La mort de Roland PDF

La mort de Roland PDF ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. Jean Marie Roland ministre de l’intérieur, estampe de Nicolas Colibert, Paris, BnF, département Estampes et photographie, 1792-1793.


Face aux Musulmans d’Espagne, la tentative de Charlemagne d’établir en 778 à Saragosse un avant-poste de la Chrétienté échoue après deux mois de siège. Au retour vers l’Aquitaine, dans les Pyrénées, une nouvelle épreuve : l’armée franque va être à la fois confrontée à d’anciens Wisigoths islamisés et à des montagnards vascons repliés sur leurs croyances anciennes. Roland y laissera sa vie. Avant ce qui deviendra l’épopée de la fameuse Chanson de Roland, il y a Charles, roi des Francs encore jeune (trente-six ans), porte-parole d’une conscience collective chrétienne et européenne qui s’affirme à nouveau après les invasions barbares. Le revers de Roncevaux et la mort de Roland ne sont sans doute qu’un accroc de l’Histoire. Mais notre imaginaire et nos livres d’histoire lui ont donné un éclat particulier. Ce roman s’appuie sur les historiens d’une part, l’ethnologie et l’archéologie contemporaines d’autre part : deux sources réunies ici pour retrouver des événements peu connus et pourtant parmi les plus célèbres du haut Moyen Age.

Sa santé ne lui permettant pas de s’embarquer pour les Indes comme il le souhaitait, Jean Marie Roland entreprend de faire carrière dans le commerce et les manufactures et entre bientôt dans le corps des inspecteurs des manufactures. En 1776, il rencontre la jeune Manon Phlipon, qui a vingt ans de moins que lui. Homme honnête, rigoureux, sévère même, grand travailleur, il demande la main de Manon qui l’a séduit. Le mariage toutefois ne se fait pas tout de suite, d’autant que monsieur Philipon refuse son autorisation. En 1780 cependant, alors qu’il vient d’être nommé inspecteur des manufactures à Amiens, il épouse Manon. Pélussin, puis s’est mécanisée en 1752, sous forme d’une manufacture royale qui utilise les travaux mécaniques et Vaucanson et emploiera jusqu’à 2000 ouvriers en 1830. Installé ensuite à Amiens de 1781 à 1784, il publie deux ouvrages sur l’art : du fabricant d’étoffes en laine, puis l’Art du fabricant de velours de coton.

Avec sa femme, Roland accomplit aussi un voyage d’étude en Angleterre. Roland de la Platière vers 1792-1793, dessin, musée Carnavalet. Partisan des idées nouvelles, l’inspecteur des manufactures est élu en 1790 au conseil général de la commune de la ville, qui l’envoie à Paris l’année suivante, afin de démontrer à l’Assemblée l’état déplorable du commerce et des manufactures dans la région lyonnaise. Le 10 juin 1792, le ministre de l’Intérieur adresse une lettre à Louis XVI rédigée par Manon, dans laquelle il adjure le roi de renoncer à son veto et de sanctionner les décrets.

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