La jouissance chez Freud PDF

L’adjectif Katharos associe la propreté matérielle, celle du corps et la pureté de l’âme morale ou la jouissance chez Freud PDF. La Katharsis est l’action correspondant à  nettoyer, purifier, purger . Il a d’abord le sens religieux de  purification , et renvoie en particulier au rituel d’expulsion pratiqué à Athènes la veille des Thargélies. D’un point de vue strictement médical, la Katharsis se rapproche beaucoup de l’approche homéopathique de la médecine.


Il existe une « cause dernière de toute activité », opaque, silencieuse et obstinée que Freud nomme dès le début de ses recherches pulsion. Par cette volonté, cette puissance, le petit d’homme fait face à l’urgence de la vie : C’est sa détresse originaire qui le pousse. A travers les expériences primordiales de satisfaction et de souffrance, l’infans fraye des voies qui seront celles de la répétition.
Tout ceci, Freud l’affirme dès 1895, dans L’Esquisse. Ces traces et ces frayages s’inscrivent, au joint de l’appareil psychique et du corps, dans les relations qui se nouent entre le nourrisson et son prochain secourable. C’est dans cette dépendance vitale que se trouvent préfigurés tous les rapports ultérieurs à l’autre : les affects d’amour et de haine comme les principes moraux.
Ce que Freud envisage ainsi, c’est ce que Lacan nommera tardivement jouissance. Cet ouvrage collectif, résultant d’un séminaire d’étude de l’Ecole de la Cause Freudienne, se propose d’étudier ainsi « la jouissance chez Freud ».

On envisage alors la purgation comme un mal nécessaire à la guérison : Le mal par le mal. Ainsi, l’emploi métaphorique qu’en propose Aristote ne doit pas être compris comme une innovation radicale. Il s’inscrit dans l’usage linguistique, assez large, de ce terme. De plus, le mot catharsis n’a pas en grec un sens strictement médical, indépendant de connotations religieuses, dans la mesure où pour les Grecs ces deux champs n’étaient pas clairement distingués.

Platon va transposer le concept de catharsis à la pratique philosophique. Il reprend l’idée de la purge qui prépare le corps à une élévation de l’âme en le purifiant de toutes ses impuretés. Dans un passage du Sophiste, Platon utilise la métaphore médicale pour établir la catharsis comme étant une technique pour réfuter ou rejeter les fausses idées. Elle se rapproche alors du concept de l’accouchement par la maïeutique. Par cet exemple, il propose de faire de la catharsis un moyen de compréhension de phénomènes qui sont difficilement accessibles.

Platon va également se servir de la catharsis pour donner une signification aux rites funéraires qui permettent la séparation du corps et de l’âme. Le philosophe applique cette même séparation à la pensée philosophique. Il dit que la réflexion purifie l’âme, et que celui qui s’éloigne du monde matériel peut aspirer à la connaissance. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.

Nous voyons ces mêmes personnes, quand elles ont eu recours aux mélodies qui transportent l’âme hors d’elle-même, remises d’aplomb comme si elles avaient pris un remède et une purgation. Aristote paraît surtout employer le terme en son sens médical, bien qu’il fasse également référence à des mélodies purgatrices, qui appartiennent probablement à des rites thérapeutiques. Le sens large que ce terme possède en grec, et ses connotations religieuses aussi bien que politiques traceront la voie à son interprétation ultérieure comme une purification morale. L’interprétation de ce passage très allusif est délicate et sujette à de nombreux débats. La question porte en particulier sur le mode de purgation qui a lieu : s’agit-il d’une purgation morale, ou Aristote a-t-il simplement dit que le mode de représentation fait en sorte que l’on ne ressent pas ces émotions au premier degré.

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