L’économie du développement : De Bandoeng à la mondialisation PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Consultez la liste des tâches l’économie du développement : De Bandoeng à la mondialisation PDF accomplir en page de discussion. Elle s’intéresse aux déterminants de la pauvreté et du sous-développement ainsi qu’aux politiques à mettre en œuvre pour permettre une meilleure évolution des pays en développement.


Entre 1955, date de la conférence de Bandoeng qui marque l’avènement du tiers-mondisme, et les années 1990-2010 qui voient l’insertion des pays en développement dans le processus de mondialisation, la pensée du développement a connu des changements considérables.

L’évolution des inégalités mondiales de revenus et des différents indicateurs de développement montre avec évidence que le sous-développement n’a pas disparu. Ce problème économique et social s’est même aggravé pour de nombreux pays sous l’effet des stratégies de libéralisation et d’ajustement structurel imposées par les grandes institutions internationales.

L’économie du développement, qui se proposait de comprendre les structures et les mécanismes d’évolution des économies du Tiers-monde, semble sortir d’une longue éclipse, due à la domination du « Consensus de Washington » fondant l’ajustement structurel.

De nouveaux débats sont apparus. L’aggravation de la pauvreté, l’endettement, l’instabilité financière des économies, les différentes conséquences de la mondialisation libérale, mais aussi la modification de l’horizon temporel qu’impose la nécessaire prise en compte des dimensions écologiques amènent nombre d’économistes à redéfinir les multiples problématiques du développement.

Nouvelle édition mise à jour et complétée, ce livre apportera aux étudiants des données factuelles et des éléments d’analyse pour se repérer dans les grands débats contemporains sur le développement.

L’économie du développement est un ensemble de pratiques publiques et privées encourageant le développement économique d’un pays ou d’une région, en favorisant par exemple la propension à investir, innover, entreprendre, se former, travailler. L’économie du développement, en tant que branche à part entière de l’économie, émerge à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Auparavant les études relatives aux pays pauvres faisaient partie de l’analyse de la croissance, sans qu’il y ait de théories spécifiques à ces pays. Parmi les pionniers du développement on peut citer Paul N. L’évolution de la pensée économique du développement est généralement découpée en trois phases.

Le sentiment qui prédominait était un grand espoir, le sous-développement pourrait être résolu rapidement. Le manque de capitaux étant le principal obstacle au développement, les politiques de développement s’orientaient vers une aide publique au développement inspirée du plan Marshall. Le secteur clé des pionniers du développement était l’industrie. Les politiques de développement prônées dans cette période d’après-guerre s’évertuaient à lancer l’industrialisation des PED sur l’exemple de l’industrialisation des pays avancés.

Le modèle de Harrod-Domar mettait en lumière le besoin de capitaux des PED. PED devait être compensé par l’aide étrangère. Rosenstein-Rodan allait dans le même sens. L’économie du développement s’est radicalisée au cours des années 1960. Les rapports économiques entre le centre et la périphérie sont marqués par le paradigme de la dépendance. L’économie monde est un système entretenu par les conséquences de ces rapports.

Avérée comme instrument empirique, la randomisation a revitalisé la discipline de l’économie du développement. Toutefois, les critiques n’ont pas tardé, car les résultats de ces évaluations devraient être limités à la situation qu’ils analysent. Rien ne dit qu’une mesure qui a réussi en Inde réussira aussi au Mexique ou au Kenya. Les pratiques favorisant le développement peuvent se situer au niveau des dispositions légales, de l’adaptation des infrastructures et de l’éducation, voire de certaines incitations financières. La transition entre une économie sous-développée et une économie en développement suppose un cumul suffisant, dépassant un seuil critique d’initiative, d’adaptation culturelle, éducative, et législative, et de moyens matériels.

Réunis en septembre 2000 à l’occasion du Sommet du Millénaire, les dirigeants politiques du monde entier, sous l’égide des Nations unies, ont fixé un ensemble d’objectifs mesurables appelés les Objectifs du millénaire pour le développement, à atteindre d’ici à 2015. Mettre en place un partenariat mondial pour le développement. Ces objectifs nécessitent un engagement social fort. Le bilan est mitigé, car il n’est pas clair que les tendances aient été modifiées et les pays africains, comme il était prévisible, n’ont pas été en mesure d’atteindre les OMD. Les aspects sociétaux diffèrent les uns des autres et leur étude fait l’objet de la sociologie du développement. Certains prônent le développement durable ou la croissance durable, en gérant de façon parcimonieuse tout ce qui est ressources naturelles dont certaines pourraient se tarir ou se dégrader.

L’économie moderne, dite économie post-industrielle, est devenue plus sophistiquée. En fait, malgré l’avènement de l’économie du savoir, il s’avère que les pays développés continuent d’être dépendants des ressources naturelles. Les pays émergents vont de leur côté passer par une phase industrielle, et consommer davantage de ressources naturelles. En tous cas, le développement durable est considéré comme un objectif pour l’humanité et il conditionne les conditions de vie des générations futures. L’idée que l’humanité de « développe » en consommant des ressources limitées est ancienne en économie. Elle remonte au moins à Ricardo.

La sonnette d’alarme avait été tirée dans les années 70 par le rapport du Club de Rome. Mais le contre-choc pétrolier de 1984 a montré que l’épuisement inéluctable des ressources n’était ni un problème simple ni une évolution linéaire. L’idée de décroissance s’est progressivement répandue. Cette vision budgétaire statistique de la pauvreté a été critiquée par Amartya Sen, qui a proposé un modèle d’appréciation plus complet du développement, en proposant l’indice de développement humain, repris par la PNUD. Des alternatives sont proposées depuis les années 1990.

Avec l’émergence de la notion de développement durable, on cherche en effet à concilier les aspects économiques, environnementaux, et sociaux du développement. Elsa Assidon, Les Théories économiques du développement, Paris, La Découverte, 1992, p. William Easterly, Le fardeau de l’homme blanc. Grands noms et courants de l’économie : Amartya Sen , sur economie. Robinson, Prospérité, puissance et pauvreté : Pourquoi certains pays réussissent mieux que d’autres, Genève, Markus Haller, 2015, 637 p.

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