Introduction aux cindyniques PDF

On dit qu’une situation ou un élément qui introduction aux cindyniques PDF du danger est cindynogène. La cindynogenèse désigne la production de danger. On parle aussi de cindynométrie comme synonyme d’évaluation des risques selon une probabilité d’occurrence et d’une gravité reconnue à un danger.


L’espace épistémique correspond à la dimension des modèles élaborés à partir de faits. C’est le point de départ pour le réseau pour l’établissement de modélisations à partir des banques de connaissances. L’espace téléologique correspond à la dimension des objectifs. Ce sont les buts explicités de chacun des réseaux impliqués dans une situation considérée.

L’espace déontologique correspond à la dimension des normes, des lois, des règles, des codes et des standards. Ce sont les règles du jeu que les réseaux s’imposent ou acceptent. L’espace axiologique correspond à la dimension des systèmes de valeur. Ce sont ces systèmes de valeur qui président et déterminent les composantes comportementales des individus face au risque. Les espaces épistémiques et statistiques relèvent principalement d’approches techniques dans le champ des  » sciences dures « . Les espaces déontologiques et axiologiques correspondent au champ des sciences sociales. L’espace téléologique est censé éclairer les buts de chaque champ, social et scientifique et d’assurer une cohérence entre eux.

En combinant ces espaces, il est possible de proposer des domaines d’étude ou de réflexion fréquemment abordés dans les sciences du danger. Par exemple, la question du retour d’expérience est aussi celle de la combinatoire entre l’espace mnésique ou statistique et l’espace épistémiques, autrement dit entre l’espace des faits et celui des modèles. Finalement, l’étude des dangers résulte de la combinatoire ou de l’association de l’état des lieux de chacun des espaces en relation avec chacun des réseaux ou groupes d’acteurs qui les composent. Les déficits systémiques cindynogènes, les déficits de systèmes cindyniques, les contradictions entre les dimensions de l’hyperespace, les dissonances entre les réseaux ou les groupes d’acteurs concourent à la fabrication de dangers. Certains cindyniciens proposent une typologie des dysfonctionnements des systèmes porteurs de risques. Ils définissent trois types de déficits : les déficits culturels, les déficits organisationnels et les déficits managériaux. Nous avons tout prévu, pensé, calculé, etc.

Rien ne vous autorise à douter de nos compétences en matière de prévision et de prévention. La culture de non-communication : Ce peut être le résultat de nombreuses causes : barrières linguistiques, barrières culturelles, déficit de dialogue, déficit de compréhension, déficit d’information, etc. La culture nombriliste : Cela correspond à tous les défauts d’ouverture d’un réseau vers d’autres réseaux. C’est souvent associé à la culture d’infaillibilité.

La subordination des fonctions de gestion du risque aux fonctions de production ou à d’autres fonctions de gestion créatrices de risques : Autrement dit la prévalence des critères productivistes sur les critères de santé et de sécurité. Ste Odile, esters de glycol, Erika, etc. Gageons que la faute inexcusable et l’obligation de résultats sauront changer cet état d’esprit. L’absence d’un système de retour d’expérience : C’est le déni de tous les avertissements que l’on peut recevoir en matière de dangers et de risques autant dans son propre système, que dans les systèmes extérieurs équivalents ou utilisant des techniques identiques. L’absence d’une méthode cindynique dans l’organisation : Normalement, ce déficit devrait ne plus exister au moins dans les entreprises, par exemple, du fait de la mise en place du document unique.

Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir en matières de risques majeurs naturels ou technologiques, même si des avancées ont été faites. L’absence de planification des situations de crise : Cela est le plus souvent le résultat de la prévalence des systèmes productivistes sur les systèmes de sécurité. Un exercice d’évacuation incendie n’est jamais regardé à la lumière de vies sauvées, mais à celle du déficit de productivité. Le principe de relativité qui énonce que la perception des dangers est relative à la situation et à l’acteur qui la perçoit. Le principe de conventionalité qui énonce que les mesures du risque sont subordonnées à des conventions passées ou implicites entre les acteurs. Le principe d’ambiguïté qui énonce que les cinq dimensions de l’espace de danger ne peuvent jamais être totalement et parfaitement définies et que c’est le travail du préventeur de faire en sorte que le flou qui règne soit gommé.

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