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Divers adjuvants sont ainsi couramment utilisés par les fabricants de vaccins pour  surstimuler  le système immunitaire, afin d’augmenter la réponse à un vaccin. Quand, avec la réaction de floculation, il disposera d’un procédé commode et rapide de dosage in vitro de l’antitoxine il sera à même de quantifier cette augmentation. En 1923, Gaston Ramon démontre que la toxine diphtérique qui a subi l’action simultanée d’une petite quantité de formol et de la chaleur, se transforme en un dérivé inoffensif mais conserve intact son pouvoir vaccinant. Or cette anatoxine est un produit chimiquement très pur qui a un pouvoir journal de Chimie Medicale, de Pharmacie, de Toxicologie (5) PDF limité.


Il instaure ainsi le principe des substances adjuvantes et stimulantes de l’immunité, technique qui permet d’obtenir des sérums plus riches en antitoxines en joignant au vaccin une substance irritante pour les tissus. En 1937, remarquant que des animaux infectés par la tuberculose avaient parfois des réactions marquées lors d’une vaccination subséquente, Jules T. Dans les années 1940 on distingue deux familles d’adjuvants, ceux à base d’alun, et ceux plus récemment développés à base d’émulsions huileuses. Les années 1940 à 1970 verront la généralisation et la mise au point de ces deux familles d’adjuvants et la mise à jour de leurs limites. Les saponines, dont les propriétés adjuvantes ont été mises en évidences par Ramon, sont redécouvertes lorsqu’elles s’avèrent utiles au vaccin contre la fièvre aphteuse. Il existe aussi une controverse à propos de l’innocuité de certains de ces motifs moléculaires associés aux pathogènes, ou quant aux risques de problèmes auto-immuns pouvant être induits par ce type de thérapie. L’efficacité thérapeutique de beaucoup de modificateurs biologiques de réponse est liée à leur caractère immunoadjuvant antigène-spécifique.

Ce sont surtout les vaccins inactivés qui ont besoin de tels adjuvants. De nombreuses substances endogènes sont des immunostimulants non-spécifiques. Selon les auteurs de ces articles, une quantité suffisante de DCA dans le corps humain serait signe de bonne santé du système immunitaire non spécifique. Ces derniers permettent de diminuer les coûts de revient des vaccins, ou d’en produire plus rapidement une quantité plus importante avec une substance vaccinante qui ne serait disponible qu’en quantité restreinte. Il existe de multiples classifications des adjuvants notamment en fonction de leur mode d’action et de leurs effets sur la réponse immune, ce qui s’avère toutefois arbitraire et compliqué. Les adjuvants possédant souvent plusieurs propriétés, d’ailleurs imparfaitement connues, le classement le plus simple se faits sur la base de leur espèce chimique et de leur origine.

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