Pythagore, sa doctrine et son histoire d’après la critique allemande PDF

The School of Athens » by Raffaello Sanzio da Urbino. Elle existe depuis l’Antiquité en Occident et en Orient, à travers la figure du philosophe, non seulement en tant qu’activité rationnelle mais aussi comme pythagore, sa doctrine et son histoire d’après la critique allemande PDF de vie.


Ceux qui, nés au milieu de la civilisation moderne, se figureraient que l’humanité a toujours été en possession de toutes les idées qui sont les instrumens de cette civilisation sont dans une complète erreur : les idées, comme les peuples et les races, ont eu leur histoire, leurs éclipses, leur développement. Que d’élémens complexes entrent dans ce que l’on nomme vaguement la civilisation ! A côté de cette histoire toute d’apparat, faite de coups de théâtre, de catastrophes, remplie par les listes des dynasties, par les dates des batailles, l’érudition moderne étudie la formation lente et obscure des doctrines philosophiques, religieuses et scientifiques, qui sont en quelque sorte l’âme de l’humanité. Les investigations de la critique donnent ainsi à l’histoire son sens véritable, elles expliquent la grandeur et la décadence des nations, elles assignent aux races leur rôle particulier, elles éclairent d’une lumière toute nouvelle ce grand drame dont nous sommes les acteurs et les témoins. Où la critique n’a-t-elle pas porté son flambeau ?

Le champ d’étude de la philosophie peut embrasser un ensemble de disciplines telles que les sciences humaines et sociales, les sciences formelles et les sciences naturelles, auxquelles elle est historiquement liée. La philosophie a engendré des domaines d’études fondamentaux tels la théorie de la connaissance, la philosophie politique, la métaphysique, l’éthique et la logique. Héraclite, Antiphon, Gorgias et Pythagore, mais aussi chez d’autres penseurs comme Thucydide ou Hérodote, contemporains de Socrate. Désir de connaître et amour du savoir, ou philosophie, c’est bien une même chose ? La philosophie n’est rien d’autre que l’amour de la sagesse. La philosophie s’est comprise très tôt comme une manière de vivre et non pas uniquement comme une réflexion théorique.

L’étymologie du terme  philosophie  indique bien que le philosophe est celui qui tend vers la sagesse, qui cherche à vivre comme il faut et plus particulièrement qui recherche le bonheur. La philosophie entendue comme mode de vie met l’accent sur la mise en application dans sa propre vie des résultats de la réflexion philosophique. Mais ces derniers sont loin d’exclure l’idée que le philosophe s’intéresse à des problèmes théoriques. La  sagesse , ou plus exactement la sophia, que veut posséder le philosophe est aussi un savoir et une connaissance. Ces ascètes pratiquaient les préceptes des Upanishads. Un des fondements de cette philosophie est la liaison étroite entre la théorie et la pratique. Certains remettent fortement en cause la tradition philosophique et ses présupposés telle la philosophie féministe, la déconstruction de Derrida ou de Heidegger.

Les difficultés à définir la philosophie sont en outre de nature épistémologique, car il est difficile de délimiter rigoureusement méthodes, thèmes et objets de la philosophie. Mais il est également délicat de déterminer l’essence de la philosophie occidentale, soit parce que son statut dans la société est lui-même difficile à cerner, soit qu’elle a été ramenée à d’autres disciplines apparemment proches. Emmanuel Kant ramenait le domaine de la philosophie à quatre questions :  Que puis-je savoir ? On peut dans une première approche, délimiter en creux un certain nombre de méthodes et de principes heuristiques qui caractérisent au moins en partie la philosophie. D’une part la philosophie ne recourt pas à la méthode expérimentale.

La philosophie, en effet, à la différence de la physique, de la chimie ou de la biologie, n’a jamais vraiment intégré le processus d’expérimentation dans son outillage heuristique. Ceci est évident pour la philosophie antique et médiévale qui ne connaissait pas l’expérimentation. D’autre part la philosophie n’est pas, par essence, une science reposant sur l’observation empirique à la différence de la sociologie ou des sciences politiques par exemple. Il ne faut naturellement pas croire que la philosophie peut ignorer les données empiriques les plus évidentes. Mais traditionnellement la philosophie ne veut pas se limiter à un simple catalogue de faits et entreprend pour cela un vrai travail de théorisation voire de spéculation. Et si la philosophie analytique contemporaine est impensable sans la logique mathématique, elle utilise encore massivement le langage naturel. Malgré les difficultés que comporte cette entreprise, il est possible de distinguer certaines grandes caractéristiques positives de la méthode philosophique.

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