La Voie de l’épée: La France et la guerre (Notes 2015) PDF

L’empereur élu, appartenant à la maison d’Autriche, règne sur le Saint-Empire, il est également roi de Bohême et de Hongrie et a comme allié la Prusse, dont la partie située hors de l’Empire est un État indépendant. La présence, non la Voie de l’épée: La France et la guerre (Notes 2015) PDF des frontières, de l’armée des émigrés a également alimenté cette crise en Europe.


Comment les armées font-elles face à leurs défis ? Comment les organisations, entreprises, administratons, font-elles face à leurs missions ? Qu’ont les unes à apprendre des autres ? Telles sont quelques unes des questions abordées depuis septembre 2011 sur le blog La Voie de l’épée.

Cet ouvrage est le quatrième recueil des réflexions, d’analogies historiques, de témoignages, d’humeurs sur ces thèmes. Il est plus particulièrement consacré aux événements de l’année et à la manière dont la France fait face à ses ennemis djihadistes.

La prise de la Bastille, par l’Anglais Henry Singleton. Dans l’ensemble, les souverains des anciennes monarchies gardent leur sang-froid. Les 20 et 21 juin, la fuite de Louis XVI et son arrestation à Varennes provoquent le durcissement du mouvement populaire. La république devient tout à coup, dans l’esprit de certains, un régime possible, bien que les sociétés populaires jugent les principes républicains inapplicables dans un pays aussi grand que la France. Retour de Varennes – Arrivée de Louis Seize à Paris, de Jean Duplessis-Bertaux. Les modérés s’unissent pour soutenir le roi menacé.

La veille, Louis XVI a été rétabli sur son trône par les décrets des 15 et 16 juillet votés par la Constituante, dominée par les députés constitutionnels et royalistes, qui veulent terminer la Révolution. Léopold II, déjà peu enclin à une intervention en France, n’est pas foncièrement opposé aux réformes constitutionnelles, et approuve le choix de Louis XVI, ce qui ôte à Marie-Antoinette, du moins dans l’immédiat, toute illusion de retour à l’ordre ancien. Le décret du 15 juillet innocentant Louis XVI après sa fuite, est contesté le 16 juillet par une pétition demandant sa mise en accusation. Les partisans de la Constitution de 1791 décident de créer leur club rue Saint-Honoré, dans l’ancien couvent des Feuillants, dont ils prennent le nom. Dans un premier temps, cette rupture paraît favorable aux Feuillants. Issus de la scission des Jacobins, les Feuillants, ou monarchistes constitutionnels, sont aux Affaires, et prétendent conseiller la Cour. Ce sont des modérés représentant une certaine bourgeoisie et la noblesse aux idées avancées.

Cette politique est vouée à l’échec dès le début, car seuls les Feuillants sont sincères. Estampe caricaturale anonyme, montrant le débat sur la guerre au club des Jacobins en janvier 1792. Ce dispositif n’est pas accepté par la plupart des Jacobins et des sociétés populaires. La Constitution se trouve, en conséquence, gravement contestée. Ainsi, la politique qu’ils essayent de mener se révèle sans prise sur l’Assemblée comme sur l’opinion. Composition de l’Assemblée législative en septembre 1791.

Depuis l’affaire du Champ-de-Mars, les Feuillants paraissent maîtriser la situation politique en France. Par rapport à la Constituante, un glissement à gauche s’est amorcé. La droite est désormais constituée des Feuillants, représentés par 250 députés attachés à la Constitution. Le Centre, fort de 345 députés, est le plus nombreux. Ce Centre, appelé aussi  Indépendants , ou bien  le Marais , est attaché à la Révolution. C’est une masse instable, que chaque grand parti essaiera d’amener à ses vues tout au long de la durée de la législature. Ils joueront un rôle prépondérant jusqu’au 10 août 1792.

This entry was posted in Entreprise et Bourse. Bookmark the permalink.