Les Castes dans L’Inde: Les faits et le système PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Une réorganisation et une clarification du contenu les Castes dans L’Inde: Les faits et le système PDF nécessaires. Une petite fille dalit en Andhra Pradesh. Dalits ont créé plusieurs mouvements politiques afin de défendre leurs droits.


Si je vois juste, les castes n’ont jamais existé exactement telles qu’elles nous sont présentées dans les « Dharmaçâstras », pas plus aux époques plus récentes que dans la période à laquelle correspondent les hymnes; aucune preuve, en revanche ne nous force à admettre qu’elles n’aient pas existé dès les temps védiques, quoique dans une phase sans doute moins avancée de leur histoire. C’est au contraire un postulat qui s’impose, s’il est vrai que tous les germes d’où elles sont sorties dans l’Inde des conditions et du milieu propres au pays, remontent au patrimoine commun des races Indo- Européennes. Entre les Hymnes et les Livres de loi, elles ont pu prendre d’elles- mêmes une conscience plus nette, développer logiquement certaines conséquences de leurs principes générateurs; elles n’ont pas été créées de toutes pièces. Ce qui est nouveau, entre les deux époques, c’est l’achèvement du système brahmanique qui, jusque dans le présent, domine théoriquement tout l’édifice de l’hindouisme…..

La société indienne est traditionnellement divisée en quatre grandes classes sanctionnées par la religion hindoue. Tous prêtent allégeance aux valeurs brahmaniques : il ne suffit pas d’être un simple  paysan  pour être vaishya, mais soutenir aussi le Dharma. Il n’y a pas de cinquième varna. Chacun de nous a des occupations qui lui sont propres.

Varna n’a rien de commun avec la caste telle que nous la connaissons aujourd’hui. Les castes sont une institution humaine, tout juste bonne à être détruite, mais varna est une loi divine. Nous proclamons notre conviction que l’intouchabilité, non seulement ne fait pas partie intégrante de l’hindouisme, mais encore est un fléau que chaque hindou a le strict devoir de combattre. Si l’on accepte l’hypothèse de la théorie de l’invasion aryenne, on obtient grossièrement l’organisation suivante de la société indienne : les trois premiers varnas, celles des  deux fois nés , correspondent alors aux groupes constitués de l’envahisseur indo-européen, groupes que l’on retrouve dans les zones où les Indo-européens se sont implantés. Jati,  Naissance , et n’ont donc aucune réalité d’un point de vue de la religiosité hindoue.

Dans le cas d’un contact physique, cela pouvait se terminer par la mise à mort du hors-caste. La situation des intouchables à Burj Jhabbe est la même que dans le reste de l’Inde. Comme dans la plupart des autres villages, pas un seul d’entre eux n’y possède des terres. Les fonds gouvernementaux destinés à améliorer leur sort sont usurpés par les membres du conseil du village, tous de caste supérieure. Ils vivent dans de petites huttes d’argile et de chaume.

Ils sont employés comme journaliers dans les champs ou accomplissent des corvées pour des salaires de misère. L’éducation leur était interdite avant l’indépendance, ce qui obérait toute promotion sociale. Pour tenter de sortir de leur condition, les Dalits font souvent des conversions en masse vers le bouddhisme ou vers le christianisme, mais préfèrent le premier au second, parce que le premier a des racines dans la culture indienne. Ceux qui, au début du siècle dernier, pouvaient perdre la vie sous prétexte que leur ombre venait toucher le corps d’un brahmane, grâce au bénéfice de l’alphabétisation et au mécanisme des discriminations positives, trouvent aujourd’hui leur force dans l’organisation politique. Le père de cette constitution, Bhimrao Ramji Ambedkar, était lui-même dalit.

Ainsi, en Uttar Pradesh, le Bahujan Samaj Party, le parti politique des Dalits est parvenu au pouvoir et s’y est maintenu un an et demi, permettant l’intégration de hauts fonctionnaires dalits dans l’administration de l’État. Brâhmanes vivant dans une extrême misère et les Intouchables aisés sont aujourd’hui loin d’être rares. Je crois que c’est un mot anglais qui devrait s’appliquer plutôt aux brahmanes. Les prêtres doivent éviter toute pollution, on ne peut donc pas les toucher.

En fait, ceux qu’on en est venu à appeler  intouchables  sont les vidangeurs, les travailleurs du cuir, les bouchers. Dans un pays où le typhus, la variole, le choléra sont endémiques, ces gens, pour des raisons d’hygiène, doivent vivre en dehors du village et on doit éviter d’entrer en contact avec eux. Bhimrao Ramji Ambedkar, le principal rédacteur de la constitution indienne. Kocheril Raman Narayanan, devenu en 1997, le premier intouchable élu Président de la République de l’Inde, poste qu’il a occupé jusqu’en 2002.

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