Reconnaitre les uniformes 1914-1918 PDF

Légionnaires étrangers en uniforme de parade. Epaulettes rouges à parement vert, ceinture bleue et képi reconnaitre les uniformes 1914-1918 PDF distinctif. L’uniforme désigne en terminologie militaire, l’habit militaire en général.


Entre 1914 et 1918, la France a levé la plus grande armée de toute son histoire : plus de huit millions de ses enfants sont passés sous l’uniforme. La conjugaison d’une armée pléthorique et du besoin quasi vital de tenir les siens informés aboutit à un usage intensif de la photographie. Mieux que de longs discours, l’envoi d’un cliché à sa famille permet au soldat de montrer son nouvel aspect, d’attester qu’il a toujours bonne mine et de présenter ses amis, ses camarades de l’escouade ou, plus rarement, ses chefs. Il est donc fréquent, dans un lot de vieilles photos de famille, de compter une bonne proportion de clichés de la Grande Guerre. Ils apportent de précieuses informations historiques (voire généalogiques) et sont relativement faciles à dater. Or, pour identifier le sujet de la photo, pour comprendre et exploiter les indications qu’il nous donne, il faut disposer d’une documentation copieuse – et la maîtriser. Écueils et faux amis sont nombreux, une identification fine n’est parfois possible qu’à l’issue d’une étude comparative avec d’autres clichés ou des objets d’époque (uniformes, équipements, insignes ou décorations).
À partir de cas concrets, ce guide donne à chacun les repères utiles pour s’orienter dans ce qui, par bien des aspects, s’apparente à une jungle. Avec quelques «trucs» simples, il sera ainsi possible au lecteur de dater et d’identifier la plupart des photos de militaires qu’il rencontrera au gré de ses recherches.

Fondateur de la maison d’édition Anovi spécialisée dans la publication d’ouvrages historiques, Éric Labayle est docteur en histoire et auteur de nombreux livres et articles sur l’histoire militaire française entre 1850 et 1945.

La tenue est un ensemble de pièces d’uniforme dont la composition est fonction des circonstances. Un même uniforme comporte plusieurs tenues. C’est le commandement qui fixe la tenue, c’est-à-dire la façon de porter l’uniforme. Dès l’origine, les soldats ont eu pour habitude de se vêtir d’une manière différente des civils. Les disques de métal qui l’ornent sont des décorations, à la fois symboles de richesse personnelle et insignes de grade.

La qualité des uniformes et armes des soldats romains a ensuite décliné avec l’Empire, jusqu’à disparition complète de la légion. Dans l’armée romaine, les étendards avaient quasiment exclusivement une fonction de ralliement permettant aux combattants de ne pas perdre de vue leur unité, puisqu’ils étaient très difficiles sinon impossibles à distinguer de loin. Dans le système féodal européen, il était nécessaire d’employer des signes distinctifs sur le champ de bataille. Toutefois, cela allait rarement au-delà de l’usage de peintures de couleurs vives et de motifs peints sur les boucliers ou brodés sur les surcôts, représentant le plus souvent les blasons des seigneurs en guerre, les vassaux arborant les insignes de leur suzerain, en signe d’allégeance. Les croix s’arboraient sur les épaules pour les manteaux, sur la poitrine et dans le dos pour les tuniques. L’armée de l’Empire ottoman étant particulièrement bien organisée, les tenues de ses soldats étaient ornées de signes distinctifs afin de pouvoir distinguer les différentes unités et catégories de soldats.

Les cavaliers Deli portaient par exemple des chapeaux de feutre noir au début du dix-neuvième siècle. Néanmoins, le costume de base reprenait en général celui du groupe tribal ou de la classe sociale d’où provenaient chaque type de combattant. Cela donnait des tenues trop variées pour être qualifié d' »uniformes » au sens qu’a pris ce mot depuis. Cependant, l’armée ottomane a dans le même temps mis en place un système élaboré utilisant des couleurs normées pour identifier chaque unité. Par exemple, même si les Janissaires portaient des tenues reflétant largement leur richesse et leurs goûts personnels, ces dernières se devaient d’afficher une dominante rouge. Le bonnet de feutre blanc, appelé zarcola, qui couvrait leur tête remplissait un rôle similaire. Ce n’est qu’avec la réorganisation et la modernisation de l’armée ottomane décrétée par le Sultan Mahmoud II dans les années 1820 que les tenues de ses soldats vont vraiment se standardiser.

Souverains et États-Majors des principales puissances d’Europe en 1864 : France – Royaume-Uni – Russie – Autriche – Prusse – Italie. En ce qui concerne la France il fallut attendre les années 1660 pour voir s’imposer le port d’une tenue uniforme. L’habillement militaire connut dès lors un constant développement, tant dans la variété des coupes et des styles, que dans celle des tissus et autres ornements. XVIIIe et XIXe on a cherché à produire les tenues les plus éclatantes possibles. L’instabilité ministérielle de la troisième République et d’autre part, les résistances de nature idéologiques d’une large partie de l’opinion publique jouèrent à plein.

On peut citer à titre d’exemple la réaction du ministre de la guerre, Eugène Etienne, qui occupa ce poste de janvier à décembre 1913 : « Supprimer le pantalon rouge ? L’ensemble de ces raisons expliquent l’inadaptation du soldat français au terrain des opérations au début des conflits en Août 1914. Grâce au retour d’Adolphe Messimy, la Chambre vote, le 9 juillet 1914, l’adoption d’un drap de couleur neutre, dit tricolore, une sorte de gris obtenu par le mélange de fils bleu, blanc et rouge. Mais, il est trop tard pour remplacer les pantalons garance avant le début des hostilités.

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