L’Art de la paix : Un maître zen engagé dans le monde d’aujourd’hui PDF

Une l’Art de la paix : Un maître zen engagé dans le monde d’aujourd’hui PDF rapide par mot-clé sur le site ? Si on vous ordonne de marcher : une, deux, une, deux! C’est là la manifestation de la plus haute sagesse de l’éveil. L’unité du zen et de la guerre se propage jusqu’aux confins de la guerre sainte qui est maintenant en cours.


Les guerriers qui sacrifient leur vie pour l’empereur ne mourront pas. En vérité, on devrait les appeler des dieux et des bouddhas pour qui il n’y a ni vie ni mort. Là où il y a loyauté absolue, il n’y a ni vie ni mort. Depuis l’ère Meiji, notre école a coopéré à la conduite de la guerre. Des idées de « guerres saintes » et de religions occidentales nous viennent à l’esprit. Le Dieu de l’Exode ordonne l’extermination des Cananéens, en instruisant son peuple élu de ne « leur montrer aucune pitié ».

Le commandement « Tu ne tueras point » ne s’appliquait pas aux Gentils. En 1095, le pape Urbain II ordonnait aux croisés qui partaient à Jérusalem de « tuer les ennemis de Dieu ». En deux jours, les soldats chrétiens massacrèrent 40. 000 musulmans qui n’étaient que des « ordures » inhumaines.

D’un autre côté, on a toujours dépeint le bouddhisme comme la religion de la paix. Il n’y a jamais eu de guerre bouddhiste » ai-je souvent entendu pendant des années. Lorsque le royaume des Shâkya se trouva sous la menace d’une invasion, le Bouddha s’assit en méditation sur le chemin des soldats, arrêtant net leur attaque. Lorsque le roi indien Ashoka se convertit au bouddhisme, il mit un terme à ses expéditions militaires et érigea des piliers de la paix.

Et maintenant, voici qu’un nouvel essai va radicalement ébranler cette vision du bouddhisme. Brian Victoria, un moine occidental zen sôtô qui travaille à l’Université d’Auckland. Victoria révèle l’histoire de la collusion des institutions du zen japonais et de la machine de guerre impériale, de la fin du dix-neuvième siècle jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale. La plupart des bouddhistes occidentaux trouveront cet exposé dérangeant pour le cœur et pour l’esprit. Des maîtres zen éveillés qui s’engagent en faveur de la guerre, voilà qui contredit tout ce que nous connaissons des enseignements du Bouddha. Après la guerre, la tradition zen japonaise, tout comme le pays lui-même, se réfugia dans une amnésie collective sur sa complicité dans la guerre. Le zen en guerre » n’aurait pu être écrit au Japon.

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