Si ce n’est pas maintenant, alors quand ? PDF

Des tribulations de cette sorte, les usagers des transports quotidiens en rencontrent régulièrement. Quel que soit leur moyen de transport : voyageur dans un train lorsque survient une panne de signalisation, passager ratant un bus passé avec deux minutes d’avance, automobiliste coincé dans les bouchons, cycliste face à un obstacle sur la piste cyclable, piéton confronté à si ce n’est pas maintenant, alors quand ? PDF’absence de trottoir, etc. Ces mésaventures ne sont pas anecdotiques.


Histoires croisées de réfugiés juifs et de fonctionnaires suédois pendant la seconde guerre mondiale, et attitude ambiguë du gouvernement suédois.

Ainsi, le traitement médiatique des transports ne peut se limiter à la célébration des grandes infrastructures, au remplacement d’une énergie par une autre, à l’attente énamourée de la voiture qui se conduit toute seule, ni à la croyance en une technologie rédemptrice. Mais au-delà de ces chiffres impressionnants, la manière dont nous nous déplaçons a également de nombreuses incidences sur nos modes de vie, notre environnement, le territoire. Se déplacer n’est jamais gratuit, quel que soit le sens qu’on donne au mot gratuit. Cela mobilise, le cas échéant, du personnel, implique le fonctionnement d’infrastructures, génère des nuisances, modifie l’urbanisme et modèle jusqu’à la forme et la nature des villes.

C’est tout ceci, et un peu plus, que j’aborde sur ce blog, au rythme d’environ un post par semaine, depuis mars 2012. Cet exercice n’a pas la prétention de suivre de manière exhaustive l’actualité des transports. Il cherche à apporter un regard différent, décalé. Je travaille comme journaliste free-lance depuis 1999, et, de manière plus ou moins régulière pour Le Monde depuis 2003.

J’écris également pour d’autres magazines et journaux, dont le mensuel Géomètre, et j’anime des conférences. Au fil du temps, cet intérêt m’a amené à rédiger des ouvrages. En France, depuis le début des années 2000, il est un phénomène qui s’aggrave d’année en année, celui de la dévitalisation des villes moyennes, en particulier à travers la multiplication des vitrines vides. Cette situation résulte directement de la manière dont on aménage le territoire, et d’une série de mauvaises décisions en matière de déplacements. Au fil des années, ce blog a évolué. Le manque de temps ne me permet plus de traiter de manière approfondie les transports franciliens, qui le mériteraient pourtant. Au fil du temps, une nouvelle rubrique est apparue, consacrée aux villes et territoires, en lien, la plupart du temps, avec la mobilité.

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