Le dernier combat de Lénine PDF

Cependant, c’est sur la question des statuts du parti que se fait la division. Martov à ceux qui adhèrent au programme du Congrès. Derrière ces formulations le dernier combat de Lénine PDF en jeu la conception d’un parti constitué de révolutionnaires professionnels pour Lénine, ou au contraire d’un parti de masse, largement ouvert à l’intelligentsia pour Martov.


En décembre 1922, Lénine est frappé par une hémiplégie. Malade, il doit combattre contre l’appareil du Parti communiste, son parti. Le secrétaire général Staline, tente de lui interdire l’accès aux informations sur les activités du gouvernement soviétique. Lénine prend conscience que la «dictature du prolétariat» devient la domination de quelques hommes et se rapproche de Trotsky pour lutter contre le nationalisme «grand-russe» et la puissance croissante de la bureaucratie. Pendant douze semaines, il va essayer d’enrayer la dégénérescence de l’URSS. Il dicte à ses secrétaires, quasi clandestinement, des notes, des lettres et notamment son «testament» dans lequel il préconise la mise à l’écart de Staline. Un testament qui sera ensuite caché et dont on niera l’existence. Le 21 janvier 1924, Lénine meurt. Joseph Staline peut triompher. Ce n’est qu’en 1956 que les autorités soviétiques reconnaîtront les «crimes de Staline». Puis le «testament» est à nouveau rendu public. Il faudra attendre encore près de dix ans pour que soit publié le «Journal des secrétaires de Lénine» que Moshe Lewin a contribué à faire traduire et connaître dès 1965. Dans ce livre, loin des visions manichéennes, Moshe Lewin décrit le combat de Lénine, son dernier combat, contre ce qui se dessine : la contre-révolution stalinienne.

Ils préconisent l’alliance avec la bourgeoisie progressiste qui s’apprête à partager le pouvoir avec le tsar. Les bolchéviks préconisent la reprise du travail clandestin dans les centres industriels commencé avant 1905. Ils appellent au boycott de la Douma, en se fixant le but de faire tomber cette  caricature  de représentation populaire. Les bolcheviks se refusaient résolument à reconnaître que la bourgeoisie russe fût capable de mener à bien sa propre révolution et poussaient au contraire à une alliance entre les paysans et les ouvriers pour mener à bien la révolution socialiste. Or, la bourgeoisie tenait elle-même à faire alliance avec la monarchie : en effet, la bourgeoisie russe restait hostile à l’expropriation de la grande propriété foncière, et c’est précisément pour cette raison qu’elle était pour un compromis avec la monarchie, sur la base d’une constitution du type prussien. Déjà à l’époque, Lénine mettait en avant la question agraire comme le problème central de la révolution démocratique en Russie.

Le nœud de la révolution russe, répétait-il, c’est la question agraire. Georgui Plekhanov d’une alliance du prolétariat avec la bourgeoisie libérale, Lénine opposait l’idée d’une alliance du prolétariat avec la paysannerie. Russie du bric-à-brac féodal, de créer une couche de petits cultivateurs libres et d’ouvrir la voie au développement du capitalisme, non pas à la manière prussienne, mais américaine. La victoire de la révolution, écrivait-il, ne peut être accomplie que  par la dictature, parce que la réalisation des réformes qui sont immédiatement et absolument nécessaires au prolétariat et à la paysannerie provoquera une résistance désespérée chez les propriétaires fonciers, les grands bourgeois et le tsarisme.

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