La Duchesse de Berry PDF

Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. Une réorganisation la Duchesse de Berry PDF une clarification du contenu paraissent nécessaires. Cette source est libre de droits, mais elle peut être trop ancienne ou peu objective. Description de l’image Coat of arms of Marie Louise Élisabeth d’Orléans as Duchess of Berry.


Tempêtes, révolutions, assassinat, enfant posthume, exil, conspirations, chevauchées nocturnes, trahison, geôle, amours interdites, mariage secret, fêtes vénitiennes… L’existence de Marie-Caroline de Bourbon-Sicile, duchesse de Berry (1798-1870) réunit tous les ingrédients d’un drame romantique digne d’Alexandre Dumas – dont elle fut à deux reprises l’inspiratrice. Cette Bourbon pas comme les autres fut l’une des figures les plus célèbres du XIXe siècle, par son audace et l’espoir dynastique qu’elle incarnait : son fils, le comte de Chambord, aurait régné sous le nom de Henri V, si Louis-Philippe n’avait pris le pouvoir en 1830 et contraint les Bourbons à l’exil.
En s’appuyant sur un rigoureux travail de recherche et sur des sources jamais explorées à ce jour, Laure Hillerin (dont la trisaïeule fut l’amie d’enfance de la duchesse de Berry) brosse un portrait grandeur nature de cette femme qui fi t rêver Balzac et Chateaubriand. Du château de Rosny au palais Vendramin à Venise, en passant par le Bocage vendéen ; de la sauvageonne élevée sans contraintes dans le cadre pittoresque de la cour des Deux-Siciles jusqu’à l’aïeule qui s’éteint en Autriche au milieu de sa nombreuse progéniture ; de la rebelle traquée par la police de Louis-Philippe jusqu’à la mère de Henri V, éloignée de son fils par sa propre famille, l’auteur nous fait pénétrer dans l’intimité d’une femme hors du commun, en avance sur son époque à bien des égards. Une femme généreuse, mécène, bâtisseuse et amie des arts.
Une femme libre, naturelle et sans préjugés dans une époque corsetée.
Un tempérament passionné et subversif qui, toute sa vie, n’a cessé de
provoquer le destin, braver les interdits et bousculer les convenances.

Officieusement surnommée  Joufflotte  en raison de ses formes plantureuses, ou encore la  Vénus du Luxembourg , elle est souvent dépeinte comme la figure emblématique de la Régence et de ses débauches. Marie-Louise-Élisabeth d’Orléans décède suite à un accouchement difficile à 23 ans. Encore enfant, la princesse d’Orléans tomba gravement malade à l’âge de 7 ans et les médecins la donnaient pour perdue. En effet, sa mère fut jalouse de la bonne entente entre le père et la fille, relation qu’elle ne pouvait obtenir du fait de son indifférence à l’égard de ses enfants. Orléans la laissa dès l’âge de 8 ans agir librement.

Un mois plus tard, Marie Louise Élisabeth d’Orléans épousa Charles de France, duc de Berry, le 5 juillet 1710 et devint ainsi duchesse de Berry à l’âge de quinze ans. Beaucoup de pamphlets circulent alors, accablant l’adolescente pour ses loisirs non conformes à son statut de femme mariée. Saint-Simon qualifia cette vie de  scandaleuse . Louis XIV, alors que la grossesse se poursuit, indique son désir de devenir le tuteur de la duchesse du Berry et de son enfant à naître. En faisant l’inventaire de ses possessions, les biens de la duchesse lui sont donnés, ceux du duc alloués à l’enfant et ceux accumulés depuis leur mariage partagés entre la duchesse et le bébé à venir. Elle accouche le 16 juin, mais l’enfant, une fille, ne vit que 12 heures.

Elisabeth-Charlotte d’Orléans en veuve, huile sur toile de Louis de Silvestre, 1714. On peut noter La Haye, le marquis de la Rochefoucauld, capitaine de sa garde personnelle ou le comte de Riom. Nommé lieutenant de la garde au palais du Luxembourg, Riom sera l’amant favori jusqu’à la mort de la duchesse. En mai 1717, la Duchesse de Berry reçoit le Czar de Russie au Luxembourg et selon La Gazette de la Régence: « Mme de Berry y parut puissante comme une tour, quoique d’ailleurs belle et fraîche ». Le 18 novembre 1718 à la Comédie-Française le Régent et la duchesse de Berry assistent à la première de l’Œdipe de Voltaire. Première œuvre pour laquelle Arouet prend le nom de Voltaire, Œdipe marque le commencement du succès de l’auteur dans sa carrière théâtrale. Les rumeurs d’une relation incestueuse de Philippe avec sa fille aînée rendent la pièce controversée bien avant qu’elle ne soit jouée.

Attisant l’intérêt des spectateurs friands de scandales, la présence de Mme de Berry à la première de l’Œdipe contribue à la réussite de la pièce et à son succès public. En 1719, la duchesse est enceinte à nouveau. Les jugements sur son comportement sexuel se multiplient. Ils seront repris par certains « historiens » français. Ainsi, à propos d’une représentation d’Œdipe chez le Roi, E. Le 2 avril 1719, la jeune femme fait une fausse couche et échappe à la mort de peu.

Elle fait rouvrir le jardin du Luxembourg et le voue au blanc pour six mois ainsi que toute sa maison, en l’honneur de sa fille. Elle se retire au Château de Meudon où elle espère se rétablir en s’éloignant de la Cour. Selon Saint-Simon, le Régent est particulièrement courroucé contre sa fille qui aurait épousé secrètement Riom après son accouchement. Il ordonne à celui-ci de rejoindre son régiment sur la frontière espagnole. Dans l’espoir de convaincre son père d’accepter de rendre public son mariage et de rappeler Riom, elle l’invite à Meudon pour un souper. La duchesse mourra des suites de ses couches deux mois plus tard, à l’âge de vingt-trois ans. Lors de l’autopsie, réalisée au château de La Muette, la nuit du 20 au 21 juillet 1719, les médecins affirment lui trouver  un ulcère à l’estomac, un autre à l’aine, la rate entièrement pourrie et en bouillie, la tête pleine d’eau et la cervelle réduite de moitié .

Palais du Luxembourg le 27 ou 28 janvier 1716 ne vit que trois jours. 1717 lorsque la Duchesse s’est retirée au Château de la Muette pour accoucher. Le père serait le comte de Riom. Saint-Simon à Riom, morte-née au Palais du Luxembourg, le 2 avril 1719. Menant de front la bonne chère et l’amour dès son installation au Palais du Luxembourg, elle fait scandale par sa conduite. Multipliant les aventures, elle n’hésite pas à choisir ses amants parmi ses gardes et laquais.

This entry was posted in Sciences humaines. Bookmark the permalink.