Les derniers jours des rois PDF

Charles de Valois, frère du roi. Paris, BnF, département des manuscrits, ms. L’intrigue se développe dans un contexte de rivalité pour les derniers jours des rois PDF succession au trône de France de 1314 à 1356 sous les règnes de Philippe le Bel à Jean le Bon : cette rivalité débouche par les liens dynastiques sur une longue guerre entre la France et l’Angleterre.


La fin des rois et des empereurs de France et des Français racontée par les meilleurs historiens.

Comment sont morts les principaux souverains qui ont fait la France de Charlemagne à Napoléon III ?
Les meilleurs historiens actuels répondent pour la première fois à cette question dans des contributions qui conjuguent exigence scientifique et écriture enlevée.
Qu’elles soient criminelles, accidentelles, longues ou spectaculaires, toutes les morts sont à la fois tragiques et éminemment politiques, comme le démontre Patrice Gueniffey dans sa présentation.
La mort du monarque est paradoxalement le moment clé de son existence car elle conditionne son inscription dans la postérité. Sa fin marque un commencement car elle l’oblige à s’élever au-dessus de la souffrance par l’exemplarité et le sens de la grandeur.
Ce  » savoir-mourir  » est l’apanage des hommes d’Etat. Riche en anecdotes et découvertes, cet ouvrage sans précédent offre ainsi un regard inédit sur le tragique et la mystique du pouvoir à la française.

Avec: Georges Minois, Laurent Theis, Laurent Feller, Jacques Le Goff, Philippe Contamine, Jacques Heers, Didier Le Fur, Jean-François Solnon, Jean-Pierre Babelon, Françoise Hildesheimer, Jean-Christian Petitfils, Simone Bertière, Patrice Gueniffey, Thierry Lentz, Daniel de Montplaisir, Jean-Paul Bled, Arnaud Teyssier et Eric Anceau.

L’œuvre littéraire comprend au total 7 volumes publiés de 1955 à 1960, le dernier en 1977. Elle a donné lieu à deux adaptations télévisées en 1972 et en 2005. Les évènements relatés interviennent à un moment où la royauté s’efforce de construire un État qui émerge et s’affirme au détriment de l’ordre féodal, les grands seigneurs gardant bien souvent pour objectif de consolider et accroître leur situation personnelle. Les Rois maudits est également l’occasion de montrer l’articulation entre les différentes branches de la maison prolifique issue de Hugues Capet. Philippe le Bel, réputé glacial et majestueux, règne d’une main de fer sur la France.

Sous son règne,  la France est grande et les Français malheureux . Isabelle de France, mariée à Édouard II, roi d’Angleterre. Ainsi tout semble aller pour le mieux, puisque la descendance est apparemment largement assurée, et que de plus un rapprochement entre la France et l’Angleterre est assuré grâce au mariage d’Isabelle. Cependant, de la découverte de l’adultère des belles-filles du roi jusqu’à la revendication du trône de France par Edouard III d’Angleterre, en passant par les intrigues des membres de la famille royale, bien des péripéties vont finir par aboutir à déclencher la guerre de Cent Ans. Parallèlement à cela, un conflit agite l’Artois. En effet, un fait inhabituel est survenu dans la famille du comte : Philippe d’Artois est mort du vivant de son père, le comte Robert II.

Druon bâtit sa trame sur l’histoire réelle, sur les légendes promues réalités historiques et sur les personnalités de l’époque, de 1314 jusqu’aux débuts de la guerre de Cent Ans. Maurice Druon n’a jamais caché que sa série  Les Rois maudits  avait été le résultat d’un travail d’atelier. Les six premiers volumes sont publiés entre 1955 et 1960 par Del Duca. Ils font l’objet d’une nouvelle édition, corrigée sur la forme, en 1965 et 1966. C’est avec le tome 6 que s’arrête l’histoire proprement dite des Rois maudits. Une nouvelle adaptation, réalisée par Josée Dayan et scénarisée par Anne-Marie Catois, est diffusée en France sur France 2 en 2005 et au Canada sur Radio-Canada en 2006. Les puissants seigneurs qui détiennent le pouvoir, qu’ils soient rois, ducs, comtes, barons, papes ou évêques, sont souvent décrits comme égocentriques, avides d’honneurs et d’argent, voire cruels.

Les seigneurs de l’époque mènent grand train de vie, dépensent leurs revenus et s’endettent sans compter auprès d’hommes d’affaires, tel le banquier lombard Tolomei. L’auteur montre l’absence d’intérêt et même le mépris des puissants pour un peuple affligé par les impôts, la guerre, les pillages et les viols. Robert d’Artois est décrit comme une force de la nature animée par les passions humaines, le portrait masculin de sa tante Mahaut. L’ouvrage dresse au demeurant un portrait moral accablant de Robert d’Artois. Dans l’écheveau d’ambitions individuelles se distinguent les personnalités qui ont le sens de l’intérêt public. Les maisons nobles finissent par s’éteindre pour cause d’extinction des lignées masculines, ce qui aboutit à la concentration des seigneuries entre quelques mains. L’histoire qui débute par la succession d’Artois va aboutir à l’émergence d’une vaste principauté qui prendra la forme d’un État.

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