Pédagogie et formation PDF

Visées éducatives Qu’entend-t-on par éducation aux médias ? Impliquant un spectateur passif, soumis aux manipulations médiatiques. L’éducation aux médias à pédagogie et formation PDF fonction thérapeutique.


Les Carnets de la marionnette constituent une nouvelle collection d’ouvrages sur le théâtre de marionnettes. Ce deuxième volume, dirigé par Evelyne Lecucq, est consacré à la pédagogie et à la formation. Il fait le point sur la transmission de l’art de la marionnette dans l’hexagone. La formation initiale des futurs marionnettistes : ESNAM, école du Théâtre aux Mains nues. La marionnette dans la formation des jeunes acteurs à l’ERAC et au TNS. La formation des artistes en exercice : expériences de compagnonnage, initiations aux nouvelles technologies et autres médias. La marionnette dans l’Education nationale, de l’école primaire à l’université. Ce tour d’horizon national est complété par des échos de l’étranger : la pédagogie en Allemagne, en Espagne et au Québec, des témoignages de projets menés dans les territoires palestiniens et en Afrique francophone. En mêlant récits d’expériences et réflexions de praticiens, Pédagogie et Formation initie ainsi un dialogue à poursuivre de bien des manières. Comme chaque volume de la collection, il est accompagné d’un texte pour marionnettes ; ici Les Gens légers de Jean Cagnard. « Ça raconte ça, ce voyage qui a conduit six millions de gens à perdre ce qui les composait pour devenir ce qu’on leur demandait, une fumée noire. Pour cela, il fallut s’alléger, de poids, d’esprit, prendre la prouesse de l’oubli au centre de soi, apprendre sans peau et sans frontière. « . Avec les contributions de : Marthe Adam, Luc Amoros, Sylvie Baillon, Joan Baixas, Georges Banu, Isabelle Bertola, Lucile Bodson, Stéphane Braunschweig, Grégoire Callies, Christian Chabaud, Michelle Gauraz, Raymond Godefroy, François Guizerix, Werner Knoedgen, Jean-Claude Lallias, François Lazaro, Alain Lecucq, Pascal Mesnier, Gilbert Meyer, Joëlle Noguès, Sylvie Osman, Alain Recoing, Arnaud Rykner, Massimo Schuster, Jacques Templeraud.

Impliquant un spectateur abusé à un second degré par les effets des médias. L’éducation aux médias à une fonction préventive. Impliquant un spectateur actif, soumis effets limités des médias. Médias allant dans le sens des opinions et des valeurs des individus. Amener le spectateur à prendre conscience de l’aliénation culturelle, de l’idéologie que véhiculent les médias, du pouvoir de l’économie et des industries culturelles. Amener le spectateur à découvrir et s’approprier les formes langagières et esthétiques pour décrypter la construction des messages. Ecole de Palo-Alto, l’Agir communicationnel, éthnométhodologie, micro-sociolo.

Nous considérons que ces différentes visées ne sont pas exclusives l’une à l’autre et peuvent se superposer, à l’image des strates géologiques, dans telle ou telle démarche de formation. Le plus important, il nous semble, est de s’interroger, pour chaque action entreprise, sur les visées éducatives sous-jacentes qui trop souvent restent non-explicites. Comprendre comment l’image et les médias audiovisuels signifient, en mettant à jour les langages, les formes expressives, les procédés, les structures et circuits, etc. Formation du spectateur et du téléspectateur par le développement de la sensibilité artistique, de l’esprit critique et par l’acquisition d’outils d’analyse appropriés. Contribution au développement de la dimension créative de chacun par la construction d’une propre expression sensible par l’image. Acquisition d’une culture photographique, cinématographique et audiovisuelle spécifique et capacité de mettre en œuvre cette culture en relation avec l’ensemble des autres activités. Education fondée sur une approche globale et sensible de l’art.

Bien entendu, ces deux types de pratique peuvent se combiner dans une même activité éducative. Casser la croyance en une vérité apportée par l’image. L’image comme le mot n’a pas de vérité immanente. Elle n’est la preuve de rien.

C’est le contexte, le support, son usage qui peuvent en faire un témoignage sur le réel. De même que ce n’est pas le mot ou la phrase qui peuvent mentir mais celui qui les professe. Faire comprendre que l’image est toujours une représentation. Ce n’est pas du réel qui est présenté mais du réel re-présenté. Toujours rappeler que derrière chaque image il y a un auteur.

C’est à dire quelqu’un qui a décidé d’un regard, d’un point de vue, de choix d’un cadre, etc. Cela implique, par conséquence, de signer les images produites ou utilisées. On s’offusque de l’anonymat d’un texte, on suspecte une lettre anonyme, mais on recopie et diffuse des images sans nom ou sans citation de leurs sources. Le CNC, le CLEMI, diverses associations d’éducation populaire, enseignants d’arts plastiques, de français, d’éducation socioculturelle, etc.

L’éducation à l’image doit travailler dans la transversalité, la multiréférentialité, même si, à un moment donné, c’est telle ou telle dimension qui est privilégiée. Nous manipulons souvent des mots extrêmement polysémiques : médias, culture, communication, etc out le monde ne met pas les mêmes significations derrière chacun de ceux-ci. A défaut de se mettre d’accord sur une définition commune, il convient de souligner et de faire prendre conscience de l’étendue des acceptions possibles. Nous percevons les images avec tout ce que notre activité visuelle passée a construit dans notre mémoire et notre intelligence. Les représentations mentales individuelles et collectives sont des éléments déterminants de leur compréhension.

Les individus d’un groupe social donné possèdent à la fois des représentations communes et des représentations spécifiques dont il faut tenir compte dans un travail d’interprétation. Toute démarche pédagogique suppose un parcours, un cheminement, une posture, une visée éducative qui ne sont pas forcément comprises ou explicites pour d’autres : élèves, parents d’élèves, artistes, collègues, proviseur Un travail en collaboration avec un artiste-intervenant, par exemple, fait apparaître parfois des oppositions fortes sur la finalité de la démarche. C’est à dire un aspect qui vaudrait pour le général. L’analyse d’une image, d’un film ou d’une séquence ne nous dit rien sur la totalité du film, même si elle a quelque chose à voir avec. Ce qui est conceptualisé ici n’est pas forcément valable là. Une méthode d’analyse élaborée pour une publicité par exemple n’a pas beaucoup d’utilité pour comprendre ou analyser une séquence de film de fiction ou des actualités télévisées.

Pire même, la transposition mécaniste d’une grille, méthode ou démarche peut s’avérer catastrophique en embrouillant ce que l’on cherche précisément à démêler. Impliquer les élèves dans un travail d’analyse de l’image, ce n’est pas leur faire prendre le chemin de nos sentiments et ressentiments. Pédagogiquement donc, il faut éviter d’établir ou d’apporter a priori des jugements de valeur, même si notre culture ou notre savoir nous y invitent fortement. Le travail d’analyse est une déconstruction. On démonte l’objet étudié pour en comprendre sa construction et son fonctionnement.

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