L’uniforme PDF

Légionnaires l’uniforme PDF en uniforme de parade. Epaulettes rouges à parement vert, ceinture bleue et képi blanc distinctif.


1985 : aux obsèques d’un vieux compagnon d’armes de 1940, Henri raconte à son petit fils sa petite histoire noyée dans la grande. Un récit détaillé du dernier vivant : l’ultime gardien du secret. Une histoire d’hommes perdus dans l’invasion, et celle d’un petit ruban blanc jeté dans la guerre par la force des choses… Et puis et surtout, l’histoire très confuse d’un uniforme échangé et de l’ironie du sort… Fable sur la nudité. Plongée dans l’existence des acteurs de la débâcle avec toutes les truculences d’une fuite désespérée. L’ordinaire est sauf. L’extraordinaire est évoqué. Modestie des âmes. Cruauté des hommes. Humour garanti d’époque. Sensations d’origine contrôlée saupoudrée de sentiments authentiques où se mêlent : haine, orgueil et amertume pour ne garder que la simple humanité.

L’uniforme désigne en terminologie militaire, l’habit militaire en général. La tenue est un ensemble de pièces d’uniforme dont la composition est fonction des circonstances. Un même uniforme comporte plusieurs tenues. C’est le commandement qui fixe la tenue, c’est-à-dire la façon de porter l’uniforme. Dès l’origine, les soldats ont eu pour habitude de se vêtir d’une manière différente des civils. Les disques de métal qui l’ornent sont des décorations, à la fois symboles de richesse personnelle et insignes de grade. La qualité des uniformes et armes des soldats romains a ensuite décliné avec l’Empire, jusqu’à disparition complète de la légion.

Dans l’armée romaine, les étendards avaient quasiment exclusivement une fonction de ralliement permettant aux combattants de ne pas perdre de vue leur unité, puisqu’ils étaient très difficiles sinon impossibles à distinguer de loin. Dans le système féodal européen, il était nécessaire d’employer des signes distinctifs sur le champ de bataille. Toutefois, cela allait rarement au-delà de l’usage de peintures de couleurs vives et de motifs peints sur les boucliers ou brodés sur les surcôts, représentant le plus souvent les blasons des seigneurs en guerre, les vassaux arborant les insignes de leur suzerain, en signe d’allégeance. Les croix s’arboraient sur les épaules pour les manteaux, sur la poitrine et dans le dos pour les tuniques.

L’armée de l’Empire ottoman étant particulièrement bien organisée, les tenues de ses soldats étaient ornées de signes distinctifs afin de pouvoir distinguer les différentes unités et catégories de soldats. Les cavaliers Deli portaient par exemple des chapeaux de feutre noir au début du dix-neuvième siècle. Néanmoins, le costume de base reprenait en général celui du groupe tribal ou de la classe sociale d’où provenaient chaque type de combattant. Cela donnait des tenues trop variées pour être qualifié d' »uniformes » au sens qu’a pris ce mot depuis.

Cependant, l’armée ottomane a dans le même temps mis en place un système élaboré utilisant des couleurs normées pour identifier chaque unité. Par exemple, même si les Janissaires portaient des tenues reflétant largement leur richesse et leurs goûts personnels, ces dernières se devaient d’afficher une dominante rouge. Le bonnet de feutre blanc, appelé zarcola, qui couvrait leur tête remplissait un rôle similaire. Ce n’est qu’avec la réorganisation et la modernisation de l’armée ottomane décrétée par le Sultan Mahmoud II dans les années 1820 que les tenues de ses soldats vont vraiment se standardiser. Souverains et États-Majors des principales puissances d’Europe en 1864 : France – Royaume-Uni – Russie – Autriche – Prusse – Italie. En ce qui concerne la France il fallut attendre les années 1660 pour voir s’imposer le port d’une tenue uniforme. L’habillement militaire connut dès lors un constant développement, tant dans la variété des coupes et des styles, que dans celle des tissus et autres ornements.

XVIIIe et XIXe on a cherché à produire les tenues les plus éclatantes possibles. L’instabilité ministérielle de la troisième République et d’autre part, les résistances de nature idéologiques d’une large partie de l’opinion publique jouèrent à plein. On peut citer à titre d’exemple la réaction du ministre de la guerre, Eugène Etienne, qui occupa ce poste de janvier à décembre 1913 : « Supprimer le pantalon rouge ? L’ensemble de ces raisons expliquent l’inadaptation du soldat français au terrain des opérations au début des conflits en Août 1914. Grâce au retour d’Adolphe Messimy, la Chambre vote, le 9 juillet 1914, l’adoption d’un drap de couleur neutre, dit tricolore, une sorte de gris obtenu par le mélange de fils bleu, blanc et rouge.

Mais, il est trop tard pour remplacer les pantalons garance avant le début des hostilités. L’uniforme  bleu horizon  est décrit par la notice du 9 décembre 1914. Pour les tenues britanniques, le cas était presque similaire au cas français. Les tenues allemandes avaient quelque peu évolué et la forme du casque avait subi quelques modifications mais celui-ci gardait une forme similaire. L’introduction d’uniformes comportant des vêtements de type  camouflage  se fit progressivement. L’armée allemande fut l’une des premières à adopter un camouflage de type  pointillés . Rencontre des troupes américaines et soviétiques le long de l’Elbe en 1945.

Les uniformes arborés par les soldats de l’armée rouge sont de facture beaucoup plus traditionnelle. Pour l’armée américaine, les tenues de camouflage furent utilisées sur le théâtre d’opération du Pacifique et se limitaient à un couvre-casque et une toile de tente avec des motifs camouflés. L’armée britannique utilisa des uniformes camouflés pour ses troupes aéroportées en utilisant la désignation  smock  pour ce type d’uniforme. Dans l’armée française, la tenue dite  léopard  fut adoptée par les troupes aéroportées vers la fin de la guerre d’Indochine et utilisée durant la guerre d’Algérie. Depuis le début des années 1990, les troupes de l’Armée de terre portent la tenue dite  bariolée  avec un camouflage à base de taches de couleurs sombres. Celle-ci se décline en une version  désert  utilisée à partir de la guerre du Golfe en 1990.

Le cas des mercenaires et des troupes irrégulières, plus ou moins bien dotés selon les cas, est particulier. Un autre objectif de la généralisation de l’uniforme visait à résoudre l’un des problèmes majeurs auquel devaient faire face les armées d’Ancien Régime : la désertion massive. Par ailleurs, à une époque où l’état militaire se concevait comme une situation sociale enviable et génératrice d’honneurs et de respect, ceux qui en faisaient partie, officiers et soldats, se devaient d’être vêtus de manière à impressionner favorablement et profondément les populations civiles qui les entretenaient et les admiraient. Première Guerre mondiale, en Europe, ont montré la nécessité pour les combattants au sol de se camoufler pour pouvoir échapper au regard de l’ennemi et au feu mortel de l’artillerie. Les premières avancées en matière de camouflage ont été dans le domaine de la couleur des uniformes. L’idée étant de se rapprocher le plus possible de la couleur du milieu, le kaki s’est vite imposé.

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