La bataille du Vercors PDF

Au  refuge spontané  de cette population plutôt aisée, s’ajoutent dans les années ultérieures un  refuge organisé  qui concerne, par exemple, à partir de novembre 1942, des enfants originaires du Var, dans le Vercors drômois. Il est alors remplacé par Eugène Chavant, lui la bataille du Vercors PDF cafetier et issu du groupe de Grenoble.


La bataille du Vercors reste une histoire douloureuse dans les mémoires. Les habitants du Vercors ont vu les Allemands s’emparer en juillet 1944 de cette forteresse naturelle jusqu’ici imprenable. Un bon nombre de personnes, beaucoup de maquisards mais aussi des civils, seront massacrés quelques mois avant la fin de la guerre. Pierre Bot, jeune maquisard, nous dévoile les dessous de cette histoire.

1942, les différents groupes Franc-Tireur du plateau se consacrent à l’établissement de camps pour accueillir de nombreux  réfractaires  au départ en Allemagne. Le premier camp est établi en janvier 1943 à la ferme d’Ambel, près du col de la Bataille, regroupant soixante cheminots de Fontaine. Parallèlement à l’implantation de Franc-Tireur sur le plateau, et sans lien avec ses différents acteurs, Pierre Dalloz, un architecte urbaniste pionnier de l’alpinisme, élabore un plan connu plus tard sous le nom de  projet Montagnards  qui consiste à mettre à profit l’apparence de forteresse naturelle qui caractérise le plateau du Vercors. 1943, il n’avait pas de contact avec des mouvements de Résistance. La conjoncture évoluant, il donne forme à son projet en décembre 1942 et rencontre à Lyon le journaliste du Progrès Yves Farge qui est lui-même en contact avec Jean Moulin à qui il fait avaliser le projet de Dalloz.

Lors de la rencontre avec Delestraint, le chef de l’armée secrète, informé de ce que Franc-Tireur est le seul mouvement représenté sur le Vercors, insiste pour que ce mouvement ne soit pas concurrencé. La première rencontre entre Dalloz et les hommes de Franc-Tireur, Pupin et Samuel, aurait eu lieu le 3 mars sur le site de Vassieux pressenti comme possible terrain d’atterrissage. B-17 de l’USAAF larguant du matériel destiné au maquis. La relative mise à l’écart des dirigeants de Franc-Tireur dans la nouvelle organisation ne suscite pas les rancœurs que l’on pouvait attendre, car les moyens financiers considérables affectés par Jean Moulin à l’opération Vercors donnaient les moyens d’accueillir correctement les nouvelles recrues. Entre février et mars, plus de 4,5 millions de francs sont transmis pour le Vercors par Daniel Cordier, secrétaire de Jean Moulin à Yves Farge.

Résistance comme Combat qui s’estiment moins bien loties. Après ces arrestations le Maquis s’organise avec un chef civil, Samuel puis Chavant, et un chef militaire, Le Ray, qui divise le massif en deux zones de commandement : le Nord confié à Roland Costa de Beauregard et le sud à Gay. Le 13 novembre 1943, le premier parachutage d’armes et de matériel a lieu dans la prairie de Darbounouze sur les hauts plateaux du Vercors drômois. La récupération des armes se fait dans une certaine pagaille, et c’est l’occasion pour l’État-major de l’AS de destituer Le Ray pour le remplacer le 31 janvier par le lieutenant Narcisse Geyer, alias Thivollet, promu alors capitaine. Il y a de l’eau dans le gaz , lancé depuis Londres le 1er juin 1944, alerte les résistants de la région R1, tandis que pour le Vercors il signifie le verrouillage du plateau.

Le Vercors voit converger vers lui des centaines de volontaires, impatients d’agir. Ils sont placés sous le commandement du lieutenant-colonel François Huet, chef militaire du Vercors depuis mai 1944, et de son chef d’état-major, le capitaine Pierre Tanant. Cette  République libre du Vercors  n’est officiellement intronisée que le 3 juillet avec une prise d’armes en l’honneur d’Yves Farge, revenu en tant que commissaire de la République de la région R1. Les 13 et 15 juin, les Allemands, provoqués par le déploiement d’un immense drapeau aux couleurs de la République libre du Vercors, visible depuis la vallée, occupent Saint-Nizier, accès le plus aisé vers le massif du Vercors.

Ils contraignent les maquisards à quitter le Vercors nord et à se replier au-delà des gorges de la Bourne. Le 21 juin, ils mesurent également la résistance effective des combattants au hameau des Écouges. De leur côté, les maquisards attendent l’exécution du plan Montagnards et demandent l’envoi de troupes aéroportées. L’une des deux sections ayant cette responsabilité est sous les ordres de Claude Falck.

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