La Mettrie (1709-1751), Le matérialisme clinique : Suivi de Le chirurgien converti PDF

Médecin libertin, il défendit un matérialisme radical, et refonda, après René Descartes, le mécanisme. Il fait ses humanités au collège de Coutances. Il y défend des thèses matérialistes, provoquant un scandale qui lui fait perdre sa place de médecin la Mettrie (1709-1751), Le matérialisme clinique : Suivi de Le chirurgien converti PDF Gardes-Françaises.


« Je veux dire librement ce que je pense « , proclamait l’auteur de L’Homme machine. On comprend qu’il ait autant dérangé ses contemporains et que malgré l’éloge qu’avait fait de lui le roi de Prusse Frédéric II, auprès de qui il a fini ses jours, la postérité ne l’ait guère épargné : il n’a jamais cessé de combattre le charlatanisme, les préjugés et l’intolérance. C’est que La Mettrie était à la fois médecin et philosophe. En examinant tout ce qui dans sa pensée est lié à la pratique médicale, on voit se dessiner avec plus de netteté un moment souvent méconnu de l’histoire de la médecine : la querelle qui a opposé les médecins et les chirurgiens alors que la chirurgie commençait à gagner ses lettres de noblesse. Mais ce livre, écrit à la veille du tricentenaire de la naissance du philosophe malouin, est davantage qu’un état des lieux historique et biographique. Il explore la manière dont La Mettrie a pris part à ce qui sera le combat idéologique des Lumières et ajouté, avec une interprétation du monde mécaniste, matérialiste et athée, un épisode nouveau à la longue conquête de la rationalité dans laquelle sont associées dès l’origine la philosophie et la médecine.

Le livre est condamné et brûlé publiquement par arrêt du Parlement en 1746. En 1748, il devient membre de l’Académie royale des sciences et des lettres de Berlin. Il meurt le 11 novembre 1751 à Potsdam. Les plaisirs sensuels, célébrés par La Mettrie, lui furent fatals, puisqu’il mourut des suites d’une indigestion. Les détracteurs de la philosophie de La Mettrie utilisèrent sa mort pour déclarer que sa disparition précoce était la conséquence logique de sa sensualité athée. L’ambassadeur du roi d’Angleterre, Tirconnel, très reconnaissant envers La Mettrie de l’avoir soigné d’une maladie, avait donné une fête en l’honneur de son rétablissement.

La Mettrie, pour montrer sa gourmandise ou sa constitution robuste, dévora une grande quantité de pâté aux truffes. Le résultat fut qu’il développa une fièvre, fut gagné par le délire et mourut. Mettrie mourut dans la maison de mylord Tirconnel, ministre-plénipotentiaire du roi d’Angleterre, auquel il avoit rendu la vie. Cependant, dans une lettre confidentielle destinée à la margravine de Bayreuth, Frédéric II écrivit :  Il était joyeux, un bon diable, un bon docteur, mais un très mauvais auteur. En n’ayant pas lu ses livres, on peut s’estimer très content.

Il mentionne ensuite que La Mettrie eut une indigestion due au pâté de faisan. Cependant, la cause réelle de sa mort fut vraisemblablement la saignée que La Mettrie s’était lui-même prescrite. Ses Œuvres philosophiques furent publiées après sa mort en plusieurs éditions, respectivement à Londres, Berlin et Amsterdam. La Mettrie considère que tous les philosophes passés se sont trompés par leurs raisonnements sur l’Homme a priori. Seule la méthode empirique lui paraît légitime. La Mettrie eut peu de succès de son vivant. Mais Sade le tenait pour un des esprits les plus clairvoyants.

Friedrich-Albert Lange tenta de le réhabiliter. Une allée porte son nom au jardin conservatoire du château de Soye à Plœmeur, dont son neveu Laurent Esnoul Deschateles était le propriétaire. Plaisir, ingrat plaisir, c’est donc ainsi que tu traites qui t’a tout sacrifié ! Si j’ai perdu mes jours dans la volupté, ah ! Grands Dieux, pour les reperdre encore !

Certaines sources estiment qu’il serait né le 25 décembre, et c’est ce que dit Frédéric II de Prusse dans son Éloge de la Mettrie. Michel Onfray, Contre-histoire de la philosophie, vol. Mettrie par Frédéric II de Prusse. Voir à ce sujet les récents travaux d’Olivier Côté sur la nature des liens entre hédonisme et amoralisme chez La Mettrie, en particulier l’article Les plaisirs de l’amoralisme .

Le site allemand LSR-Projekt est consacré à l’étude des œuvres de Julien Offray de La Mettrie, de Max Stirner et de Wilhelm Reich. La Mettrie et l’art d’éprouver de la volupté. Olivier Côté a rédigé un article consacré au problème de l’hédonisme et de l’amoralisme chez La Mettrie. Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 6 décembre 2018 à 17:49. Médecin libertin, il défendit un matérialisme radical, et refonda, après René Descartes, le mécanisme. Il fait ses humanités au collège de Coutances.

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