Le risque d’être PDF

La notion de risque est également liée à la gravité des conséquences de l’aléa dont la survenue est probable. Prédire ou prévoir les conséquences des aléas fait partie de l’analyse et la le risque d’être PDF des risques. Le risque possède également d’autres définitions quand il a trait à des situations commerciales ou techniques.


Le poète Pierre Emmanuel, mort le 22 septembre 1984, trois semaines après la sortie du Grand œuvre, a su en décembre 1983, neuf mois auparavant, que commençait pour lui  » l’émerveillante gestation de la mort « . Vingt ans après sa mort, nous sommes bien des lecteurs d’un autre temps, et pourtant à chaque page nous frappe la pertinence du propos. De quand date donc telle réflexion sur l’école, tel constat sur la désaffection prévisible des citoyens pour la  » chose publique « , telle révolte contre le nivellement opéré par la télévision ou telle analyse sur le malaise de la jeunesse ou sur la violence dans les banlieues, pour que tout cela sonne, incroyablement juste à nos oreilles ? Comment ces chroniques ancrées dans le plus quotidien de l’événement ou de la rencontre peuvent-elles nous dire quelque chose de l’essentiel qui aujourd’hui encore devrait nous occuper ? C’est certainement que le monde et la vie humaine changent moins que la modernité voudrait nous le faire croire. Mais c’est aussi peut-être d’abord que ce sont là chroniques de poète. D’un poète qui n’a jamais considéré que la poésie soit un art du rêve ou de l’absence au monde mais au contraire qu’elle est le langage même de la réalité qui, nous y incarnant, nous enfante au réel. Anne-Sophie Constant.

Par exemple, l’exposition au tabac est un facteur de risque pour le cancer du poumon. Les pompiers sont entrainés à la prise de risques. Pourquoi, alors que l’espérance mathématique de gain à un jeu est infinie, les joueurs refusent-ils de jouer tout leur argent ? Cependant ces deux auteurs divergent sur la fonction d’utilité : logarithme naturel pour Bernoulli et racine carrée pour Cramer.

En économie, depuis les années 1920 et l’analyse de Frank Knight, on distingue le risque de l’incertitude. Le risque est une notion difficile à cerner mais de façon générale, on peut dire que c’est une contingence indésirable, appréhendée, relativement anodine et peu probable. Par appréhendée, on entend par là que le risque est connu au préalable. L’exposition au risque résulte donc souvent d’une démarche consciente, appelée prise de risque.

Le risque est généralement anodin, mais tout de même suffisamment nuisible pour être indésirable. On dira par exemple de quelqu’un qui sort tête nue par temps froid qu’il court le risque d’attraper un rhume, tandis qu’on dira qu’il se met en danger s’il traverse une rue sans regarder. Un risque est une contingence peu probable, ce qui constitue une autre différence par rapport au danger. On parle en effet de danger lorsque la probabilité d’occurrence et les conséquences sont importantes, tandis que le risque existe dès lors que sa probabilité d’occurrence n’est pas nulle. On dira a minima que le risque est faible. L’appréciation de ces différents critères est hautement subjective, ce qui peut justifier que dans les domaines scientifiques et techniques une définition quantifiable et plus rigoureuse du risque a été recherchée. En 1986, l’Allemand Ulrich Beck publie Risikogesellschaft, un livre qui traite la question des transformations sociales contemporaines sous le concept de risque, traduit en France quinze ans plus tard, en 2001, sous le titre La société du risque.

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