Les filles de joie 2 : L’heure bleue PDF

Cet article les filles de joie 2 : L’heure bleue PDF régulièrement de base à des conférences. Novembre 2002, texte désormais disponible en ligne ICI. De graves atteintes narcissiques Tout échec, chez qui que ce soit, et de quelque type qu’il soit, implique, presque par définition, une « atteinte de l’image de soi ».


Au Magnolia, Victoire s’habitue tant bien que mal à sa nouvelle vie. La routine y est lourde, cependant, avec ces hommes qui défilent sur elle soir après soir, comme un flot qui ne s’arrête jamais. Les permissions de sortir pour se changer les idées sont rares et les filles de joie doivent se soutenir mutuellement pour supporter leur vie particulière. Cela devient d’autant plus difficile avec Madame Angèle, qui ne manque pas une occasion de leur soutirer un maximum d’argent, et avec le fils de la matrone qui se fait de plus en plus envahissant. Victoire, d’abord éblouie par cette vie de luxe, découvre le revers de la médaille. Et ce n’est pas jolie à voir…
Heureusement, même si Clémence est toujours la grande favorite de la maison, Victoire a su se faire une place auprès des clients. Parmi eux, il y a Laurent, qui s’est pris d’une étrange passion pour elle et l’invite maintenant à des soirées privées. Là, la jeune femme fait la connaissance d’Émile, un artiste peintre sans le sou qui la fait poser pour lui et avec qui, pour la première fois, elle se sent en confiance. Mais une compétition entre Laurent et Émile s’installe, et Victoire est encore trop inexpérimentée aux jeux de la courtisanerie pour en saisir les véritables enjeux.
Avant tout, elle doit apprendre à se protéger. Vendre son corps, oui, mais préserver son âme à tout prix et ne jamais perdre de vue son objectif: quitter le Magnolia.
Y parviendra-t-elle un jour?

Mais l’échec scolaire tend à aggraver ces réactions habituelles, pour quatre raisons au moins. Autrement dit, l’enfant est narcissiquement dépendant, dans des proportions bien plus grandes que l’adulte. L’échec est précoce Les enfants qui réussissent mal à l’école, même ceux qui n’échouent pas dans les classes de l’enseignement spécialisé, sont presque toujours en grande difficulté dès le Cours Préparatoire. Voir sur ce point les études ministérielles sur les corrélations entre la scolarité en Cours Préparatoire et la réussite au Lycée. L’échec scolaire n’est probablement que très exceptionnellement le fruit de « circonstances malheureuses ». Peu de « hasards » ici : ce sont les plus « fragiles » qui échouent. L’école est au cœur des valorisations des enfants Enfin, aujourd’hui, dans nos sociétés développées, la scolarité est devenue, dans presque tous les milieux, la tâche essentielle des enfants : on demande d’abord à un enfant de « bien travailler à l’école ».

Le plus souvent, même, on ne lui demande que cela. Le travail scolaire est ainsi devenu sa plus importante source de reconnaissance, sinon la seule. Il consiste à effacer les traces conscientes de ces pulsions ou tentations. Le simple refoulement ne peut guère jouer ici, car les pulsions internes ne sont pas directement en cause. L’enfant, lui, tend à « agir » ses régressions. Il ne se réfugie pas mentalement dans des souvenirs agréables, comme le fait parfois l’adulte, et plus souvent encore la personne âgée. Il actualise dans des conduites ces situations antérieures.

La gestion psychopédagogique des problèmes posés par ces mécanismes régressifs est assez difficile. On est contraint de naviguer à vue entre deux écueils. Le déplacement Dans le déplacement, le désir narcissique, le besoin d’estime de soi, se détourne de l’activité scolaire où il ne trouve pas à se satisfaire, et tente de trouver des gratifications dans d’autres activités. Narcissiquement, c’est un comportement qui peut être très adaptatif si l’enfant trouve de fait ailleurs d’autres gratifications. Certains de ces déplacements, fréquents même chez les élèves de l’enseignement spécialisé, restent cependant liés au cadre scolaire. Il s’agit par exemple de « positions » intrascolaires comme celle de « pitre de la classe », ou de « caïd des cours de récréation » ou des sorties d’école. Toutes ces attitudes dénotent un maintien, plus ou moins perverti bien sûr, du « lien à l’école ».

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