L’Italie par elle-même : Lieux de mémoire italiens de 1848 à nos jours PDF

Recueillies par Pierre Champion et Michel François, publiées par Jacqueline Boucher. Plus de 800 lettres conservées couvrent les derniers dix-huit mois du règne de Henri III, l’une des périodes les plus tragiques de l’histoire de France. La huitième guerre de Religion s’étendait à tout le royaume, le souverain était chassé de Paris, l’État s’effondrait. L’exécution des Guise fut alors un coup de théâtre, suivi d’une volée l’Italie par elle-même : Lieux de mémoire italiens de 1848 à nos jours PDF lettres où le roi n’invoquait ni la justice ni la vengeance, mais la légitime défense et la nécessité d’État.


L’Italie a-t-elle enfin réussi à faire ses Italiens ? Seul le portrait des Italiens peints par eux-mêmes pouvait laisser espérer une réponse. Ce volume issu de la grande entreprise collective dirigée par Mario Isnenghi sur les Luoghi délia memoria («Lieux de la mémoire») en Italie témoigne de l’évolution du processus de construction de l’identité du pays.
Vieille nation et jeune État, l’Italie contemporaine née au milieu du XIXe siècle a trouvé ses dates fondatrices, imaginé ses lieux symboliques et façonné ses héros ou anti-héros mythiques. En l’espace de 150 ans, des traditions italiennes nouvelles ont été inventées puis violemment contestées, l’histoire exaltée puis réprouvée. Bref, les Italiens ont vécu.
C’est cet itinéraire de vie commune où s’entremêlent société civile, histoire culturelle, pouvoirs et religion, du Risorgimento à la République en passant par le fascisme et les guerres, qui est ici restitué. Des milieux, des événements, des hommes et des symboles (la place, le cinéma, la mafia, les Cinq Journées de Milan, Garibaldi, Mussolini, l’Amérique) sont présentés sous un jour nouveau au lecteur français soucieux de comprendre, en dépassant les stéréotypes, l’histoire et l’univers de ses voisins européens.

Né en 1938, Mario Isnenghi est vénitien. Il a enseigné l’histoire du journalisme et l’histoire contemporaine dans les universités de Padoue, Turin et Venise, dont il a dirigé le département d’Études historiques. Il est président de l’Istituto veneziano per la storia della Resistenza e della société contemporanea (IVESER). Collaborateur de plusieurs journaux et revues scientifiques, il est l’auteur, entre autres, des ouvrages Il mito della Grande Guerra (1970,6e éd. 2007), La Première Guerre mondiale (trad. fr. Casterman, 1993) et L’Italia in piazza. I luoghi della vita pubblica dal 1848 ai nostri giorni (1994). Il a récemment dirigé GH Italiani in guerra (4 vol., 2008) et publié Garibaldi fu ferito. Il mito, le favole (2010).

Les lettres les plus familières montrent enfin une personnalité sentimentale, rare au XVIe siècle. Le dernier Valois, incompris de ses contemporains, a prêté le flanc à la propagande contre son caractère et ses actions. C’est ce qui a rendu possible son assassinat et a brouillé son souvenir jusqu’à nos jours. A cet ensemble s’ajoutent plus de 300 missives complétant les précédents volumes ou de date incertaine, portant le total de l’édition à plus de 8 400 lettres.

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