Napoléon et les Amériques : Histoire atlantique et empire napoléonien PDF

Publication de propagande coloniale de 1898. Les historiens considèrent qu’elle s’est construite progressivement, est née, a été validée et a existé dans des contextes particuliers, que l’on peut particulièrement rattacher aux évolutions de napoléon et les Amériques : Histoire atlantique et empire napoléonien PDF France dans les relations internationales.


Napoléon qui se montre homme d’Ancien Régime, s’opposant à l’assimilation révolutionnaire, rétablissant l’esclavage. Articles détaillés : Expédition d’Alger et Conquête de l’Algérie. La prise d’Alger le 4 juillet 1830, ne donna pas l’effet escompté: au contraire, ce succès outre-mer encouragea le régime dans un raidissement autoritaire qui conduisit à la révolution de 1830. Pour la monarchie de Juillet fraîchement installée, Alger constitue un legs plutôt encombrant et onéreux. La conquête de la plus grande Algérie est longue et difficile.

Il s’agit de concevoir ce qu’on appellerait un  lien ombilical  entre les deux rives de la Méditerranée, que l’Algérie devienne une partie intégrante de la France. La transition voit aussi le dépérissement du vieux système colonial : les révoltes antillaises revigorées par la nouvelle en 1830 de la révolution de juillet ravivent le débat sur l’abolition de l’esclavage, qui subsistera pourtant jusqu’en 1848. En Afrique de l’ouest, c’est un facteur local, la nécessité de protéger les comptoirs du Sénégal contre le djihad musulman mené par les « talibas » d’El Hadj Oumar, qui conduit les Français à amorcer la conquête de l’intérieur. Le support militaire se fait sans grand-peine grâce au réarmement et à l’accroissement de la qualité des flottes et canonnières françaises, ainsi que grâce à la multiplication de stations navales dans quasiment toutes les régions où la France possédait des colonies. Cette expansion n’est pas tellement le résultat d’une politique unie, mais plutôt d’une ambiance favorable où les initiatives ponctuelles, rarement préméditées, sont approuvées après coup par la métropole. La colonisation française a dans ses débuts été menée pour diverses raisons, parmi lesquelles la raison principale était sans aucun doute le mercantilisme, notamment le commerce triangulaire qui faisait la fortune des ports de l’Atlantique. Dans un premier empire colonial morcelé qu’il reste à la France en 1815, le caractère vital des colonies pour l’économie se fait sentir en métropole.

Le régime de l’Exclusif, aussi nommé système colonial, qui ferme législativement le marché extérieur des colonies au strict échange avec la métropole, aboli en 1791, est rétabli dès 1801. Cette idée fait alors la quasi-unanimité parmi les hommes politiques, à l’image de l’intervention cette même année du député Cotton sur la nécessité des colonies en tant que fournisseuses de denrées et débouché pour les produits métropolitains, face à ce qu’il voyait comme une fermeture des marchés des États européens :   bientôt les différents peuples n’auront rien à se fournir les uns aux autres. La prospérité économique et la stabilité des institutions, le développement du machinisme et de la grande industrie vont s’accélérant, ce qui fait ressentir le besoin d’un changement de régime économique. L’expansion coloniale française avant 1871 est une colonisation en devenir, reflet d’une situation politique interne à la France, où le régime se cherche également, entre deux révolutions.

Ce manque de stabilité provoque évidemment un manque de définition globale de ce qu’est ou doit être l’expansion coloniale. Algérie et de Madagascar le montrent. France de passer pour une puissance coloniale assez inoffensive outremer. Charles-Robert Ageron cible comme une  absence de motivations instinctives et de traditions contraignantes , et sur lequel rebondit le discours colonial. La défaite de l’armée française à Sedan en septembre 1870 marque profondément les orientations politiques de la France durant la IIIe République.

Surtout, dans l’opinion publique française, l’annexion de l’Alsace-Lorraine est vue comme une oppression des peuples, une injustice réalisée contre le vœu des populations. Bien que la question d’Alsace-Lorraine s’estompe fortement dès les années 1890, elle reste un point délicat qui ne cesse d’orienter la politique étrangère française, et rend très difficile un rapprochement entre les deux pays. Il va sans dire que la constitution d’une doctrine coloniale n’en devient que plus difficile à dégager. Nous avons eu l’occasion de constater que le discours colonial français avait déjà conduit la conquête de l’Algérie, ainsi que la politique algérienne de la France après coup. Mais le colonialisme de la IIIe République est de nature différente de celui auquel le parlement avait eu affaire aux jours de la victoire française en Algérie. Sur cette seconde observation, on tendrait à dire que la construction de l’idéologie coloniale française, qui suit un schéma situationnel dans une large mesure, s’est réalisée sur une toile de fond pathologique, assimilable à un complexe d’infériorité vis-à-vis de l’Allemagne, et conférant accessoirement un apparent sentiment d’exiguïté dans les frontières de l’Hexagone.

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