L’ambivalence au service de l’action PDF

L’École de Constance construit sa théorie de la réception et de la lecture sur cette tension entre la permanence du texte et l’impermanence de la lecture, plutôt que d’écarter ce second terme moins facile d’approche. Depuis le milieu des années 1970, les théories de la réception et de la lecture acceptent cette ambivalence comme caractéristique de la réalisation et de l’actualisation des textes littéraires. Autrement dit, on l’ambivalence au service de l’action PDF depuis peu que la lecture et la réception de la littérature sont aussi productives de sens : on ne fait plus l’économie de la triade AUTEUR-TEXTE-LECTEUR.


Notion clé de la philosophie orientale et occidentale, l’ambivalence qui caractérise deux choses unies mais radicalement différentes ou opposées est souvent méconnue et mal comprise. Elle constitue pourtant l’un des aspects fondamentaux de toute démarche stratégique, tant militaire que managériale. Quel est le sens de l’ambivalence ? Comment en tirer parti pour agir ? Comment l’intégrer concrètement pour devenir plus créatif, accroitre l’efficacité de son action et adopter une stratégie gagnante ? Ce livre, puisant ses enseignements dans l’histoire militaire, a pour ambition d’inspirer la réflexion, dans le but de mieux maitriser la complexité inhérente à toute démarche stratégique. Il s’adresse avant tout aux managers, aux étudiants et plus généralement, à celles et ceux qui souhaitent comprendre les fondements d’une stratégie menant au succès.

Robert Jauss entend revaloriser l’histoire de la littérature, qui a perdu de l’importance dans le monde moderne. Son constat est radical : l’historicité de la littérature repose uniquement  sur l’expérience que les lecteurs font d’abord des œuvres . L’histoire objectiviste ignore ou feint d’ignorer que son objet n’est rien de plus qu’une re-création ou une relecture dans l’esprit de l’historien. La croyance en l’existence de faits historiques objectifs dont l’interprétation n’est pas problématique ne permet pas de saisir toutes les spécificités historiques des objets à l’étude. Par exemple, les lecteurs de Don Quichotte ou Jacques le Fataliste avaient dans leur horizon d’attente les romans de chevalerie.

L’œuvre est  reçue et jugée par rapport à l’arrière-plan de l’expérience de la vie quotidienne du lecteur . Bien que déjà inscrit dans le texte, le sens reste toujours à actualiser, rôle qui revient évidemment au public. Pour mieux comprendre le rôle du lecteur, il faut partir des prémisses de la Poétique d’Aristote qui sont à la base de l’expérience esthétique de Jauss. La poïésis est propre au créateur : c’est la dimension productrice de l’expérience esthétique.

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