Simone Veil : « Non aux avortements clandestins » PDF

Sauter à la navigation Sauter à la recherche L’histoire de l’simone Veil : « Non aux avortements clandestins » PDF remonte selon l’anthropologie à l’Antiquité. Le Code de Hammurabi daté d’environ 1750 av. Ainsi dès l’Antiquité des politiques ont tenté de contrôler la fécondité.


Lorsque Simone Veil devient ministre de la Santé en 1974, elle est décidée à faire changer la situation des femmes qui avortent dans la clandestinité, souvent au prix de conséquences irréversibles pour leur santé. En 1972 a lieu le procès de Bobigny, où l’avocate Gisèle Halimi a défendu une jeune fille ayant avorté à la suite d’un viol. Il avait été précédé en 1971 du « Manifeste des 343 salopes » qui, au risque d’être poursuivies, avaient déclaré publiquement s’être fait avorter. Simone Veil doit affronter une forte opposition, chez les députés de la majorité comme dans les associations catholiques. La loi est finalement promulguée le 17 janvier 1975.

La Constitutio Criminalis Carolina, édictée par Charles Quint en 1532, fixe au milieu de la grossesse le moment de l’animation du fœtus, c’est-à-dire dès que la mère perçoit ses mouvements. Suriname, rapporte, concernant Caesalpinia pulcherrima, que  les esclaves indiennes et africaines utilisent les graines de cette plante pour avorter, afin que leurs enfants ne naissent pas esclaves, comme elles. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Le 5 avril 1971, le journal Le Nouvel Observateur publie une pétition portant 343 signatures de femmes déclarant avoir recouru à l’avortement. Le 29 mars 1990, la dépénalisation de l’avortement est approuvée à 126 voix contre 69 et 12 abstentions à la Chambre des députés. Le roi Baudouin abdique pour une durée de 36 heures en invoquant l’article 82 de la Constitution de  l’impossibilité de régner .

L’avortement est autorisé aux États-Unis, dans tous les États, sous certaines conditions. L’avortement en Tunisie est légal depuis 1973 et pratiqué gratuitement, à la demande de la femme, jusqu’à trois mois de grossesse. Arlette Gautier, Genre et biopolitiques : l’enjeu de la liberté, Éditions L’Harmattan, 2012, p. Marie France Callu, Le nouveau droit de la femme: essai sur la condition juridique de la femme, Éditions L’Hermès, 1978, p. Jean Gaudémet, Le mariage en Occident : les mœurs et le droit, Les Éditions du Cerf, 1987, p.

Xavier Labbée, Condition juridique du corps humain avant la naissance et après la mort, Presses Univ. Jean Dalsace, Anne Marie Dourlen-Rollier, L’Avortement, Castermann, 1970, p. Jean-Pierre Leguay, Un réseau urbain au Moyen âge, Maloine, 1981, p. Chantal Blayo, Morbidité, mortalité : problèmes de mesure, facteurs d’évolution, essai de prospective, INED, 1998, p.

De nombreux instruments sont utilisés : aiguille à tricoter, baleine de parapluie ou de corset, tringle à rideau, épingle à cheveux qui provoquent une perforation utérine, voire intestinale et une speticémie. Petit tuyau de garagiste, stylo bille de secrétaire qui, en introduisant de l’air, causent souvent une embolie gazeuse. Maureen Paul, A clinician’s guide to medical and surgical abortion, Churchill Livingstone, 1999, p. John Keown, Abortion, Doctors and the Law, Cambridge University Press, 2002, p.

Comité pour la liberté de l’avortement et de la contraception, Libérons l’avortement, F. Béatrice Kammerer,  La méthode Karman, une histoire oubliée de l’avortement illégal en France , sur slate. Histoire de l’avortement – L’Internaute – Histoire , sur www. Naden, Abortion, Marshall Cavendish, 2007, p.

Stetson, Abortion Politics : Public Policy in Cross-cultural Perspective, Routledge, 1996, 234 p. Angeline Montoya, Le débat sur la légalisation de l’IVG s’ouvre en Argentine dans Le Monde du 9 mars 2018 p. Jean-Yves Le Naour, Catherine Valenti, Histoire de l’avortement : XIXe-XXe siècle, Éd. Henry Berger, L’Avortement : histoire d’un débat, Flammarion, 1975, 292 p. Michaelle Méria, Victoire, l’enfant de nulle part : I. Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 9 juillet 2018 à 01:41.

Passerelle de Bobigny nommée en mémoire du procès de Bobigny, la plaque rappelant le rôle important de cet évènement dans les débats qui ont conduit à la loi Veil. Au Moyen Âge, le christianisme interdit et sanctionne l’avortement. Les idées évoluent peu les siècles suivants toujours marqués par le pouvoir de l’Église, les lois rendant passible de peine de mort toute femme ayant avorté ainsi que tout individu l’ayant aidée. Au siècle des Lumières, sous l’influence des philosophes, l’avortement n’est plus réprimé par la peine de mort.

Le code pénal de 1791 condamne l’avortement. L’article 317 du code pénal de 1810 condamne sans distinction :  Quiconque provoque l’avortement d’une femme enceinte avec ou sans son consentement au moyens d’aliments, de drogues, de médicaments, par violence ou d’autres remèdes, est puni de prison . En 1942, sous le régime de Vichy où la devise officielle du Gouvernement est Travail, Famille, Patrie, l’avortement est déclaré crime contre la Sûreté de l’État, et passible, après jugement par des tribunaux d’exception, de la peine de mort. 1972, tous les 2 largement médiatisés, marqueront la présence forte du sujet dans le débat publique.

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