Question de temps (suivi de) Le Chien de la Lune PDF

Le voyage dans le temps est un des grands thèmes de la science-fiction, au point d’être considéré comme un genre à part entière. La première mention d’question de temps (suivi de) Le Chien de la Lune PDF voyage dans le temps serait le personnage de Merlin l’Enchanteur dans le cycle arthurien des chevaliers de la Table ronde, qui visitait les temps passés. Les physiciens et les philosophes, tout autant que les auteurs de science-fiction, s’intéressent au voyage dans le temps, aux effets théoriques des voyages à la vitesse de la lumière et aux paradoxes logiques qui naîtraient d’un voyage dans le temps.


Arthur C. Clarke est l’un des grands maîtres de la SF moderne. Chantre de la conquête de l’espace, il fut également prophète de l’ère des télécommunications universelles, explorateur des fonds sous-marins, humoriste et commentateur de l’aventure humaine dans un univers recelant encore bien des mystères. La collection numérique Brage vous permettra d’explorer toutes ces différentes pistes à travers plus d’une centaine de nouvelles, indispensables à tout amoureux de la Science-Fiction.

La notion de voyage dans le temps est indissolument liée à une conception moderne du temps. Dès les origines, c’est un procédé littéraire destiné à exposer les thèses d’un auteur sur sa vision de l’avenir. Mais faire voyager le protagoniste dans le temps est un moyen commode de faire entendre en direct le point de vue contemporain, le  voyageur du temps  partageant naturellement les préjugés, les modes de pensée et les étonnements du lecteur. Ainsi  l’explorateur du temps  de Wells, victorien et manifestement socialiste, décrit avec le recul de son temps la terrifiante société dégénérée de l’an 802701, avec maintes allusions, précisément, aux inventions apparaissant à l’époque de Wells : usines souterraines, mécanisation accélérée des villes, gratte-ciels, tours en fer, etc. L’idée de voyage dans le temps n’apparaît qu’avec l’idée de progrès, exactement avec la science-fiction et l’anticipation. S’il va de soi pour nous que le futur est censé apporter des changements, que l’avenir existe d’un point de vue philosophique, il n’en a pas toujours été ainsi. L’idée de voyager dans le temps n’aurait pas traversé l’esprit d’un grec de l’Antiquité, par exemple, car pour les anciens le temps était cyclique.

L’idée que l’avenir va apporter des choses suffisamment étonnantes pour produire de l’intérêt romanesque n’apparait qu’à la Renaissance. En effet, voyager dans le temps, et notamment dans le passé, cela permet de court-circuiter le destin. Celui qui voyage dans le temps plus vite que le commun des mortels connaît l’avenir et peut y parer. De ce point de vue, ce sont essentiellement aux liens de cause à effet que la SF va s’intéresser dans cette période, avec d’innombrables possibilités. Le voyage rétrograde dans le temps semble a priori hautement improbable. Il faudrait pour cela abandonner le postulat de causalité qui veut que l’effet ait obligatoirement lieu après la cause.

Il faudrait alors admettre que le passé existe encore, et qu’il n’est donc pas réellement passé. La violation du postulat de causalité induirait donc des paradoxes. Par exemple celui-ci : Le créateur de la machine à voyager dans le temps voyage dans le passé. Dans ce passé, il tue malencontreusement son lui du passé. Cet événement annulerait donc la création de la machine. Donc il serait impossible qu’il ait voyagé dans le passé et donc qu’il se soit tué lui-même. Cependant, il ne faut pas oublier que le postulat de causalité n’est que théorique du fait qu’il vient de la logique humaine, qui ne peut concevoir qu’un événement puisse avoir un effet sur sa propre cause.

De plus, la science actuelle ne condamne pas les paradoxes. Néanmoins, les équations de Dirac de 1934, postulant la causalité, avaient établi comme implication réciproque qu’il existait une catégorie non encore connue de particules en tout point semblables aux particules de matières excepté le signe de leur charge et certaines propriétés quantiques. Ces particules découvertes quelques années plus tard constituent ce que nous nommons aujourd’hui l’antimatière. La théorie de la relativité restreinte d’Albert Einstein et, par extension, celle de la relativité générale, autorisent explicitement certaines dilatations du temps, ce qui ressemble à un  voyage dans le temps .

De plus, les moyens actuels en termes de technologie aérospatiale ne permettent pas de voyager à une vitesse proche de celle de la lumière et rendent cet effet négligeable. Par ailleurs, en l’absence d’indices de voyage dans le temps, il n’est pas indispensable de supposer son existence. Mais Hawking pense que si les lois actuelles de la physique n’interdisent pas le voyage rétrograde, il doit être possible d’en trouver une : il a énoncé un tel principe sous le nom de conjecture de protection chronologique. Paul Davies propose une autre explication à l’absence de voyageurs temporels. Certaines expériences réalisées au cours des dix dernières années donnent chacune l’impression d’un effet rétrograde mais sont interprétées de manière différente par la communauté scientifique.

L’expérience de Lijun Wang a permis d’envoyer des paquets d’ondes à travers une ampoule de césium à cX310 avec pour effet une sortie du paquet d’ondes 62 nanosecondes avant son entrée. Le neutron réapparaîtrait dans le dispositif avant d’être désintégré. Frank Tipler a proposé un montage qui autoriserait le voyage rétrograde dans le temps. Cependant le dispositif met en jeu de telles énergies qu’on peut douter de la possibilité, même théorique, de le fabriquer et surtout de le stabiliser. Ce montage implique un cylindre rotatoire.

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