L’EGLISE CATHOLIQUE EN FRANCE 1997 PDF

La France catholique doit en effet faire face à une longue tendance à l’EGLISE CATHOLIQUE EN FRANCE 1997 PDF déchristianisation, inégale selon les régions. La déchristianisation est un phénomène de défection que subit l’Église catholique de France depuis le dix-huitième siècle. Depuis le fameux discours du cardinal Lavigerie prononcé à Alger en 1880 avec le soutien du pape Léon XIII, il n’est plus interdit d’être catholique et républicain. C’est parmi les séminaristes de 1905 que sont choisis les évêques en place en 1940.


Ils ont cru dans leurs jeunesse à la fin d’un monde juste, détruit par la franc-maçonnerie et l’incroyance. Leur première vision est celle d’une Église de France persécutée par la République. Dans les années 1930, les relations entre l’Église et le pouvoir se détendent un peu. Les dirigeants français sont désireux de s’assurer l’appui de l’Église catholique face au danger extérieur. La concurrence avec le communisme, ouvertement anti-religieux et condamné en 1937 par l’encyclique Divini Redemptoris pousse la papauté à privilégier le développement de l’action catholique ouvrière et le développement de syndicats chrétiens. Indépendant de la stratégie de reconquête de l’Église, le courant personnaliste, créé au début des années 1930 autour d’Emmanuel Mounier et de la revue Esprit, exerce un certain attrait sur les milieux intellectuels par son triple refus des idées libérales, du marxisme et du fascisme. Pour Jacques Duquesne, les évêques de 1940 sont d’anciens poilus de 1914, affolés, obsédés par la déchristianisation.

Pour Michèle Cointet, ce sont des hommes prudents, écrasés par la méchanceté du monde et dociles devant l’autorité. Rescapés du tremblement de terre que constitua la séparation de l’Église et de l’État. Elle ajoute que le corps épiscopal de 1940 est relativement jeune, car renouvelé après 1926, année de la condamnation de l’action française, entre 1926 et 1936, quarante sièges épiscopaux changent de titulaires. L’entrée en guerre provoque un regain de patriotisme chez les catholiques et le retour d’une tendance à l’union sacrée. Noël 1939, devant les choristes de la cathédrale  À genoux, pas devant les boches !

Juste retour de cette contribution à l’élan patriotique, le ministre de l’intérieur Georges Mandel autorise officieusement les congrégations à revenir sur le sol national. Pour avoir chassé Dieu de l’école, des prétoires de la nation, pour avoir supporté une littérature malsaine, la traite des blanches, pour la promiscuité dégradante des ateliers, des bureaux, des usines, Seigneur, nous vous demandons pardon Quel usage avons-nous fait de la victoire de 1918 ? Quel usage aurions-nous fait d’une victoire facile en 1940 ? Beaucoup de catholiques parleront de Rédemption. Indépendamment de ces personnalités, marquées politiquement, l’État français de Pétain va rechercher avec un succès certain le soutien de l’Église catholique. De nombreux prêtres participent aux diverses manifestations de la Légion française des combattants devenue l’organisation de masse du régime.

Si les divers courants catholiques sont bien représentés dans les sphères du pouvoir, ils ne seront jamais hégémoniques. L’esprit de jouissance a détruit ce que l’esprit de sacrifice a édifié. C’est à un redressement intellectuel et moral que je vous convie. Les premières demandes concerneront les congrégations et l’école.

Dès qu’ils prennent connaissance des grandes lignes de la Révolution nationale que le nouveau chef de l’État propose aux Français, les catholiques y reconnaissent leurs idées. Travail, Famille, Patrie, ces trois mots sont les nôtres ! 1940, les différents évêques ne se lassent pas des évocations les plus élogieuses vis-à-vis du maréchal. L’homélie de novembre 1940 du cardinal Gerlier n’est pas un cas isolé.

En octobre 1940, l’archevêque d’Aix-en-Provence, Mgr du Bois de la Villerabel, le premier, exhorte ses prêtres à se serrer, sans hésitation autour de l’illustre maréchal. En fait, le retour des Chartreux avait été autorisé par Georges Mandel le 9 juin 1940, mais il était quand même illégal et ne sera pleinement régularisé que par la loi du 21 février 1941. En attendant, l’affaire des congrégations va revêtir un caractère symbolique dans les relations entre l’Église et le nouvel État français. Désormais, il est possible, par exemple aux Frères des Écoles chrétiennes de reprendre leurs activités d’enseignement dans leurs établissements, mais l’Église veut plus, en particulier, le règlement de tout ce qui concerne le patrimoine des congrégations. La crise politique qui voit le départ de Pierre Laval à la fin de 1940, élimine également Peyrouton, mais c’est l’éminence grise de Darlan, Henri Moysset qui prend le relais de Peyrouton pour défendre les intérêts de l’État, et il faut attendre le 17 avril 1942 pour voir l’abrogation de l’autorisation par le Parlement. Abbaye Saint-Pierre de Solesmes qui adopte une position maximaliste, refusant de faire la demande devant le Conseil d’État.

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