Manifeste pour sortir du mal-être au travail PDF

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Masque tragique sur la façade du théâtre dramatique royal à Stockholm. La souffrance, ou la douleur au sens large, est une expérience de désagrément et d’aversion liée à un dommage ou manifeste pour sortir du mal-être au travail PDF une menace de dommage chez l’individu. La souffrance est l’élément fondamental qui constitue la valence négative des phénomènes affectifs.


Quelque chose de destructeur semble à l’oeuvre dans le monde du travail. Le mal-être au travail est désormais une réalité qui touche tout le monde et partout, tant dans le secteur privé que dans le public. Suicides, dépression, burn out, harcèlement, pressions de tous ordres, on ne compte plus les signes d’un phénomène lourd et inquiétant. Doit-on s’y résigner comme si c’était une fatalité dans nos sociétés postindustrielles ? Non, répondent ensemble Vincent de Gaulejac et Antoine Mercier. Dans ce manifeste qui résonne comme un cri d’alarme, le sociologue clinicien et le journaliste invitent à réagir, à analyser les causes du malaise qui ne sont pas réductibles aux seules variables psychologiques. Ils proposent de mieux comprendre les sources du mal-être pour se donner les moyens d’en sortir au niveau individuel, collectif et politique. Comment changer un système chaotique et paradoxal qui engendre une crise permanente, banalise l’exigence du toujours plus et préconise la lutte des places comme moteur de la performance.

La souffrance peut être physique ou mentale, selon qu’elle se rattache principalement à un processus somatique ou psychique dans un organisme. Tous les individus souffrent au cours de leur vie, de diverses façons, et souvent dramatiquement. Aucun champ de l’activité humaine ne s’occupe du sujet de la souffrance dans son ensemble, mais plusieurs s’intéressent à sa nature ou à ses processus, à ses origines ou à ses causes, à sa signification ou à son importance, aux comportements personnels ou sociaux ou culturels qui y sont reliés, à ses remèdes, à sa gestion, à ses utilisations. L’hédonisme, en tant que théorie éthique, affirme que le bon et le mauvais résident en définitive dans le plaisir et la douleur. Jeremy Bentham a mis de l’avant l’utilitarisme hédoniste, une doctrine qui est devenue populaire en éthique, en politique et en économie. Bentham prétendait que l’action ou la politique la plus morale est celle qui a pour conséquence  le plus grand bonheur pour le plus grand nombre .

Plusieurs utilitaristes, depuis Bentham, affirment que le statut moral d’un être tient à sa capacité de ressentir le plaisir et la souffrance: les agents moraux devraient donc tenir compte non seulement des intérêts des êtres humains mais aussi de ceux des animaux. Le pessimisme, ainsi que l’a professé Arthur Schopenhauer, considère ce monde comme le pire possible, comme rempli de souffrances qui empirent toujours et que nul ne peut arrêter. Schopenhauer recommande de trouver refuge dans des choses comme l’art, la philosophie, la perte de la volonté de vivre, et la tolérance envers ses compagnons de souffrance. Article détaillé : Évolution de la souffrance.

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