Oeuvres : Tome 7, Les temps de l’affaire Dreyfus (1897-1899) Volume 2, Octobre 1898-Septembre 1899 PDF

Journaliste influent et fort bien rémunéré, critique d’art défenseur des avant-gardes, pamphlétaire redouté, Octave Mirbeau est aussi un romancier novateur, qui a contribué à l’évolution du genre romanesque, et un dramaturge, oeuvres : Tome 7, Les temps de l’affaire Dreyfus (1897-1899) Volume 2, Octobre 1898-Septembre 1899 PDF la fois classique et moderne, qui a triomphé sur toutes les grandes scènes du monde. Contes de la chaumière, illustrés par Jean-François Raffaëlli, 1894. Après son baccalauréat, il se demande s’il va s’orienter vers la médecine ou le droit. Il s’inscrit à la Faculté de Droit de Paris le 14 novembre 1866 mais suit les cours en dilettante et n’achève pas ses études.


Les deux volumes consacrés aux Temps de l’affaire Dreyfus sont d’une ampleur exceptionnelle. L’Affaire y occupe une place primordiale : après Les Preuves, sont ici publiés deux ensembles de textes reproduits pour la première fois depuis leur parution dans la presse : les commentaires de Jaurès en avril-mai 1899 sur l’enquête de la Cour de cassation, sa chronique consacrée au procès de Rennes jusqu’à la nouvelle condamnation de Dreyfus et sa grâce. Mais Jaurès s’investit aussi pleinement dans la crise du bâtiment parisien et amorce sur la grève générale un long et mouvant dialogue avec la jeune CGT.Ce tome contient quelques-uns des grands classiques de l’oeuvre jaurésienne : certains ont été repris par Péguy pour son volume Action socialiste, d’autres ont été publiés dans Le Mouvement socialiste, la jeune revue fondée par Hubert Lagardelle, ou par La Revue de Paris de Lavisse et Herr, comme sa longue méditation sur « Socialisme et Liberté ».Confronté aux bouleversements du monde, de la crise de Fashoda au dépècement de la Chine, Jaurès est amené à réagir de manière originale et créatrice. Il aborde une nouvelle période politique avec l’arrivée au pouvoir de Waldeck-Rousseau, la « défense républicaine » et l’entrée de Millerand au gouvernement : ses choix sont ici explicités par les articles parus dans La Petite République, mais aussi dans La Dépêche de Toulouse. Beaucoup de ces textes sont repris dans la presse régionale.L’édition, la présentation et l’annotation de ces volumes sont dues à Eric Cahm, secrétaire de la Société internationale d’histoire de l’affaire Dreyfus, et à Madeleine Rebérioux, présidente de la Société d’études jaurésiennes.

Il rentre à Rémalard, où il travaille chez le notaire du village. En 1883, pendant trois mois, il dirige et rédige presque seul un biquotidien d’informations rapides, Paris-Midi Paris-Minuit. Il entend y faire grimacer les puissants, démasquer leurs turpitudes et dévoiler les scandales de la pseudo-République, où, selon lui, une bande de  joyeux escarpes  crochètent impunément les caisses de l’État. Mirbeau fait retraite pendant sept mois à Audierne, dans le Finistère, et se ressource au contact des marins et paysans bretons. Calvaire, jamais écrite, devait précisément s’intituler La Rédemption. Dès lors, il met sa plume au service de ses valeurs éthiques et esthétiques et engage les grands combats éthiques, politiques, artistiques et littéraires qui donneront de lui l’image durable d’un justicier et d’un imprécateur.

Entré en littérature, Mirbeau poursuit désormais une double carrière de journaliste et d’écrivain. Ne hais personne, pas même le méchant. Parallèlement, il entame sur le tard et sous son propre nom, une carrière de romancier. C’est au cours de cette période qu’il entame une vie de couple avec Alice Regnault, une ancienne actrice de théâtre, qu’il épouse, honteusement et en catimini, à Londres, le 25 mai 1887, après deux ans et demi de vie commune. L’abîme  qui, selon lui, sépare à tout jamais les deux sexes, les condamne irrémédiablement à de douloureux malentendus, à l’incompréhension et à la solitude. Vincent van Gogh, Paul Gauguin et Camille Claudel, dont il proclame à trois reprises le  génie . Sébastien Roch, tome III de la première édition russe des œuvres complètes de Mirbeau, 1908.

Après son mariage avec Alice Regnault, Mirbeau préfère quitter Paris et s’installe en Bretagne, à Kérisper, près d’Auray. Puis, de 1889 à 1892, il a habité Les Damps, près de Pont-de-l’Arche, dans l’Eure, où Camille Pissarro a laissé quatre toiles de son jardin. En 1909, il se fait construire la villa de  Cheverchemont  à Triel-sur-Seine, où il écrit ses derniers livres, avant de revenir à Paris pour se rapprocher de son médecin, le professeur Albert Robin. Les dernières années de la vie d’Octave Mirbeau sont désolantes : presque constamment malade, à partir de 1908, il est désormais incapable d’écrire : c’est son jeune ami et successeur Léon Werth qui doit achever Dingo, qui paraît en juin 1913. Un jardin Octave-Mirbeau est inauguré dans le 16e arrondissement de Paris en 2016. De nombreuses rues l’honorent en France.

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