Le travail dans les cultures monothéistes : Judaïsme, christianisme, islam de l’Antiquité au XVIIIe siècle PDF

Articles détaillés : Judéo-christianisme, Christianisme ancien et Origines du christianisme. On ne connaît l’histoire des chrétiens du premier siècle que par les Actes des Apôtres et certaines épîtres de Paul, textes produits par les premières communautés chrétiennes. L’historien fera donc de ces textes une analyse critique documentaire alors que le croyant adhère d’abord au message transmis par ces textes du Nouveau Testament. Dans l’Ancien Testament, le mot hébreu qahal auquel correspond  église  désigne le peuple le travail dans les cultures monothéistes : Judaïsme, christianisme, islam de l’Antiquité au XVIIIe siècle PDF Dieu rassemblé dans le désert après l’Exode.


Réfléchir sur le travail, c’est s’interroger sur sa représentation socio-historique pour comprendre sa place dans nos sociétés d’aujourd’hui. Quelle était la valeur du travail dans les cultures grecque, hébraïque, chrétienne et musulmane ? L’ambition de ce livre est une réflexion sur l’interculturel et l’interaction entre les différentes traditions culturelles païennes et monothéistes dans la construction de la notion  » moderne du travail « . En effet, la représentation du travail varie d’une époque à l’autre et d’une culture à l’autre. Ainsi, en Grèce, travailler avait-il un sens péjoratif, attaché à la nécessité, condition contraire de l’homme libre. Les premières interprétations chrétiennes ont hérité de cette représentation. Quant au judaïsme et l’islam, ils ont encouragé les activités rentables. Et ce n’est que récemment (XVIIIe siècle) que la conception du travail comme une activité essentielle de l’homme émerge en Occident chrétien. Cette nouvelle représentation est portée par les influences des écrits (judéo-arabes et arabo-musulmans) et les échanges commerciaux avec le monde musulman au cours des Xe-XIIIe siècles et les courants philosophiques, scientifiques et économiques du XVIIe et du XVIIIe siècle de l’Occident latin.

Les premiers  chrétiens  sont des Juifs qui ont reconnu en Jésus le Messie annoncé par les prophètes. Rapidement deux tendances apparaissent dans la communauté chrétienne. D’une part le  parti des hébreux  groupé autour de Jacques, un cousin du Christ, reste attaché aux observances juives. D’autre part, un  parti des hellénistes  également composé de juifs, mais qui parlent le grec fait preuve de plus de détachement vis-à-vis de la communauté juive. Ce n’est qu’au bout de vingt ans que l’Église s’échappe du milieu juif et cette nouvelle orientation tient beaucoup à l’influence de Paul de Tarse, un juif de la Diaspora, de culture grecque, dans la mouvance des pharisiens. Christ sur le chemin de Damas. Les Actes des apôtres décrivent en effet trois persécutions successives : la première a surtout touché les hellénistes.

Jacques, le frère de l’évangéliste Jean, et l’arrestation de Pierre. En 49, des débats parfois violents opposent Paul et Barnabé d’une part et des  personnages venus de Judée  à propos des rapports avec les païens. Les pagano-chrétiens sont également appelés  gentils . En 49, un  concile , rassemblé à Jérusalem tranche en faveur de Paul :  L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas vous imposer d’autres charges que celles-ci qui sont indispensables : vous abstenir des viandes immolées aux idoles, du sang, des chairs étouffées et des unions illégitimes. Paul effectue de nombreux voyages missionnaires à travers le bassin méditerranéen. Ils convertissent aussi bien des juifs que des païens. En 45, le premier voyage, en compagnie de Barnabé, conduit Paul en Pamphylie et en Lycaonie.

Paul qui meurt martyr en 67. En 69-70 se déroule en Palestine une guerre d’indépendance menée par le parti des Zélotes qui se termine par la chute de Jérusalem. Tous les fidèles vivaient unis, et ils mettaient tout en commun. Ils vendaient leurs terres et leurs biens et ils en partageaient le prix entre tous d’après les besoins de chacun.

D’un seul cœur, ils fréquentaient quotidiennement le temple. La prédication chrétienne s’articule autour de trois éléments principaux. D’abord, le témoignage rendu par les Apôtres des événements dont ils avaient été les témoins oculaires, où dont ils étaient les dépositaires par la révélation : la passion, la résurrection et l’ascension de Jésus. Pierre à Rome alors que l’Évangile de Matthieu s’adresse particulièrement aux Juifs et celui de Luc aux Grecs. Pour les catholiques, c’est le Christ qui a initié la structuration hiérarchique de l’Église en choisissant les Apôtres et en donnant à Pierre une place privilégiée. La reconnaissance de certains personnages qui n’étaient pas des disciples du Christ, comme Barnabé, Tite ou Timothée marque l’apparition de l’épiscopat avec une continuation authentique dans l’apostolat, l’enseignement, la sanctification et le gouvernement. L’historien ne trouve que deux textes de sources païennes pour recouper les textes du Nouveau Testament.

L’historien puise dans le Nouveau Testament des informations exceptionnelles sur le développement du christianisme, en particulier sur la personnalité et l’action de Paul, mais il lui incombe d’établir des limites entre les informations historiques et les rajouts à visée apologétique qu’un ou plusieurs auteurs auraient accumulés dans ce qui deviendrait finalement le texte canonique d’une religion déjà structurée. Il est donc aussi légitime pour l’historien de considérer le même objet d’étude, à savoir les milieux concernés par le Nouveau Testament comme une partie de l’histoire du judaïsme de l’époque que comme la naissance de l’église catholique. Encore peu implanté vers 125 à l’ouest du bassin méditerranéen, à part quelques îlots comme Rome, le christianisme continue sa pénétration dans le demi-siècle qui suit. L’Égypte est à nouveau touchée, surtout à Alexandrie qui est la grande métropole régionale. L’Afrique est abordée, à partir de Carthage. Vers 300, le centre de gravité du christianisme reste déporté vers les églises d’orient, c’est-à-dire celles qui se sont établies en Égypte, en Syrie et surtout en Asie mineure.

Les paysans chrétiens restent peu nombreux, sauf dans quelques régions où la population chrétienne était spécialement dense, comme en Anatolie ou en Afrique. Il n’existe pas de date précise où le christianisme se serait séparé du judaïsme. Cependant la fin du premier siècle, après la destruction du Temple de Jérusalem, en 70, a été une période où le christianisme s’est éloigné du judaïsme. En se structurant à l’extérieur du judaïsme, les chrétiens sont amenés également à se différencier entre eux : d’une part, la  grande Église , affiche l’image des douze apôtres et de Paul et se réclame de leur tradition. La Grande Église reconnaît l’Ancien Testament comme un ensemble d’écrits inspirés et délimite un certain nombre d’écrits  canoniques  qui constituent le Nouveau Testament. Les premiers écrits philosophiques chrétiens sont indépendants de ces rivalités internes au judaïsme ou au christianisme.

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