Le Concours du prix de Rome de musique (1803-1968) PDF

L’Académie est souvent nommée  Villa Médicis  par métonymie, en référence au palais l’hébergeant. Fondée en 1666 par Colbert, l’Académie de France le Concours du prix de Rome de musique (1803-1968) PDF Rome est d’abord située dans une maison sur les pentes du Janicule près du monastère de Sant’Onofrio.


Par son prestige, le prix de Rome fut, entre 1803 et 1968, l’objet de toutes les convoitises et de toutes les cabales. Taxé d’académisme, dénigré voire moqué, il est aujourd’hui devenu le synonyme du mauvais goût d’un « romantisme » jugé décadent. Pourtant, un constat s’impose : au lieu de se borner à la répétition annuelle d’un processus immuable, le prix de Rome s’adapte en fait souplement à des contingences pédagogiques, politiques et esthétiques remises en question de façon permanente. Première étude d’envergure sur le sujet, cet ouvrage propose une vue d’ensemble de l’histoire de l’épreuve et de son fonctionnement, en même temps qu’il offre plusieurs focalisations sur des aspects précis du concours (l’importance du prix dans la carrière d un compositeur, la subjectivité des discours berlioziens, les rapports politiques entre Institut et État, la liberté de créativité face à la contrainte du « style académique », l’ouverture du concours aux femmes, etc.). Il devenait urgent de rendre à cette institution trop souvent critiquée mais à dire vrai mal connue sa véritable place dans l’histoire de la musique française, et de rectifier les mythes et croyances qui entourent encore le si célèbre « prix de l’Institut »… lequel compte parmi ses lauréats Berlioz, Gounod, Bizet, Massenet, Debussy et Dutilleux !

1684 dans le palais Capranica, aujourd’hui théâtre Valle. En 1803, Napoléon Bonaparte transfère l’Académie de France à Rome à la villa Médicis. Au début, la villa et ses jardins sont dans un triste état et doivent être rénovés pour accueillir l’ensemble des lauréats du prix de Rome. Ces derniers y font alors un séjour de trois à cinq ans selon les disciplines.

Empereur du Brésil, Pedro II, visitant les ateliers de l’Académie de France, à Rome. Le bâtiment et ses dépendances ont fait l’objet d’une nouvelle campagne de réhabilitation et de modernisation dont la restauration de la façade sur les jardins constitue l’étape la plus spectaculaire. Ces travaux se sont déroulés entre 2004 et 2007 sous la direction de Richard Peduzzi. Depuis quelques années, la villa Médicis s’ouvre sur l’extérieur et présente expositions et spectacles élaborés par ses pensionnaires.

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