Sciences économiques et sociales 2e : fichier d’activités dirigés, programme 2010 mis à jour en 2012 PDF

Si sciences économiques et sociales 2e : fichier d’activités dirigés, programme 2010 mis à jour en 2012 PDF bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. En pratique : Quelles sources sont attendues ?


Bretagne, son histoire, sa littérature, ses langues, ses coutumes, etc. Francis Favereau pointe que l’hypothèse d’un nationalisme breton » né uniquement dans les cerveaux enfiévrés de quelques gentilshommes plus ou moins marginalisés politiquement ne laisse pas d’être réductrice. Les idées ne sortent pas du sol et nul mouvement d’idée est né sans père. Les richesses culturelles populaires et nationales, parfois rencontrée dans la langue du peuple, alors que la culture n’était jusque-là que l’affaire des nobles et des puissants et ne s’exprimait qu’en latin ou dans la langue de l’élite.

Les Celtes antiques dont on recherche les traces historiques et archéologiques dans l’ancienne Gaule et, particulièrement, en Bretagne où est encore parlée le breton, une langue celtique. En Bretagne, la  Renaissance romantique  s’exprima essentiellement au sein d’une noblesse légitimiste marginalisée après 1830 par la Monarchie de Juillet et se repliant sur ses terres. Ancien Régime s’ajoute un esprit conservateur en ce qui concerne la religion, les traditions et les privilèges féodaux, sans pour autant croire à un retour effectif à l’Ancien Régime. Le recueil des croyances et des pratiques du peuple en Bretagne, parfois mêlées avec les observations archéologiques, principalement dans des articles de revues plus ou moins savantes, constituant le début d’une ethnographie européenne qui n’apparaîtra qu’au siècle suivant. La normalisation de la langue bretonne écrite, initiée par Jean-François Le Gonidec, considéré comme le père du breton moderne avec le soutien de La Villemarqué et, après 1870, du clergé avec l’approbation des évêques. La création d’une véritable historiographie bretonne avec Arthur de La Borderie, considéré comme le père de l’histoire de la Bretagne, sur le modèle d’Augustin Thierry et Jules Michelet.

1752 : Première édition du Buhez ar Sent, ouvrage en breton qui décrit la vie des saints de l’Église catholique. Ce livre devient rapidement le livre dans la plupart des foyers de la Bretagne bretonnante. Il était lu régulièrement, souvent le soir à la veillée. 1804 : Fondation de l’Académie celtique par Napoléon Ier, association consacrée au passé gaulois de la France et s’intéresse pour ce faire à la langue et à la culture bretonnes, ce qui est une première. 1823 : Création de la première revue littéraire bretonne, Le Lycée Armoricain, à laquelle participe Émile Souvestre. 1894 : Première association de Bretons de Paris indépendante des œuvres de charité de l’Église catholique romaine.

L’URB a, au début, un caractère frontiste, puisque des aristocrates monarchistes côtoient des républicains et acceptent qu’Anatole Le Braz, professeur public, soit le premier président. La Première Guerre mondiale est une véritable coupure. La Bretagne, comme le reste de la France, est saignée à blanc. Elle s’investit notamment dans le domaine de la langue et le chef de file de l’action pour le breton est Roparz Hemon, et son journal de référence Gwalarn, fondé en 1925 avec Olier Mordrel. La littérature bretonne s’ouvre au monde entier par de nombreuses traductions, rénovation et élargissement des thèmes littéraires : création d’une véritable littérature moderne en langue bretonne. La langue bretonne est rénovée et actualisée par la rédaction de nombreux dictionnaires et grammaires.

Elle met l’accent sur l’importance de l’Art, comme levier de libération des individus, notamment en soutenant les Seiz Breur qui regroupent plusieurs dizaines d’artistes, artisans d’art, créateurs qui veulent donner un nouveau souffle à la création artistique en Bretagne. Allemagne éventuellement victorieuse en Europe permette l’indépendance d’envers la France. 1939 la plupart des organisations bretonnes, minées par les divergences entre les engagements de leurs membres éclatent voire le plus souvent disparaissent. Le gouvernement prend des mesures d’interdiction contre le parti nationaliste breton et son journal Breiz Atao au motif que les chefs, Debauvais et Mordrel ont pris des contacts avec le gouvernement nazi. La danse : à ces bagadoù sont souvent liés aussi des cercles celtiques, deuxième manière, qui sont uniquement des groupes de danse traditionnelle. Les créations de bagadoù sont très nombreuses au cours des années 1950. La Bagad Bleimor est associée à l’organisation scoute bretonne Bleimor.

L’ésotérisme, le symbolisme celtique et le mouvement druidique, avec Morvan Marchal, Rafig Tullou, Georges Pinault, etc. Ce sont les lieux de rencontre, de réflexion, de recrutement pour les militants bretons. Parallèlement, le mouvement breton continue le travail entamé avant-guerre dans le domaine de la langue et de la littérature et crée de nombreuses revues bretonnantes, dont la revue littéraire Al Liamm, continuateur de Gwalarn. Pierre-Jakez Hélias, Pierre Trépos, et Charles Le Gall recréent des émissions de radio, puis de télévision à partir de 1964, en breton populaire. On retrouve aussi des mouvements et revues d’inspiration chrétienne, généralement proche des idées de Feiz ha Breiz, autour des abbés Loeiz Ar Floc’h, Marsel Klerg, et Armand Le Calvez. La fin des années 1960 voit se créer la maison d’éditions Kelenn qui publiera des textes littéraires en langue française de Glenmor, Xavier Grall et Alain Guel qui lancent le journal satyrique breton La Nation bretonne au début des années 1970. Toute une génération d’agriculteurs issue de la Jeunesse agricole chrétienne s’organise au niveau local et régional.

1962 : Le CELIB adopte une loi-programme pour la Bretagne préparée par Michel Phlipponneau. L’État refuse de s’engager sur un plan pluriannuel d’investissements. 1092 conseils municipaux bretons soutiennent la loi-programme. La Bretagne engage la bataille des tarifs ferroviaires pour désenclaver l’économie régionale, forçant l’État à céder. CFDT, la CFTC, le PCF, la SFIO, le PSU, la FEN, le SNI.

Mais tout cela reste très marginal au cours des années 1960, malgré l’essor sans précédent des mobilisations à caractère et à dimension régionale au sein des mondes ouvrier et paysan. Plusieurs automobilistes font l’objet de poursuites mais la police ferme les yeux. La même année 1966, Alan Stivell commence à chanter, ce qui va susciter une véritable révolution culturelle en France au début de la décennie suivante. Essor sans précédent de la musique bretonne, à l’initiative d’Alan Stivell. Ne pas oublier l’influence culturelle du chanteur et écrivain Milig Ar Skanv, autrement dit Glenmor, qui fut le premier à réveiller la culture bretonne. 1972 : année la plus importante pour la naissance de cette rhétorique avec une succession de conflits sociaux de grande ampleur : Joint français et grève du lait.

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