Manuel de philosophie Terminale STG PDF

Le commentaire littéraire doit situer le texte étudié au sein de l’histoire manuel de philosophie Terminale STG PDF la littérature. Il doit faire ressortir la spécificité littéraire de l’extrait étudié, à travers une méthode rigoureuse. L’exercice est ancien, même s’il a été surtout institué depuis 1902. Le commentaire littéraire ne concerne que l’exercice proposé par les programmes du lycée, voie générale et technologique, depuis 1972.


Noté sur 16 points, le coefficient est égal à 2, excepté dans la série littéraire où il est de 3. Tout d’abord, le commentaire nécessite une lecture attentive et analytique de l’extrait proposé. L’élève doit ensuite dégager une problématique pertinente et susceptible d’organiser l’étude autour de deux ou trois axes de lecture. L’épreuve du commentaire littéraire sollicite à la fois esprit d’analyse et esprit de synthèse, jugement critique et qualités argumentatives. La dénomination de l’épreuve a évolué avec les différents programmes et réformes de l’enseignement du français.

La dénomination de  commentaire de texte  est conservée au sein de l’épreuve de philosophie mais l’exercice est différent : il s’agit d’analyser un ou plusieurs textes sans recourir aux outils de langue. Par ailleurs, la consigne est toujours accompagnée d’une question d’orientation et ce depuis la réforme de 2002 :  En séries générales, le candidat compose un devoir qui présente de manière organisée ce qu’il a retenu de sa lecture, et justifie son interprétation et ses jugements personnels. Succédant aux questions d’observation, la consigne du commentaire est souvent très succincte :  Vous ferez de ce texte un commentaire composé. La pratique du commentaire littéraire souffre aujourd’hui d’une image réductionniste du texte et de sa valeur littéraire.

Dans l’enseignement supérieur, en filière littéraire, les étudiants composent en effet des  commentaires stylistiques . L’épreuve évalue également la capacité personnelle de l’élève à organiser, structurer et expliquer son analyse du texte, tout en cernant les enjeux que celui-ci pose. Le commentaire littéraire se fonde donc sur une méthode propre, permettant d’exploiter des procédés littéraires, susceptibles de mettre en lumière le style de l’auteur, ainsi que les enjeux propres au texte et à son contexte de production. Toutefois, l’épreuve varie selon les séries d’enseignement. La pratique du commentaire littéraire  laisse apparaître le désarroi devant un exercice vécu comme complexe et pour lequel on renoncerait à envisager un apprentissage progressif.

Bertrand Daunay explique cela par l’absence, sur le marché des manuels scolaires d’ouvrages destinés à aider l’élève. Celles-ci sont cependant peu étudiées par la psychologie scolaire, hormis par Isabelle Delcambre et B Veck. Des capacités secondaires mais importantes sont activées au sein de cet exercice. L’apprentissage du commentaire de texte offre enfin une réflexion plus globale à l’élève confronté au texte. Ainsi, le texte littéraire, souvent classique, est désacralisé par l’intermédiaire de l’exercice du commentaire, et l’élève peut prendre une distance critique vis-à-vis de ce dernier. La durée de l’entretien est de 20 minutes et celle de la préparation de 30 minutes.

Néanmoins, le niveau d’exigence est moindre qu’à l’écrit, en raison du temps imparti et en raison de la seconde partie de l’épreuve, qui consiste en un entretien semi-directif. En général, le texte proposé n’excède pas 15 à 20 lignes mais peut être plus long en cas d’extrait théâtral. Il est impératif que l’élève tienne compte de la question posée et qu’il propose des axes de lecture en conséquence. Le jeune Cicéron lisant, fresque de Vincenzo Foppa de Brescia, datée vers 1464. Il existe cependant des épreuves similaires et plus anciennes. Depuis le Moyen Âge, l’objet de l’enseignement est la rhétorique, les élèves devant produire un texte en imitant un auteur latin ou grec, rarement français cependant.

Une tradition juive, celle des commentaires bibliques est également à prendre en compte. Avec cette circulaire, la classe de rhétorique ne devient plus fondamentale, et elle disparaît de fait en 1902. La réforme de 1854 entérine définitivement l’explication des auteurs français, l’Instruction publique s’apercevant que les élèves ont une mauvaise compréhension des textes classiques. Gustave Lanson, quant à lui, est le premier à voir dans le commentaire de texte un exercice sur le discours métatextuel. Le second tournant a lieu avec la réforme de 1902. L’explication de texte se concentre sur le style de l’écrivain ainsi que sur son traitement des thèmes, et peu sur les outils de langue.

C’est en effet cette année-là que les exercices du baccaulauréat sont progressivement restreints, pour aboutir à trois sujets. Le commentaire littéraire n’est présent au baccalauréat dans sa forme et son cadre actuels que depuis 1972. L’analyse doit prendre en compte les outils de langue ainsi que les procédés stylistiques. Le commentaire souffre dès le début de la concurrence de l’épreuve de dissertation :  Le commentaire de texte, accompagné d’un libellé qui indique la méthode à suivre, ne sera vraiment proposé qu’à partir de 1902. Puis, c’est par la consigne de la circulaire de 1983 que le terme  commentaire composé  apparaît pour la première fois. L’introduction, dans les programmes de 1987 de la lecture méthodique, renforce la spécificité littéraire et interprétative de l’épreuve.

Cette dichotomie regroupe la double opposition entre culture rhétorique et culture de commentaire et entre écriture métatextuelle et écriture hypertextuelle. Par ailleurs, l’exercice regroupe plusieurs activités et plusieurs variations formelles. Revenant sur l’histoire du commentaire littéraire dans l’enseignement du français et des Lettres, Bertrand Daunay remarque que deux choses varient dans sa définition. Les axes du commentaire reposent sur des thèses ou idées déterminées à sa lecture. Ces idées reposent elles-mêmes sur des arguments renvoyant à des procédés littéraires et d’écriture propres au texte à commenter et étudiés en classe.

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