la gare de Saint-Antonin avec son paquetage, tel qu’il est parti en août 1914 pour le front sur le site de l’Association des Amis de Jacques Rivière et Alain-Fournier à la rubrique Biographie. Cités par Jean Loize Alain-Fournier sa vie et Le Grand Meaulnes, Hachette, 1968, p. On lit dans la préface de Jean-Jacques Becker à la rééd.

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