Les mots justes : Dictionnaire du questionnement philosophique PDF

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Le questionnement philosophique est la méthode pour tous les individus  » à la recherche de la vérité  » pour penser avec logique. Ce questionnement philosophique, au sens où l’entendaient les philosophes grecs de l’Antiquité, est la seule voie rationnelle possible pour accéder à la sagesse. Cette méthode, en formant l’individu à correctement se poser les questions, le transforme. Encore faut-il, pour ce faire, que les concepts maniés soient précisément définis et que le sens des mots exprimant ces concepts soient justes. C’est ce que proposent les auteurs : un ouvrage rassemblant l’essentiel des mots, valeurs et concepts permettant à l’  » l’honnête homme  » du XXIe siècle de parler et dire avec justesse. Ainsi, en utilisant les  » mots justes « , il pourra mieux appréhender et comprendre le monde, lui permettant de sortir de la confusion du sens.

Juif dans le monde et l’histoire. L’hellénisme, et sa composante doctrinale, la philosophie, sont introduits en Judée lors de la conquête de la Perse par Alexandre. Juifs, qui ont appris dans leur Livre que ce sont des abominations à YHWH. Idée de Platon ou la Métaphysique d’Aristote. Dieu abstrait, alors que le judaïsme croit en un Dieu personnel et impliqué dans le monde. Le monde est, selon Aristote, incréé et éternel, et la rétribution des actes est, si elle existe, collective et non personnelle. Toutefois, cette symbiose na pu se faire en Judée, mais parmi les Juifs installés dans le monde hellénistique, en particulier à Alexandrie.

C’est en effet à Alexandrie que le judaïsme, libéré des liens nationaux qui se rattachaient à la tradition en Palestine, s’imprègne de l’hellénisme ambiant. Sagesse de Salomon, présentent clairement l’éthique grecque dans le moule de la littérature sapientiale juive. Le texte s’adresse vraisemblablement à des païens, ou à des Juifs tentés par le paganisme. L’auteur laisse entrevoir des doctrines stoïciennes, en faisant de la Sagesse un être indépendant, existant en dehors de la divinité et servant de médiateur entre l’activité divine et le monde, dans lequel la raison divine est immanente. Hannah et ses sept fils — 2. C’est par le biais des Pères de l’Église que l’on connaît Aristobule de Panéas, dont certains fragments du commentaire qu’il fit de la Bible ont été conservés par eux.

Classé parmi les pères de l’Église, Philon n’est pas étudié, ni même réellement considéré comme un penseur juif en dépit de son indiscutable judéité. Il fut sans doute trop « grec » pour les rabbins, c’est-à-dire trop proche de la métaphysique et moins de la démarche rabbinique. EC, où les philosophes juifs sont fortement influencés par la philosophie islamique environnante, laquelle est fortement tributaire de la philosophie grecque, traduite du syriaque par Al-Farabi. Juifs, s’étant réfugiés dans le monde chrétien et ayant oublié l’arabe, durent développer une philosophie propre, laquelle comportait des influences chrétiennes, principalement de la scolastique. La philosophie des Mutazilites est conçue par eux comme un moyen de résoudre les problèmes de l’analyse scripturaire, principalement en ce qui concerne l’Unité et la Justice divines. Or, l’analyse scripturaire caractérise précisément les Karaïtes, des Juifs qui, ayant fait sécession du Talmud, reportent leur adoration tout entière sur la Miqra. Anan ben David de tous les courants juifs opposés à la Loi orale, trouve donc chez eux un accueil particulièrement favorable.

Dieu doit précéder la croyance en la révélation : ce n’est, selon eux, qu’une fois l’existence de Dieu, Sa sagesse et Son omnipotence établies, que la vérité de la Révélation est garantie. Aaron ben Elya de Nicomède, montrera des influences aristotéliciennes, surtout maïmonidiennes. En revanche, chez les Rabbanites, le Kalam sera en compétition avec le néo-platonisme, et sera supplanté plus tard par les doctrines d’Aristote. Le néoplatonisme, bien qu’originellement hénothéiste et païen, fut adapté puis adopté par de nombreux penseurs juifs, dont l’un des plus illustres représentants est Salomon ibn Gabirol. L’émanationnisme, la perfection infinie de l’Un, la montée de l’âme etc. Les philosophes juifs néoplatoniciens oscilleront souvent entre ces deux pôles, qui peuvent se confondre chez certains, comme Bahya ibn Paquda, que les Juifs connaissent sous le nom de Rabbenou Behaye. Juda Halevi ne s’élève pas contre la spéculation philosophique elle-même, dont il fait lui-même usage, y compris pour démonter des arguments philosophiques, mais contre la volonté de démontrer une identité entre vérité démontrée et vérité révélée.

Ce livre valut à Juda Halevi sa notoriété en son temps et de nos jours, bien qu’il fût déjà un poète réputé. Les idées d’Aristote eurent une répercussion importante et durable dans la philosophie juive, du fait de la stature spirituelle de son principal représentant, Moïse Maïmonide. De lecture malaisée, ce livre fut très vite surclassé par le « Guide des Egarés » de Maïmonide, paru peu après. Abraham ibn Dawd n’en est pas moins le premier Juif aristotélicien, et son œuvre compte parmi les ouvrages classiques de la philosophie juive du Moyen Âge.

La philosophie de Maïmonide fut, de son vivant même, l’objet de mesures et contre-mesures d’excommunication pour quiconque s’y adonnerait, et de controverses passionnées, dont le compte-rendu même fournit la matière du Minhat Kenaot d’Abba Mari, rédigé en 1306, plus d’un siècle après la mort du Maître. Il arrivait souvent que les acteurs de ces controverses adoptent une position partagée. Abraham ben David de Posquières, le plus ardent des critiques contemporains de Maïmonide, entreprit de démontrer que, toute admirable que fût son œuvre, d’autres opinions que la sienne pouvaient et devaient exister, en matière de halakha comme en matière de philosophie. Moïse Nahmanide, aussi versé dans la philosophie que dans la Kabbale, représenta la voie modérée dans les controverses autour de Maïmonide, proposant de casser le bannissement portant sur Maïmonide, mais maintenir, voire renforcer celui sur ses œuvres. Cette opinion fut rejetée, tant par les tenants que par les opposants à Maïmonide. Résolument philosophe, résolument rationaliste, résolument averroïste, Albalag franchit la limite qu’avait tracé Maïmonide : son interprétation du récit de la création suit de si près la thèse d’Aristote sur l’éternité du monde qu’il est traité d’hérétique.

Il n’en a traduit en réalité que les chapitres concernant la logique et la métaphysique. Albalag remarque qu’Al Ghazali ne réfute pas les philosophes mais ses propres erreurs, qu’il avait commises en se basant non sur les textes originaux d’Aristote, mais sur ces commentateurs, comme Avicenne. En composant son travail, Albalag travaille à un but principal : démonter l’idée populaire que la philosophie tend à saper les bases de la religion. Ces bases partagent le même but : le bonheur de l’humanité. La philosophie s’adressant à l’individu, alors que la religion s’adresse aux masses, ce qui explique leurs différences dans l’établissement des vérités : la philosophie démontre, alors que la religion enseigne. Cependant, Albalag, inspiré par Averroès, ne prétend pas que les doctrines philosophiques doivent entièrement coïncider avec les doctrines religieuses : la vérité philosophique nue est délétère pour les masses, obligeant les Écritures Saintes à adapter leur langage.

Dans les cas où l’adéquation entre raison et révélation semble vraiment impossible, Albalag propose une solution assez inhabituelle, la double vérité, retrouvée chez les Solastiques latins, qui enseigne que vérité philosophique et vérité prophétique sont deux vérités qui peuvent se contredire, bien que non mutuellement exclusives. Il semble toutefois qu’il y soit parvenu à la suite de ses propres spéculations, en combinant les théories inconciliables d’Averroès et d’Al Ghazali : l’enseignement philosophique est vrai d’un point de vue spéculatif et l’enseignement révélé est vrai à un niveau supérieur, celui de la prophétie, ces deux points n’étant pas les mêmes. Comment puis-je connaître Dieu, et savoir qu’Il est Un, à moins de savoir ce que signifie savoir, et ce qui constitue l’unité? Pourquoi cela devrait-il être abandonné aux philosophes des Nations?

Pourquoi Aristote devrait-il garder en sa seule possession les trésors qu’il a volé à Salomon ? Il partage néanmoins l’attitude rationalisante d’Averroès envers les miracles, les considérant comme des phénomènes naturels dont les causes physiques nous sont inconnues, et dont le contexte est trop lointain. De même, la prophétie doit se comprendre en tenant compte du fait qu’elle devait produire un effet marquant sur les foules, et s’adressait aux hommes de son temps. La « prescience » des prophètes est due à son analyse parfaite des tenants et aboutissants du présent et leurs conséquences.

Bien des assertions religieuses ne tendent pas tant à délivrer un message « vrai », qu’à enseigner aux foules comment se comporter et les motiver à le faire. Prophétie et la philosophie peuvent diverger, puisqu’elles ne sont pas de même nature. Cela dit, si nous savions pourquoi ils disaient ce qu’ils disaient, et pourquoi les miracles prennent la forme qu’ils prennent, peut-être nous apercevrions-nous que la prophétie pourrait être ramenée, à peu de chose près, à des vérités philosophiques plus aisément compréhensibles par le commun des mortels. Au vu des différences entre les contextes, époques, audiences, connaissances, langages, etc. En conséquence, le secret demeurait secret.

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