Joseph II : Serviteur de l’Etat PDF

Pourtant, ces hommes de foi ne sont pas à l’abri d’une rencontre amoureuse qui les oblige parfois à vivre dans le mensonge pour ne pas risquer de perdre leur ministère. La relation amoureuse que j’entretiens dynamise ma façon d’être joseph II : Serviteur de l’Etat PDF et me rend plus attentif aux autres.


Lorsqu’il accéda au trône, Joseph II (1741-1790), fils de l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche, se lança dans une vaste politique modernisatrice qu’il avait mûrie durant le règne de sa mère. En butte à la résistance de l’aristocratie et du clergé qui imposèrent des limites à son oeuvre aux aspects multiples, il mena à bien ses réformes dans le domaine de la culture : il mit fin à la censure ecclésiastique, ouvrit Vienne aux idées des Lumières, accéléra les progrès de la scolarisation, imposa un édit de tolérance qui donna un statut social aux protestants et aux juifs, parvenant malgré tout à ne pas se brouiller avec le pape. De plus, il abolit le servage et créa l’administration nécessaire au gouvernement de son empire, posant les bases de l’essor économique que connaîtra l’Empire austro-hongrois au XIXe siècle.
Personnage peu étudié malgré la fascination qu’il exerça sur ses contemporains et sur la postérité, notamment au XIXe siècle, Joseph II nous est rendu accessible par Jean Bérenger qui s’est appuyé sur la correspondance qu’il entretenait avec son entourage, écrite le plus souvent dans un excellent français. Cet ouvrage novateur nous présente enfin ce monarque à la lumière tant de ses échecs que de ses réussites que leur portée tardive avait dissimulées au jugement de ses contemporains.

Professeur émérite à l’université de Paris IV-Sorbonne, Jean Bérenger est spécialiste de l’histoire des pays d’Europe centrale à l’époque moderne. Il est l’auteur, chez Fayard, d’une biographie de Turenne (1987) ainsi que de l’Histoire de l’Empire des Habsbourg, 1273-1918 (1990).

Depuis plus de quinze ans, ce prêtre catholique vit une relation secrète avec sa compagne. Dans sa paroisse de l’est de la France, il célèbre la messe et prie chaque jour mais n’implore ni pardon, ni miséricorde. En France, le nombre de prêtres ne cesse de baisser : ils sont actuellement près de 14 000 hommes de foi dont la moyenne d’âge est de 70 ans. Pour environ cent ordinations, quinze à vingt prêtres décident de quitter le ministère, chaque année. Ils seraient aujourd’hui quelques centaines de prêtres en France à vivre une romance, tous tiraillés entre leur engagement vis-à-vis de l’Eglise et leur amour pour une personne singulière. Face à cette  discipline  ecclésiastique du célibat, certains prêtres gardent le silence sur leur relation avec une compagne ou un compagnon. De son vivant, mon ami n’a jamais souhaité quitter le sacerdoce, regrette Dominique Venturini, 89 ans.

Il considérait qu’il avait pris un engagement vis-à-vis du Christ qu’il ne pouvait trahir. Amante d’un prêtre pendant quarante ans, Dominique Venturini a vécu cette relation dans la clandestinité pendant toute sa vie. Les femmes n’osent pas révéler leur histoire, de crainte que certains fouillent dans leur vie et découvrent l’identité du prêtre avec qui elles entretiennent une relation, explique-t-elle. Elles se sentent seules et ont le sentiment que leur amant souffre moins qu’elles puisqu’il est entouré de ses paroissiens et vit de sa passion pour Dieu. Aux yeux de Mgr Podvin, le porte-parole de la conférence des évêques de France, la renonciation au célibat n’est pas cohérente. Quand l’Eglise reçoit des candidats au sacerdoce, elle leur dit bien qu’ils seront appelés à être célibataires et elle les y prépare longuement puisque la formation d’un séminariste est de l’ordre d’une dizaine d’années, selon son âge à l’entrée , tient-il à rappeler. Mais le père Gabriel, qui garde le secret sur son idylle, n’est pas de cet avis.

Le célibat des prêtres vu par les séminaristes de Saint-Sulpice from Emeline Wuilbercq on Vimeo. Je comprends les jeunes qui embrassent une cause avec enthousiasme et veulent se donner tout entier à Dieu mais, à quarante ans, certains réalisent qu’ils ont une sexualité et sont en porte-à-faux , relativise Dominique Venturini. Lorsque les prêtres font la découverte personnelle et intérieure de l’amour, ça les bouleverse , ajoute Jean Combe. Benoit Magne-Pingeon, 48 ans, en a fait l’expérience. L’évêque s’est chargé de donner sa version des faits lors de la messe suivante. Je n’ai pas pu dire au revoir à mes paroissiens , regrette-t-il. J’ai reçu des messages de soutien.

Lui n’a pas eu beaucoup de temps avant de devoir se construire une nouvelle vie. Une fois libéré de sa culpabilité, Benoit Magne-Pingeon a pu vivre son amour en toute liberté mais ce changement radical, de la prêtrise à la vie de profane, n’a pas été facile. Mais lorsqu’on a plus de 40 ans, sans diplôme et sans expérience, c’est très compliqué , assure-t-il. La raison pour laquelle ma décision n’est pas encore prise est avant tout financière et professionnelle, confie-t-il. Quand un homme a pu compter toute sa vie sur l’aide de l’Eglise et des paroissiens, il n’est pas évident de devoir se construire sans leur appui. Le ministère est confortable : les prêtres ont leur salaire, leur maison, le chauffage. La vérité rend libre, assurait saint Jean dans l’Evangile.

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