Nous, les mammifères PDF

Les Légendes de chez nous Connaissez-vous la triste histoire de la Dame blanche, qui hante depuis des décennies les environs de nous, les mammifères PDF chute Montmorency? Connaissez-vous la triste histoire de la Dame blanche, qui hante depuis des décennies les environs de la chute Montmorency? Savez-vous vraiment pourquoi les érables rougissent en automne? Avez-vous entendu parler des ours guérisseurs?


« Je ne vous apprendrai rien si je vous dit que nous, Homo sapiens, sommes des Mammifères, et ce au même titre que les cinq mille autres espèces poilues peuplant la Terre qui donnent naissance à des jeunes que leurs mères allaitent dans le premier âge.
Il n empêche, malgré cette proximité dans l anatomie, les moeurs et les habitats, voire les tics, beaucoup d entre nous mégotent sur cette identité animale que nous partageons avec tant d autres partenaires aux aspects si différents : un excès d humain leur fait oublier le mammifère qu ils sont.
Pour ma part, depuis longtemps déjà, aux côtés de bien d autres, je m attache à décortiquer ma nature mammalienne pour la mieux comprendre, et aussi la faire comprendre, aider pour
qu elle soit reconnue et partagée. Il me semble que le « connais-toi toi-même » si cher au Philosophe doit ménager un espace d étude et de réflexion le plus vaste possible à cette
recherche de notre identité mammalienne. »

Compléments Ce projet a été réalisé avec le soutien de Patrimoine canadien. Connaissez-vous la chute Montmorency, sur la Côte-de-Beaupré, tout près de Québec? Au fil des ans, plusieurs personnes ont juré y avoir vu, quand la nuit tombe, une silhouette féminine, fine et blanche. C’est celle de Mathilde Robin, morte en 1759. Remontons le fil du temps jusqu’en 1759 : Mathilde vit sur la Côte-de-Beaupré. Elle est pleinement heureuse : à la fin de l’été, elle épousera le beau Louis, celui qui fait battre son cœur.

Mathilde a cousu elle-même sa robe de mariée, blanche, comme il se doit. Quelques rumeurs planent sur Québec, comme quoi les Anglais voudraient s’emparer de la ville, mais Mathilde n’y prête pas trop attention. La Bataille de la chute Montmorency dure quelques jours. Quand elle cesse enfin, malgré le triste tableau des soldats des deux camps morts ici et là, des cris de joie montent dans le ciel de Québec : les Français ont gagné! Les hommes regagnent la forêt pour retrouver leurs proches. Un commandant lui apprend la terrible nouvelle: Louis est mort au combat.

Folle de douleur, elle court vers sa maison, enfile sa robe de mariée blanche, pose son voile sur ses cheveux. Mathilde Robin se dirige ensuite vers la chute où son fiancé et elle aimaient tant se promener. Cette chute au pied de laquelle Louis a péri. La pleine lune éclaire sa silhouette fragile. Mathilde ouvre largement les bras en croix. Dans un dernier gémissement de douleur, elle se laisse tomber dans les eaux tumultueuses de la chute Montmorency. On dit que son voile fut emporté par le vent et qu’il se déposa sur les rochers.

Quand les gens de la Côte-de-Beaupré passèrent devant, le lendemain, une nouvelle cascade était apparue. On l’appela le Voile de la mariée. Aujourd’hui, deux siècles et demi plus tard, si vous passez par la chute Montmorency, la nuit, vous apercevrez sans doute une frêle jeune fille vêtue d’une longue robe blanche. C’est le fantôme de Mathilde, la Dame blanche. Il arrive même qu’on l’entende gémir jusque sur l’île d’Orléans.

Il y a fort longtemps déjà, par un bel après-midi, un couple Wendat part en excursion dans la forêt. Après une longue marche, un ours surgit devant eux. Bientôt, voilà les Wendats complètement encerclés par des ours, qui leur demandent de les suivre jusque dans leur territoire, les Montagnes Rouges. Il n’y a pas de discussion possible, aucun moyen de fuir.

Ils ont tout ce dont ils ont besoin. La vie avec les ours est même plutôt agréable : les oursons s’amusent, les bêtes inventent mille et un jeux, le temps s’écoule paisiblement. Un jour, les environs de la caverne semblent tranquilles. L’homme convainc sa compagne : c’est le moment ou jamais ! Ils s’élancent dans la forêt, le cœur battant, courant à perdre haleine.

This entry was posted in Tourisme et Voyages. Bookmark the permalink.