Nous, Femmes battues entre espoir et désespoir PDF

Plus que Dante avec Béatrice, Pétrarque est passé à la postérité pour la perfection de sa poésie qui met en vers son amour pour Laure. Il est également l’homme qui, durant ses nombreux voyages, a retrouvé les Correspondances nous, Femmes battues entre espoir et désespoir PDF Cicéron jusqu’alors perdues.


Ce n’est pas facile d’avouer qu’on est une femme battue. Les témoignages de ce livre sont des preuves du courage de ces femmes. Elles ont voulu rompre le silence, par solidarité avec les autres victimes et par volonté d’informer. Oser parler… Oser écrire, c’est déjà prendre un risque. C’est sortir du huis-clos intime de la maison. C’est révéler cette relation que l’on vit avec lui, l’homme de sa vie qui sait si bien vous aimer, vous humilier, vous emprisonner. Oser partir… et souvent revenir, par peur, par amour. Cet amour qui peut tout vaincre, on veut le croire. Trop de femmes souffrent de blessures profondes et indélébiles. Pour vous, victimes humiliées, épuisées, qui ne savez pas comment vous dégager de votre couple destructeur, de cette emprise paralysante, ces témoignages sonnent comme autant de signes d’espoir. D’autres, comme vous, ont vécu cette violence psychologique, physique et ont fini par trouver une porte où frapper. Non, vous n’êtes plus seules ! Et le silence est votre ennemi…

Ces dernières sont à l’origine de la volonté de Pétrarque de publier ses propres lettres. Florentins de naissance et d’une fortune qui touchait à la pauvreté. Le notaire et sa famille rejoignirent ensuite Pise puis Marseille et le Comtat Venaissin. La tradition veut que celui-ci ait reçu de son élève un livre de Cicéron contenant, entre autres, le De Gloria aujourd’hui perdu. Toujours gêné pécuniairement, le maître avait engagé ce livre et, malgré les offres de Pétrarque pour le lui racheter, il refusa toujours par fierté.

Pour payer ses études, son père donnait chaque année au recteur du collège quatorze éminées de blé et le futur poète devait apporter son vase à vin et son gobelet pour boire au cours des repas. Carpentras, le jeune Pétrarque vécut un moment important. Gascons de la famille de Clément V, le pape défunt. François, qui avait terminé ses études, quitta Carpentras pour suivre des cours de droit à l’Université.

Bologne, où pendant trois ans, j’entendis expliquer tout le corps du droit civil. Là-bas aussi, quelle tranquillité avions-nous, quelle paix, quelle abondance, quelle affluence d’étudiants, quels maîtres ! En 1318 ou en 1319, Pétrarque perdit – en tant qu’adolescent – sa propre mère, Eletta, qui était alors âgée de 38 ans. Détail véridique ou inventé, c’est cette disparition qui lui fit écrire ses premiers vers, une élégie de trente-huit hexamètres latins en hommage à cette mère morte à trente-huit ans.

Pourtant, ce fut dans cette cité universitaire qu’à peine un ou deux ans plus tard, se déroula un autre drame. En 1320, son père brûla ses livres. Bologne, le plus grand centre européen d’études juridiques. Ils étaient accompagnés de Guido Settimo, rencontrèrent les trois fils de l’influente et puissante famille Colonna, Agapito, Giordano et Giacomo et se lièrent avec ce dernier. Ce fut là, dès l’automne 1320, que le jeune homme prit conscience de la naissance d’une nouvelle forme de poésie écrite, non plus en latin, mais en langue vulgaire, le plus souvent le toscan.

1325 au service de celle-ci à travers Giacomo et son père, Stefano le Vieux, et jusqu’en 1347. Les deux frères ne revinrent à Avignon qu’à la mort de leur père, abandonnant leurs études de droit. François, âgé de 22 ans, attiré par la Cour pontificale, s’y installa en avril 1326. L’héritage paternel, bien écorné, permit aux deux frères de mener pendant quelques mois une vie insouciante et mondaine. Là, je commençai à être connu et mon amitié fut recherchée par de grands personnages.

François, flanqué de son ami Giacomo Colonna, s’est effectivement fait remarquer par son élégance, sa prestance et son éloquence avant de se faire admirer par ses talents poétiques. En effet, le jeune homme, qui avait définitivement abandonné le droit, s’adonna dès lors à une activité littéraire. Mais, pour continuer à satisfaire autant leurs besoins que leurs ambitions, les deux frères durent s’assurer des revenus réguliers. Ce fut un été quasi divin grâce à la franche allégresse du maître de céans et de ses compagnons.

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