L’égalité des filles et des garçons dès la petite enfance PDF

En juin 2012, l’IGAS a été chargée par la ministre en charge des droits des femmes, d’une mission sur le sujet de la socialisation des petites filles et des petits garçons dans le secteur de la petite enfance, dans l’objectif de renforcer, dès le plus jeune âge, l’éducation à l’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes. Certains acteurs du champ sanitaire sont actuellement sollicités au téléphone par des personnes se présentant comme des membres de l’IGAS, ou mandatées par ce service, pour obtenir des informations sur leurs activités et leur clientèle. L’IGAS invite les personnes sollicitées à ne communiquer aucune information dans ces circonstances. Elles doivent savoir que les inspecteurs de l’IGAS ne procèdent l’égalité des filles et des garçons dès la petite enfance PDF à des investigations inopinées par téléphone et qu’ils ne s’adressent jamais de manière anonyme aux organismes qu’ils contrôlent ou auprès desquels ils recueillent des informations.


Ce livre porte sur la question du genre dans l’éducation des tout-petits. Inscrit dans une perspective internationale, il offre un ensemble de ressources théoriques et pratiques actualisées destinées à soutenir la réflexion et l’action pour davantage d’égalité fille-garçon.

Un nombre de plus en plus important de travaux montre que les enfants, filles et garçons, construisent leur identité à partir de modèles inégalitaires les amenant à intérioriser des limitations et des places assignées injustement, en dépit de leurs droits énoncés dans la convention internationale des droits de l’enfant, et des principes et valeurs affichées par notre République. Comment transformer cette situation, où les filles mais aussi les garçons y perdent beaucoup ? Les auteurs contribuent à nourrir la réflexion et l’action du côté de la petite enfance, pensée comme levier incontournable pour favoriser l’égalité des sexes.

Peut-on dire qu’il y a eu une relation sexuelle librement consentie entre une enfant de 11 ans et un homme de 28 ans ? C’est un peu ce que, tous comptes faits, semblent dire les magistrats et les policiers de Pontoise ayant eu jusqu’à présent à connaître de ce qui est survenue à la petite Sarah qui, sur le chemin de l’école, croisant une nouvelle fois un homme l’a suivi jusqu’à chez lui où il l’a amenée à lui faire des fellations avant de la pénétrer. Sarah n’a pas subi de violences ou n’a pas été menacée de violences pour ces actes sexuels. Le parquet relevant l’absence de violences physiques sur la fillette en déduit qu’il n’y a pas eu viol, ni agression sexuelle, mais atteinte sexuelle à mineur.

Rappelons les trois infractions qui dans cette matière peuvent être retenues. Elle est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende, 7 ans si la victime est mineure. Dans tous les cas, l’âge de la victime est une circonstance aggravante ainsi que le rapport d’autorité pouvant exister de l’un sur l’autre. La description de ce qui est survenu à Sarah et de la réaction des institutions donnée par Médiapart de ce jour suscite immédiatement la révulsion et c’est le moins qu’on puisse dire interpelle. On peut entendre que l’absence de résistance ni même d’expression formelle d’un refus interpelle. On avancera ici comme souvent, et à juste titre, que dans cette relation homme-femme que la femme est dans un état de sidération qui annihile ses capacités à résister explicitement. Admettons qu’on retienne pas ce refus intériorisé.

Peut-on déduire que cette fillette a en l’espèce donné son consentement à cette relation comme le plaide déjà l’avocat du prévenu sur les antennes. Doit-on rappeler que s’agissant de l’agression sexuelle le code pénal précise que la contrainte peut être physique ou morale. La contrainte morale peut résulter de la différence d’âge existant entre une victime mineure et l’auteur des faits et de l’autorité de droit ou de fait que celui-ci exerce sur cette victime. Où est, de la part de la petite Sarah, l’adhésion au fait d’avoir des relations sexuelles ? Cette enfant savait-elle même ce qu’étaient des relations sexuelles ? S’il n’y a pas consentement, il y a contrainte. Je ne connais pas de troisième voie.

L’un sait de quoi il retourne, l’autre pas. Elle paraissait plus âgée avance-t-il ? Il est bien le seul à confondre un enfant avec une adolescente ! En tout état de cause qu’est-ce que cela change ?

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