Les Temps hypermodernes PDF

L’ère postmoderne contribue à la fragmentation de l’individu : l’identité se fragilise. En fonction des moments de sa vie, les Temps hypermodernes PDF’individu ne se projette plus dans des modèles mais joue de sa personne à travers plusieurs masques.


L’ oeuvre de Gilles Lipovetsky a profondément marqué l’interprétation de la modernité. Dans L’Ere du vide (1983), il posait les jalons de ce qui devait s’imposer comme le  » paradigme individualiste « . Depuis il n’a cessé d’explorer les multiples facettes de cet individu contemporain : le règne inédit de la mode, les métamorphoses de l’éthique, mais aussi la nouvelle économie des sexes, l’explosion du luxe et les mutations de la société de consommation. Gilles Lipovetsky revient ici sur son itinéraire intellectuel, mais il apporte aussi un élément supplémentaire à son interprétation de la  » seconde révolution moderne  » : le  » postmoderne  » a fait son temps ; nous sommes passés, pour le meilleur et pour le pire, à l’âge  » hypermoderne « 

Peu à peu, l’optimisme de la modernité va céder la place au désenchantement et à la désillusion. La postmodernité va se présenter à la fois comme un rejet et comme un dépassement de la modernité. La pensée postmoderne se situe dans la perspective de surmonter le désenchantement du monde, après la désagrégation des repères culturels ou religieux résultant de la modernité, et l’échec patent des utopies révolutionnaires qu’elle avait portées. Dans La condition postmoderne, Jean-François Lyotard s’efforce de définir la spécificité de l’esthétique et de l’heuristique des philosophies postmodernes. Plusieurs auteurs, comme Alain Finkielkraut dans La Défaite de la pensée, critiquent cette approche du social. Fredric Jameson effectue une critique de la postmodernité.

Bruno Latour propose la notion de non-modernité. Dans Les Temps hypermodernes, Gilles Lipovetsky estime que la dissolution des structures propres à la postmodernité a été, depuis le milieu des années 1980, supplantée par l’hypermodernité, du fait d’une prise de conscience anxiogène de graves problèmes de dérégulations socioéconomiques, sanitaires et environnementales. Michel Tort, La Fin du dogme paternel, Paris, Flammarion, coll. Michel Tort, Le Désir froid : procréation artificielle et crise des repères symboliques, La Découverte, coll. Textes À L’appui, 1992, 340 p. Fernand Felix Schwarz, Le Sacré camouflé ou la crise du monde actuel, Bière, Suisse, Cabedita, 2014, 114 p. Une synthèse des théories du changement social tentant de dessiner ce que sera la société « postmoderne » de demain.

This entry was posted in Droit. Bookmark the permalink.