La Guerre du Sonderbund : La Suisse de 1847 PDF

Charles Neuhaus, schultheiss fédéral, est favorable au Sonderbund la Guerre du Sonderbund : La Suisse de 1847 PDF tant que conservateur. Cette alliance est conclue à la suite de la prise du pouvoir du Parti radical qui, grâce à la majorité des cantons, prend des mesures anti-catholiques, comme la fermeture des couvents en Argovie en 1841.


En novembre 1847 a lieu une guerre civile éclair. D’un côté, sept cantons catholiques conservateurs (regroupés au sein de la ligue du Sonderbund) refusent d’abandonner leur souveraineté et veulent laisser aux jésuites la place qu’ils occupent dans l’enseignement. De l’autre, douze cantons et deux demi-cantons progressistes, majoritaires dans la Diète fédérale. Radicaux, ils militent pour un pouvoir central plus fort, le triomphe des libertés et du suffrage universel et un marché unifié (abolition des droits de douane cantonaux, création d’une monnaie commune). Entre eux, deux cantons neutres : Neuchâtel et Appenzell Rhodes intérieures. À la suite de cette guerre, une nouvelle constitution est votée qui est à l’origine de la Suisse d’aujourd’hui

Moyen âge, congrégations, pèlerinages, couvents, dévotions à la sainte Vierge et autres folies, par le feu. La conduite des corps-francs entraîne une révolte. L’armée confédérale, composée de soldats de tous les autres cantons, sauf Neuchâtel et Appenzell Rhodes-Intérieures restés neutres, sous les ordres du général Guillaume-Henri Dufour, est levée contre ses membres. L’armée du Sonderbund est quant à elle sous les ordres du général Jean-Ulrich de Salis-Soglio. Jean-Ulrich de Salis-Soglio, chef de l’armée du Sonderbund. En 27 jours, du 3 au 29 novembre 1847, le Sonderbund, nettement inférieur en hommes et en armes, est vaincu, notamment au combat de Gislikon, dans une campagne faisant moins de cent victimes.

Après la victoire, les radicaux obtiennent le pouvoir dans tous les cantons. Les couvents de Lucerne sont interdits et vendus, certaines maisons des vaincus sont pillées. La brièveté des combats rend les tentatives de médiation totalement inutiles et lorsque les autres États se proposent d’intervenir, tout est déjà terminé. Révolution de 1848 qui déferle sur le continent. Le 12 septembre 1848, la première constitution instaure un État fédéral et met un terme à l’indépendance quasi totale des cantons suisses.

L’écrivain vaudois Charles-Ferdinand Ramuz écrit La Grande Guerre du Sondrebond en 1906. En 1982, le cinéaste suisse Alain Bloch l’adapte pour le grand écran. Le texte est mis en scène au théâtre par François Rochaix sous forme d’un spectacle poético-musico-pictural. L’histoire raconte les péripéties de l’aventure d’un soldat parti en 1847 de son village vaudois pour se battre contre les catholiques fribourgeois. Par son pouvoir poétique, il évoque toutes les guerres, mais aussi la destinée des hommes. Avec une belle intensité, Ramuz brosse les moments d’émotion, les détails cocasses qui se succèdent dans l’existence de citoyens devenus soldats.

Louis Veuillot, L’Univers, 30 novembre 1847, reproduit dans Louis Veuillot, Mélanges, 2e éd. Stern, La Salette, Documents authentiques, t. Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du 24 mai 2013. 78 de mai – juin 2015, p. Rechercher les pages comportant ce texte.

This entry was posted in Religions et Spiritualités. Bookmark the permalink.