Nous autres lépreux : Le père Damien de Molokaï, 1840-1889 PDF

Le titre de cette page ne peut être modifié. Pour cette raison, il est considéré par l’Église catholique comme nous autres lépreux : Le père Damien de Molokaï, 1840-1889 PDF  martyr de la charité .


Pour les catholiques, saint Damien est le saint patron protecteur des lépreux. Il est célébré localement par les Hawaïens le 15 avril. Il y prononce ses vœux le 7 octobre 1860. Il fait « du latin et du grec du matin au soir » écrit-il à ses parents. En septembre 1861, il est de retour à Louvain pour les études de philosophie et théologie qui le préparent plus immédiatement au sacerdoce.

En octobre 1863, un groupe de missionnaires est prêt à partir pour les îles du Pacifique. Mais il tombe gravement malade, sans doute du typhus. Damien se porte immédiatement volontaire pour le remplacer. Son frère Auguste restera de santé fragile et ne partira jamais en pays de mission.

Cependant, ils resteront très liés et leur correspondance assidue est une source importante d’informations sur ce que fut la vie de Damien. Le 19 mars 1864, à 24 ans, il débarque à Honolulu. Ce qui le frappe d’abord c’est l’accueil chaleureux des habitants et leur ferveur. Comme première mission, le jeune prêtre est envoyé dans le district de Puna, au sud-est de l’ile d’Hawaï, littéralement au pied du volcan Kīlauea. Il est presque toujours en route, visitant les communautés chrétiennes, baptisant fréquemment et construisant des chapelles. Il en reçoit le surnom de  prêtre-menuisier . Pour aider un confrère surchargé, il demande et obtient en 1866 son transfert dans les districts de Kohala et Hamakua, où il reprend ses tournées pastorales.

Bientôt il s’y retrouve seul prêtre. Le catéchisme, quatre écoles catholiques à superviser et surtout la construction de chapelles l’occupent. Pour les chapelles il obtient l’aide d’un frère religieux. Le Père Damien appartient à son époque : il vit la hantise des âmes qui se perdent faute de baptême. La compétition avec les protestants, avec lesquels les conflits sont fréquents, fait partie de l’effort missionnaire. Pour freiner la propagation de la lèpre, le gouvernement avait décidé, en 1865, de créer une léproserie à Molokai, une île voisine, et d’y déporter tous ceux qui étaient atteints de ce mal alors incurable.

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