JOURNAL, TIBHIRINE 1993-1996 PDF

Reconnu martyr par l’Église catholique en janvier 2018, il a été proclamé bienheureux avec jOURNAL, TIBHIRINE 1993-1996 PDF dix-huit autres martyrs d’Algérie le 8 décembre 2018. Alger où son père est commandant au 67e régiment d’artillerie d’Afrique. Sa vocation se précise dès l’âge de huit ans. En 1956, il entre au séminaire des Carmes.


Tous ceux qui ont été touchés par le film Des hommes et des dieux pourront trouver dans le journal de Christophe un témoignage bouleversant. Avec le journal de Christophe nous avons entre nos mains la relation au jour le jour des événements qui ont marqué la communauté de Tibhirine du mois d’août 1993 (quatre mois avant la première visite des terroristes au monastère) jusqu’au 19 mars 1996 (sept jours avant leur enlèvement). Ce témoignage nous est donné par un spirituel et un poète. Il nous touche autant par La sincérité de la confession du chrétien que par la qualité de l’expression et la profondeur de la vie monastique et spirituelle. IL nous touche aussi par la couleur très concrète de ses  » confessions « . J’ose le mot car elles me rappellent les confidences de saint Augustin, précisément en Algérie, quinze siècles plus tôt.

L’indépendance de l’Algérie est proclamée en 1962. Monique de Chergé, née en 1912, meurt en 2001. Christian qui lui avait promis de prier pour lui, Mohamed avait répondu :  Je sais que tu prieras pour moi. Mais vois-tu, les chrétiens ne savent pas prier !

Lors d’une altercation dans la rue, Mohamed va protéger Christian de la mort. Or, le lendemain matin, Mohamed est retrouvé assassiné. Dans le sang de cet ami, j’ai su que mon appel à suivre le Christ devrait trouver à se vivre, tôt ou tard, dans le pays même où m’avait été donné le gage de l’amour le plus grand. Il est ordonné prêtre en l’église Saint-Sulpice de Paris en 1964. Plus tard, Christian de Chergé redécouvre sa vocation au cours d’une nuit mystique, une  nuit de feu , selon un terme pascalien, en plein Ramadan, le 21 septembre 1975, où se noue dans la chapelle du monastère une prière commune entre un chrétien et un musulman. Sa vie durant, il n’a de cesse d’approfondir cette foi dans une unité entre les deux religions. Il aimait commenter cette sourate du Coran :  Ceux qui sont les plus disposés à sympathiser avec les musulmans sont les hommes qui disent :  Nous sommes des chrétiens.

Cela tient à ce que ces derniers ont parmi eux des prêtres et des moines et à ce qu’ils ne font pas montre d’orgueil. De leur côté, les musulmans soufistes du groupe de prière aimaient volontiers citer les Évangiles, qu’ils connaissaient. Ce dialogue spirituel qui n’était pas à sens unique, était relié aux œuvres actives du monastère comme le soutien scolaire, l’éducation, les soins au dispensaire, les repas communs et l’amitié. Article détaillé : Assassinat des moines de Tibhirine. En 1993, la veille de Noël, un groupe armé fait irruption dans le monastère quelques jours après l’assassinat de douze Croates à trois kilomètres de là.

Plus de deux années plus tard, dans la nuit du 26 au 27 mars 1996, un groupe d’une vingtaine d’hommes armés se rend au monastère à 1h45. Un message qui serait signé GIA annonce que les moines ont été égorgés le 21 mai 1996. Mais en raison de l’abondance de faux communiqués du  GIA  et de l’infiltration de ce mouvement par la sécurité militaire algérienne, le doute subsiste quant à l’identité des responsables des meurtres. Les circonstances de la mort de Christian de Chergé et des moines de Tibherine font l’objet d’une controverse avec les autorités algériennes. Christian de Chergé a voulu laisser la trace de ses motivations profondes au cas où il serait victime du terrorisme. S’il m’arrivait un jour – et ça pourrait être aujourd’hui – d’être victime du terrorisme qui semble vouloir englober maintenant tous les étrangers vivant en Algérie, j’aimerais que ma communauté, mon Église, ma famille, se souviennent que ma vie était DONNÉE à Dieu et à ce pays Et toi aussi, l’ami de la dernière minute, qui n’auras pas su ce que tu faisais, oui, pour toi aussi je le veux, ce MERCI, et cet  A-DIEU  envisagé pour toi. L’exil est aussi la  dernière place  au banquet de l’évangile selon l’esprit de Charles de Foucauld.

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